‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 54 sur 192 · Mais dépendant, très vraisemblablement, d’une source · texte numérisé non relu

Mais dépendant, très vraisemblablement, d’une source

Papias. HARNACK, Chron., 7; p. 664 ; ZAHN, G. K., I, p. 900 ;

” Die Apostelschüler in der Provinz Kleinasien, Forsch., VI. * pee

D127 | 2. Codex Reginæ Suetiæ, 14. Le même argüment se trouve

dans deux autres manuscrits, Ang. 18 et Stuttg. bibl. fo 44

{x siècle), ef. SAMUEL BERGER, Les préfaces jointes aux livres

Paris, 1902 (Mémoires présentés par divers savants à l'Acadé- | mie des Inscriptions et Belles- Lettres, 11e série, t. XI, II partie), p. 59.

3, Et dans les ‘manuscrits colm. 38 (vire siècle) et compl. a (1xe-x° siècles) (BERGER, Préfaces, p.59), On trouvera ces dé textes dans WorpswOrRTH-WuitTE, , Novum Testamentum Domini nostri Jesu Christi latine, L,4, Oxonii, 1895, p. 490-

- 491, Il faut en rapprocher cètte phrase d’un prologue publié . au xvur® siècle par Cordier : brnyopeuce Td euxyyékiov T7 éauroù uaüntn Ilanix ebbrwrw + ‘Tepaxohirn (TiSCHEN-

DoRF, Ed. 8 cr. maj., I, p. 968 ; GEBHARDT-HARNACK, Patrum apostolicorum opera, I,2 (ed. maj.), Lipsiae, 1878, p. 102).

grecque, au moins pour ce qui est donné comme venant de,

de la Bible dans les manuscrits de la Vulgate. Mémoire posthume, 9

Vos it: parce qu’il Se 4 jAées opposées, fut | rejeté par Jean. Il lui avait apporté des écrits

ou des lettres de Ja part des frères qui résidaient dans le Pont » PAR Johannis pee

| corpore Ho sicut Papias nomine Pos. | | : litanus, discipulus J ohannis carus, in exotericis, | id est in extremis quinque libris retulit. Descripsit | vero evangelium dictante Johanne recte.…).

Sur quoi porte le témoignage de Papias invo-

De: % qué dans cet argument ? Plusieurs critiques pen- Le

4 sent que la citation de lui s’arrête au mot refu- - lit! On peut ‘accorder ? que ce qui concerne Mar- : cion n ’est juxtaposé au témoignage de Papias que d’une manière toute extérieure, mais en . est-il.de même de la phrase qui précède et qui est reliée par un vero à celle pour laquelle le

1. GeBnaRDT-HarNACK, Patr. Ap., I, 2 p. 108 ; HARNACK, Chronologie, I, p. 665 ; ZAHN, G. K., I, p. 899 ; Forsch., VI, p.127 ; Einl., II, p. 460 ; GurysAnR, Die Glaubwürdigkeit des nn Zeugnisses über die Abfassung. des vierten Re , - schen Evangeliums, Graz, 1904, p. 1715.

2. Malgré les observations de’ CoRssEN (Z. N. 4, W. IT, . 1901, p. 223) qui soutient qu’il n’est pas légitime, pour sauver \ Vhistoricité des données de l'argument, de jeter par dessus si

bord la partie de son contenu qui paraît | décidément indéfendable. - » |

témoignage de Papias est expressément invo- qué ? Onne peut l’admettre sans arbitraire alors

que l’idée de la composition de l’évangile du.

= vivant même de l’apôtre (ce qui est opposé sans.

doute à la composition de l’évangile de Mare

après la mort de Pierre) établit entre ces deux phrases une étroite relation organique. Le pro-

logue fatin donne done comme venant de Papias

lui-même, une tradition d’après laquelle Jean aurait dicté son évangile à Papias. Que vaut

cette tradition ? Zahn (G. K., I, p. 899) a signalé È les analogiès frappantes qu’elle présente avec le

récit de Prochore des Acta Johannis (éd. ZAHN,

p. 151 s.) sur la composition de l’évangile. Au moment où l’apôtre Jean va quitter Patmos pour retourner à Ephèse, les fidèles le supplient

de ne pas les abandonner ou du moins de leur

‘ laisser par écrit le récit des miracles auxquels il

a assisté des paroles qu’il a entendues. Après

trois jours de jeûne et de prière, l’apôtre debout et les yeux fixés au ciel, se met à dicter l’évangile

que Prochore écrit et cela dure deux jours et six heures.

L’argument et Phone rapportée par Prochore ne forment qu’un récit. Y a-t-il eu substitution du nom de Papias à celui de Prochore ou, au contraire, de celui de Prochore à celui de

É Papias ? Zahn (G. K., I, p. 899) ne croit pas

Te

pouvoir se prononcer, ns nous s semble, avec C

| sen (TU XP, p; 1165.), que la priorité doit. ‘ être en faveur de Prochore, parce que l’argu- : ment résume un récit plus complet, dont le type devait exactement répondre. à celui des Acta Johannis et aussi, parce que les mots dictante Johanne recte, obscurs dans l’argument, ‘trouvent une explication de tous points satisfaisante dans les Acta Johannis. SRE

Un premier indice positif, favorable à à la con-

naissance de l’évangile par Papias, est fourni par le fait que Papias a connu la première épître de Jean et sans doute aussi l'Apocalypse !. !, Mais comment Eusèbe, qui rapporte son utilisation de Pépître, ne mentionne-t-il pas qu ‘il a aussi connu l’évangile jugé inutile de le faire parce que l’autorité du

? On ne peut guère supposer qu’il ait

quatrième évangile n’était nullement contestée de son temps. Celle de Matthieu et de Marc ne

Pétait pas davantage. D'autre part, si Papias

avait ignoré le quatrième évangile, Eusèbe qui

1. CoRsSEN, Z. N. T. W., II, 1901, p. 218. L'utilisation de la première épître de Pierre par Papias est attestée par EUSÈBE (H. E., III, 89, 16). Celle de Apocalypse résulte du témoignage d André de Césarée (cf. BousseT, Offenb., p. 12), peutêtre aussi de ce que, d’après Eusèse, A. E., III, 39, 12, Papias appuyait son chiliasme sur la fausse interprétation de

- certains récits apostoliques. Ii n’est toutefois pas impossible

qu’Eusèbe PEUSe, ici, à des récits évangéliques. : ,

on en pas favorable. à à r'é évêque rt Hiérapolis n'au-

évangile mais qu’il ne rapportait pas de tai 0 tion sur son origine !. Ce fait, à son tour, pour-

rance complète de l’origine d’un évangile qu’il

“sur. l'origine de l’évangile et qui n'avaient pas.

vraisemblable que les. notices de Papias sur. Matthieu et sur Marc ont nettement le caractère

rait pas manqué de signaler le fait pour. diminuer par là son autorité. On est ainsi. conduit à 4 penser que Papias connaissait le: quatrième

rait être EE de deux a pr

de Re ou bien. à pourra ih avoir seed superflu de renseigner ses lecteurs. Il est peu. vraisemblable que Papias ait été dans Pigno-

utilisait. On comprend, par contre, qu’il n’en ait rien dit s’il écrivait pour des lecteurs renseignés

besoin que son autorité fut appuyée et rehaussée

par un récit des conditions dans lesquelles il 00

avait été écrit. Pr Cette interprétation A ptbit d'autant plus

de plaidoyers en faveur de ces évangiles que plu- | | ‘ex

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