LARFELD (p. 176) a pensé que la notice d'IRÉNÉE (Ado
haer., III, 1,1 ; EUSÈEE, HI. E., V, 8, 2-4) sur l’origine de Jean æ provenait de ous comme les notices relatives à Matthieu GEL NU Le - à Marc données dans le même passage, C’est une hypothèse , :
contre laquelle on peut faire valoir la différence d’étendue des. SE AO (cf. CorssEN, Z. N. 7. W., II, 1901, p. 223). V0 08
évangile type qui pourrait bien avoir été l’évangile de Jean (cf. 1, p.180s.)!
À ces considérations viennent s ajouter quelques arguments ri qui ne SPA pas sons valeur. 07" 1 . Dans les Solutiones : in IV Evangelia de VS ménien Vardan Vardapet (xrre siècle), cités par Conybeare*, figure une explication relative à . Paloëès apporté par Nicodème et Joseph d’Arimathée pour la sépulture de Jésus (Jn., 19,39). Cette explication est donnée comme venant du
Eusèbe ne répond pas à celui que l’on rencontre .. couramment. Cet ordre est le suivant : André, : Pierre Philippe, Thomas, Jacques, Jean, Mat-
A PME SCHWARTZ, Ueber den Tod, P. 23 ; Lerrorpr, G. K. Z; | p. 146. »
Hat 2. Guardian du 18 juillet 1894, cf. ZAEN, G: K., I, p. 902 ; ; ; Eïinl., II, p. 460, n. 8.
oe considérés étaient comparés à un
pe C’est l’ordre dans lequel les UE figu-
géographe (Moïse de Khoren) et de Papias.. À Celui-ci commentait donc le passage Jn., 19,39.
L'ordre dans lequel les apôtres sont nommés dans le fragment du prologue de Papias cité par -
Rare différences qu’au ne de de et ae
le quatrième évangile (21, d dit «les fils de Zébé- ! dée » et que Matthieu n'y figure pas. Papias
pourrait bien avoir emprunté au quatrième évan-
gile les noms d’apôtres qu’il donne et y avoir 5 ‘ ajouté Matthieu en sa qualité es
(CorssEex, Z. N. T. PTE 1901, p. 214; Lar- FELD, P. 41).
Papias dit, dans son prologue, s'être Re k
ché à ceux qui « enseignaient les commande-
ments (rès évrokë) donnés par le Seigneur à La
foi et venues de la vérité elle-même ». On sait la place qu’occupe la notion de vérité dans le qua- * trième évangile et l'identification qui y est faite ; de Jésus et de la vérité (14,6). Il faut ajouter que la conception du christianisme comme. évrokf se | rencontre fréquemment chez Jean (11 fois dans
l’évangile et 14 fois dans la première épître) 4
(CORSSEN, Z. N.T.W., II, 1901, p. 214).
Irénée (Haer., II, 22,5. V, 86, ,2) cite, comme
venant des presbytres, c’est-à-dire très vraisem- ‘blablement de Papias, deux traditions dont
l’origine johannique n’est pas douteuse. La prés +
plus de 40 ans, est directement contredite par les
synoptiques et pourrait bien devoir son origine à deux passages du quatrième évangile, à 2,20,
mière, d’après. laquelle Jésus aurait vécu jusqu'à
ds pare son corps au au Temple et 8, 57, où que otre disent à Jésus : « Tu n° as pas encore cinquante 4 ans » (Corssen, Z. N. T. W., II, 1901, p. 214 221). La seconde est un logion (il y a plusieurs demeures chez mon Li ins vient directement A CO OP EE TT
Enfin, Heitmüller G. N. T. PA XP, 1914, . p.200) s’est demandé s’il ne fallait pas chercher aussi chez Papias l’origine de la tradition sur Ja composition de l’évangile de Jean donnée par * . Clément d’Alexandrie dans les Hypotyposes
(Eusèse, H. E., VI, 14 7) d’après « la tradition #4 des presbytres d? autrefois »,
L’énsemble des arguments qui viennent d’être; indiqués nous paraît constituer un faisceau assez fort pour que nous soyons autorisé à con- clure que Papias a connu le quatrième évangile,