H.-J. HOLTZMANN, Das Verhälinis des Johannes zu Frhas
tius und Polykarp, Z. f. wiss. Th., 1877, p. 187-214; DIETZE,
Die Briefe des Ignatius und das Johannesevangelium, St. u. Kr., 1905, p. 563-608 ; H.-J. BarpsLey, The testimony of Jgnatius and Polycarp to the writings of st. John, Journ. of th. St., 1913, p. 208-220 ; W. Sorrau, Die Reden des vierten Evangeliums. Kannite Toni das vierte Evangelium oder Teile desselben ? 2. N.T. W., 1915, XVI, p. 49-55.
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Jésus-Christ qui est sa eroix » (C£. Jm, 12,82). Magnésiens, 8,2 : « Car il y a un seul Dieu qui
s’est révélé par Jésus!tChrist, son Fils, qui est
le Logos qui émerge du silence (ärd cuye der “à qui, en toutes choses, est agréable à seu qui l'a envoyé » (Cf. Jn., 1,16-17 ; 5,19.80 ; 8,28 ; AT 3-7)!. Rom., 7,1: « Le prince de ce * mohdes # veut me dépouiller,.… l’eau qui vit et qui parle d
en-moi dit : Viens auprès du Père... Je veux le LEE
pain de Dieu qui est la chair de Jésus-Christ, de la race de David, je veux le breuvage quiestson sang, l’agape incorruptible » (CF. Jn., 4,14 ; 6,51-54.57% 7, 37-89 ; 14,80 ; 16,28). Philadel- . phiens, T1: € L'esprit ne trompe pas car il vient \ ne de Dieu, il sait d’où il vient et où il va » (Cf. Ing
3,8). Même là où il n’emploie pas d’expressions qui rappellent directement celles du quatrième évangile, Ignace paraît tout nourri de la pensée i ohannique, ainsi que le prouve le rôle que jouent chez lui les notions de chair, d’esprit, d’envoi, de venue, de manifestation du Christ, de vie, de mort, de foi, d’amour?. La personne du Christ
1. On peut ajouter que, dans Smyrn., 1,2, il est parlé de Jésus cloué à la croix, ce qui n’est pas dit dans les FAUNE mais seulement dans Jn., 20, 25: 27.
. 2. Voir là-dessus les articles cités. de BARDSLEY, de DrEeTzE cet aussi E. von DER GoLrz, Ignatius von Antiochien als Christ und Theologe, Leipzig, 1894, T,. U., XII, 8.
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chez les autres pères apostoliques, ce qui pour- ; rait s’expliquer par l'influence du quatrième
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Un contact. existe donc entre la penséé- è
D d’Ignace et la théologie johannique, : mais de quelle nature est-il. ? La dépendance du qua- | trième évangile à l'égard d’Ignace doit être | écartée parce qu’une formule comme celle de Magnésiens, 8,2 (le Logos. émanant du silence) frise le gnosticisme et témoigne d’une christologie sensiblement plus évoluée que celle de l’évangile. On ne peut cependant pas dire avec Abbott (art. Gospels, E. B., IL, col. 1830), qu’un auteur qui aurait connu l’évangile ne pourrait
e . avoir employé une telle formule. - Le fait que
dans Smyrn., 8,2, Ignace i invoque pour établir la réalité matérielle de la résurrection de Jésus, non pas le passage Jn., 20, 27 (ou Le. 24,89),
mais un évangile apocryphe?, paraît difficilea. ment ‘compatible avec ne An + influence