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"LE QUATRIÈME
Selium des Toninne. Bonn, 1820, 3 1840- 1843). Cet auteur qui devait plus tard faire de larges concessions aux points de vue de Strauss et de = Bruno Bauer, se montra, dans les deux premières éditions de son commentaire (1820, 1824), parti- san décidé de l’authenticité. Aucun défenseur de la tradition n’exerça cependant, dans le second quart du xix® siècle, une influence comparable à celle de Schleiermacher. Les raisons qui déterminèrent son jugement furent surtout d’ordre théologique et philosophique. Le Christ | synoptique et le Christ johannique ne sont pas, d’après lui, plus inconciliables que le Socrate de Platon et celui de Xénophon et surtout on ne pourrait, pense-t-il, comprendre la naissance et le développement du christianisme avec le seul
Jésus des synoptiques sans le Christ spirituel de Jean.
que PauLUuS (Heidelberger Jahrbücher, 1821) qui soutint qu'il convenait de distinguer entre l’auteur de l’évangile et le témoin dont il utilise les récits, RETTIG (Ephemerides exegetico-theologicæ, 1824) qui prit position contre l’authenticité, et REUTER- : . DAHL (De fontibus historiæ Eusebianæ, 1826) qui se prononça contre le séjour de Jean à Ephèse. 3
1. Reden über die Religion, 1831, Einleitung in das Neue - Testament (posthume), 1845. Sur les travaux de Schleiermacher relatifs au quatrième évangile, voir J. CoNrapr, Schleiermacher’s Arbeit auf dem Gebiet der neutestamenttichen Einleitungswissenschaft, Leïpzig, 1907, p. 55-60.
ées par Pan pection des Probabilia fut tel que authenticité du quatrième évangile parut plus | assurés que jamais. Bretschneider lui-même
(Einige Anmerkungen , TZCHIRNERS Magazin R 3 æ se chr. cree 1824, TL, P. He se > déclara
félicita ie provoqué une ation de 08 ” rautheutiaié de:Fé évangile plus rigoureuse que celles qui avaient été données jusque-là. Il io “É s était, disait-il, pas proposé d’autre but en écrivant les Probabilia.
LE Jusqu’ en 1835 la thèse de l’authenticité ah pour ainsi dire, cause gagnée. On doit noter seulement que de Wette (Einleitung in die kanomischen Bücher des Neuen Testaments, Berlin, 1826), tout en penchant du côté de l’authenticité, reconnaît qu’elle ne peut être rigoureusement démontrée. Dans la suite — et jusqu’à la cinquième édition de son Introduction qui est de 1848 — il devait prendre une position de plus en plus favorable à la tradition. É L'opinion unanime entre 1820 et 1836 trouve son expression dans l’Introduction au Nouveau . Testament de Credner (Halle, 1836, p. 208) qui déclare que, « même en l’absence de toute tradià extérieure, on pourrait affirmer » ane « l'au-,
être que l’intime ami P Jen ni + peut ét que ce Jean qui reposait sur lé sein de Jésus, qui. était au ie de la croix, que son ue à | re L
à Au cal où Credner s ’exprimait ainsi, la <4% Ê te ‘thèse de l'authenticité et de l’historicité des “es évangiles allait subir un nouvel. CE formidable 4 - assaut. En 1835-36 paraissait la Wie de Jésus, Ro. Fe = David-Friedrich Strauss?. La théorie du mythe. était appliquée aux récits johanniques comme aux récits synoptiques, en.outre, Strauss mon- : | trait dans le quatrième évangile une tendance #4 Fe dogmatique très nette qui choisit, crée et groupe. De . les matériaux. La prédominance de cet élément ”
PET fe
FAADE URSS AC 1. Plus tard, Credner devait se rallier à des vues semblables | HU
à celles de Baur. ë. e.
2. Das Leben Jesu, Tübingen, 1835-36, °1836, 11838- -39, 11H40, A te * La Pre de Jésus, de STRAUSS, a été traduite en français par ë Lirrré (Paris, 1840). Sur Strauss, son œuvre et les discussions qu’elle a provoquées, voir SCHWEITZER, Geschichie ge Lebens Jesu-Forschung ?, Tübingen, 1918, p. 69 s.. ù
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que et Aoetiie d’une part, l’influence d’idées grecques de l’autre, conduisent Strauss à assigner le quatrième évangile à un stade de l’évolution plus avancé que les synop-
tiques et à lui reconnaître une moindre valeur historique. Aussi, rompant avec les opinions
courantes, refuse-t-il de reconnaître comme valable le cadre dans lequel le quatrième évan-
gile enferme le récit de la vie de Jésus. En un
certain sens, la théorie de Strauss est le contrepied de celle de Schleiermacher : le quatrième évangile est rejeté comme le plus mythique et le: plus théologique au lieu d’être glorifié comme le plus spirituel.
La Vie de Jésus de Strauss provoqua une véri-
table levée de boucliers. Le point de vue tradi- =" tionnel fut défendu entre autres par de Wette (Kurzgef. exeg. Komm. z. N. T., Leipzig, 1886),
par Neander (Das Leben Jesu Christi, Hamburpg, 1837), par Tholuck (Die Glaubwürdigkeit der
evangelischen Geschichte, Hamburg, 1837), par Gfoerer (Geschichte des Urchristentums, IL, Stuttgart, 1838), par Hase (Leben Jesu*, Leip-
zig, 1840). Devant l’orage, Strauss, un moment,
: parut céder. Dans sa troisième édition (1838-39)
il se montra moins convaincu de l’inauthenticité de l’évangile johannique, puis il se ressaisit et,
; dans la préface de sa quatrième édition (1840),
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Bearbeitungen des Lebens Jesu, St. u. Kr., 1840, ss p. 763-770) qui voulurent distinguer dans le
allant plus loin que Strauss lui-même, soutint 2
Psième: .
Certaines des idées de Strauss furent reprises par Weisse? et par Schenkel (Ueber die meuesten
quatrième évangile des éléments primitifs et des éléments secondaires et par Lutzelberger Die kirchliche Tradition über den Apostel ea :
und seine Schriften in ihrer Grundlosigkeit nachgewiesen, Leipzig, 1840) qui soutint que toute l’ancienne tradition ecclésiastique était sans valeur ét que l’évangile avait été écrit dans le 2. second quart du second siècle. AE
Les vues de Strauss furent renouvelées en 1840 par Bruno Bauer (Kritik der evangelischen Geschichte des Johannes, Bremen, 1840) qui,
1. Plus tard, il modifia encore ses vues pour se rallier aux 42 : +3 thèses de Baur.
2. Die evangelische Geschichte Rnb und philosophisch bearbeitet, Leipzig, 1838. Un peu plus tard, ALEXANDER à = SCHWEIZER (Das Evangelium Johannes nach seinem inneren Werth und seiner Bedeutung für das Leben Jesu, Leipzig, 1841) soutint une thèse analogue. Weisse fut combattu par FROM- MANN (Ueber die Aechtheit und Integrität des Evangeliums Johannis mit besonderer Rücksicht auf Weiszes évangelischer Geschichte, St. u. Kr., 1840, p. 853-980). ; RE
homme comme tot a de Re absoe de la ‘thèse de authenticité, fit, dans la troi-.