L'APÔTRE JEAN
. de Prochore, sensiblement plus jeune, puisqu il
aurait été écrit au quatrième ou au cinquième siècle ‘.
Zahn, dans ses Acta Johannis, s’est efforcé de
montrer que les rédacteurs de ces documents avaient disposé de bonnes traditions ?. La chose
ne-doit pas être théoriquement niée mais on peut
douter qu’il soit possible de tirer quelque renseignement historique d’œuvres dans lesquelles
l’imagination créatrice de légendes s’épanouit si librement. Au reste, la date tardive de l’appari-
tion de la tradition éphésienne et le fait qu’elle est née sans doute à la suite d’une confusion entre lPapôtre: Jean et son homonyme le presbytre, ôte toute vraisemblance à l hypothèse de matériaux historiques utilisés par les auteurs des actes légendaires de Jean.
Dans ces conditions il n’est pas utile d’analyser iei ce cycle de traditions qui comprend des éléments fort disparates, voire même con-
tradictoires, comme la légende de Jean sor-
tant précipitamment d’un établissement de bains pour ne pas s’y trouver en même temps que
1. Entre 400 et 600, d’après ZAHN (A. Te p. LIX), dans la. première moitié du v® siècle, Ha Lrpsius (Apokr. Apostelgesch., I, p.406).
2. Il a modifié son point de vue dans la suite : 6. K. II, p.856 s. Forsch., VI, p.145.
ne ‘suprême 1 « va ee noue aimez-vous Free runs les autres. » DES EU Quelque profitable et intéressante que puisse | D être, à d’autres égards, l’étude de la. légende
johannique, elle ne peut rien nous apprendre ni 2: sur l’apôtre, ni sur EPEARETE te porte son nom. 2 CA
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