‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 28 sur 192 · RATE · texte numérisé non relu

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tion des sources ou des traditions qui ont été connues et utilisées par le quatrième évangéliste? ;

5° Le pro blème de la composition

C’est celui qui a été le plus discuté dans ces dernières années sans que l’on puisse dire qu’un accord se soit réalisé. Des discussions qui ont eu lieu il est possible, croyons-nous, de dégager quelques principes qui pourraient guider les. études ultérieures. Il faut d’abord écarter l’idée que l’évangile pourrait être une simple compilation, une juxtaposition de morceaux disparates assemblés au hasard. Il faut renoncer à la tentation d’y pratiquer une distinction de sources comme celle qui a pu être faite pour certains livres de l’Ancien Testament et qui nous mettrait en présence de documents cohérents intégralement reconstitués. Le rôle des rédacteurs,

1. C’est à l’étude de cette question que sont consacrées nos diverses publications sur le quatrième évangile : Les sources … du récit johannique de la passion, Paris, 1910 ; Les sources des récits du quatrième évangile sur Jean Baptiste, Rev. de théol. et des quest, relig., 1911, p. 12 s. ; Le rejet de Jésus à Nazareth, 2. N.T, W., XII, 1911, p. 821 s. ; Notes d'histoire évangélique, | TIT, La venue de Jésus à Jérusalem pour la fétê des Tabernacles, R. H.R., t. LXXXTIII, (1921), p. 123-162.

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dans les livres du Nouveau Testament, ne se réduit jamais à celui de “HOplés Se >

teurs.

Quelle que soit la divan et la nature a matériaux sous-jacents, il ne faut pas méconnaître l’unité profonde du quatrième évangile : unité d’inspiration, de pensée, de style et de langue !. Dans l’appréciation des incohérences,

des sutures et des contradictions qu’on relève. dans le récit johannique, il faut tenir compte du

caractère général du livre, de sa logique propre,

très différente de la nôtre, de son esprit mysti-.

que, de son but essentiellement religieux et dog-

matique et très indirectement seulement narra-

tif et historique. | | Il convient de soigneusement distinguer deux

problèmes qui ont été trop souvent confondus dans ces dernières années, le problème histori-

que de la valeur des traditions utilisées par

lPévangéliste et celui de la composition de son

livre. La question de savoir quels documents, sources écrites ou traditions orales, ont été utilisés pour la rédaction de l’évangile est absolument indépendanté de la question de savoir par qui ils ont été mis en œuvre, si c’est en une fois,

1. En. Mever (Ursprung, I, p. 316, 321) a insisté avec force sur cette unité relative du quatrième évangile.

par un auteur unique ou à diverses: reprises et.

par une:série. de rédacteurs successifs ON

L'analyse qu’il convient de faire du quatrième ds

évangile ne doit être dominéé par aucun principe p-

a priori. I n’est pas légitime d'affirmer, ainsi que l'ont fait Wellhausen et Schwartz d’un.

côté, Spitta .de l’autre, qu il faut dégager une

: Grundschrift originale et parfaitement cohérente; . peu importe qu'avec les gone on y voie une __ . œuvre d'imagination ou qu'avec le second on y | . trouve une relation historique. Il faut se garder Li. aussi d'affirmer que cette Grundschrit est radi- __ calement indépendante de la tradition synop- - tique et que, par conséquent, tout ce qui, dans le quatrième évangile, est en contact ou en rot à ES ie avec cette tradition doit être considéré comme : 2 % "M :üne déformation secondaires DE ER RREESSS h. 3 . £ # £n | * ME à à > 2e É < , AS a JS PA | : LE re HO

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