L’évangile des Hébreux, déve Jérôme, à viris il
Pro ondEt du arène évan ngile! 3 En résumé, l'influence des idées johanniques paraît indénia-
ble. La non-utilisation des faits rapportés par l'évangéliste même là où il semblerait . naturel
qu’'Ignace les rome, en est rendue plus frap-
pante. Soltau a émis l'hypothèse d’une source .
des discours johanniques qu’Ignace aurait connue à l'exclusion. des récits. Malheureusement
l’analyse critique sur laquelle repose sa théorie paraît bien arbitraire. Ignace n’aurait- il pas vu, “dans le quatrième év angile, un livre de doctrine plus qu’un livre d’histoire et ne s'est-il pas plus ou moins désintéressé des sources écrites en
ce qui concernait la tradition des faits ? Il Re. ps bien alors un témoin — et le premier témoin
précis — de l’existence du quatrième évangile ?.
Si l’on n’adoptait pas cette conclusion, Ignace attesterait sinon l’évangile tout entier, du moins, sous une forme ou sous une autre, un de ses élé-
ments essentiels ; il ne serait en tout cas pas fort éloigné du milieu où il a vu le jour.
Polycarpe, de qui l'épitre aux Philippiens
TL. ABBOTT, ‘art. Cp E. B., II, col. 1830 ; JACQUIER,
Le N. T. ds. VEgl. chr., I, p. 49. |
k 2. L'utilisation du quatrième Te par Ignace est admise par ZauN, (GNKAT, p. 905 ; LerrozDT, G. K., I, p. 122 ; STAN- TON, 1, p. ‘19; DieTzE, BARDSLEY, BURNEY, (p. 130). Eos (p. 7) la considère comme possible et même probable,
Von res que A peu postérieure 2 aux: pue d’Ig: connaît la première et, sans doute, aussi la seconde épître de Jean. Il dit en effet, d’une £ manièré qui rappelle directement ta In. 4,8 et - II Jn., 7, que celui qui ne confesse pas Jésus» ? #2 Christ venu en chair, est l’Antichrist (7,1). Ce” . n’est sans doute pas là une preuve mais c’est au moins une forte présomption qu’il ait connu aussi l’évangile (CE. HARNACK, Chronologie, Fe p. 658). à «7:
Il y a, au premier abord, entre l’é dpitre. de Bar:
- nabas (qui date sans doute de 130 environ) et le
quatrième évangile, des contacts assez frap- -
: pants'. Dans 6,6 le passage Ps. 22,18 est appliqué au partage des vêtements de Jésus comme
dans Jn., Fo 24. Dans 7,9 il est question dü
Christ percé comme dans Jn., 19, 87. L’expres-
sion vivre éternellement se trouve assez fré— quemment chez Barnabas (8,5 ; 9,2; 11,10). Au début du chapitre 11, Barnabas associe l’eau,
c’est-à-dire le baptême, à la croix, cela fait penser
à Jn., 19,34. Enfin il développe une comparaison |
entre le serpent d’airain et la croix (11, 11-12,5
cf. Jn., 3,14). Aucun de ces rapprochements
n’est bien significatif. Deux auteurs ont pu être amenés indépendamment lun de Faure, à
1. H.-J. HOoLTZMANN, Barnabas und Johannes, Z. f. zwiss. Th., 1871, p. 336. D vs:
Eee:
y parler de Jés ésus percé et à appliquer au partage | des vêtements le passage du Ps. 22. L’emploi du ‘terme de vie éternelle n’a rien de très parti-
culier. Quant aux deux analogies qui paraissent
plus précises, si l’idée fondamentale est la même, nu elle est développée de deux manières très diffé-
rentes. Une conclusion négative doit donc être :
expressément formulée. Il n’y a pas de preuve : ;
que l’auteur de l’épître de Barnabas ait connu le quatrième évangile, et même il est tout à fait invraisemblable qu’il l'ait lu. EN
I ya, dans le Pasteur d’Hermas 1, PR CHR qui s’inspire directement de la première épître
8,1, afin que l'esprit que Dieu a fait habiter en.
de Jean (2,27) : « Aime la vérité, lit-on, Mand.,
cette chair soit reconnu véridique.… car le Sei-. |
gneur est véridique en toutes ses paroles et il
n’y a point de mensorge en lui. »
__ L’homélie connue sous le nom de seconde wi ‘épître de Clément (130/140), paraît connaître l’évangile, en particulier la déclaration fonda-
mentale du prologue : « Le Logos est devenu
chair (1,14). » Elle semble s’en inspirer quand elle dit : « Christ, le Seigneur qui nous a sauvés,
étant d’abord esprit, est devenu chair (9,5). »