‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 73 sur 192 · EU · texte numérisé non relu

EU

Dans la lettre qu’il écrivit au pape Victor, entre 190 et 195, pour défendre le droit des Eglises d’Asie à célébrer la Pâque suivant leur tradition, Polycrate d’Ephèse en vient à évo- 4

quer les titres de gloire que possèdent les Eglises NE

ment du texte se trouve aussi III, 81,3) à

nous à conservé ce passage. Polycrate y nomme

et ses filles, dont l’une repose à Ephèse. Il commet ici une confusion manifeste, le per- ne sonnage dont il entend parler étant l'évangé-.""#

LE io ne ensuite Je ean et 1e fait en «

Tr, | Rs et die CAR repose à nn ) Sont ensuite énumérés Re

Victor, 65 ans. La de Loin qu’il reproduit peut Ë

done être relativement ancienne. Il ne <PrubIe ‘

pas douteux qu’elle entende se rapporter à

| l'apôtre Jean et non à un autre personnage du

‘même nom. L’allusion faite au dernier repas de

X É Jésus ne peut laisser sur ce point aucune hési-

2 tation, elle comporte en outre une référence très précise au ART évangile. Le fait que Jean

n’est nommé qu'après Philippe et ses filles peut

s’expliquer par l'importance de la tradition

locale relative à ces personnages et rien n’auto-

x: rise à rattacher Jean seulement aux évêques et aux martyrs nommés après Jui et non à Phi-

lippe. Bousset (Offenb., p. 48 s.) observe que derrière la notice de Polycrate il y a une tradi-

tion qui faisait de Jean un prêtre, sinon un sou-

verain sacrificateur, ce qui ne peut guère être

recueillie par Polycrate se rapportait originaire-

WMr/chrétien et'le rapporter à l’épiscopat de Jean, en Asie. C'est

ment qu elle ait: ramené | l'apôtre en au rang fe de simple docteur. Il en conclut que la tradition S

ment au presbytre. Cette argumentation ne nous paraît pas décisive. Il n’est pas inconcevable que la tradition du sacerdoce de Jean puisse se rat-. tacher à quelque interprétation symbolique plutôt qu’à une tradition historique, aussi bien ne ne peut-on la retenir qu’en l’atténuant d’ une manière arbitraire puisqu’en tout cas, il n’est pas possible d’admettre que Jean — peu importe qu'il s’agisse de l’apôtre ou du presbytre — ait à été grand-prêtre. Quant à l’absence du terme . d’apôtre, a-t-elle beaucoup de portée alors que . - Polycrate s "exprime d’une manière qui indique nettement que € ’est de l’apôtre qu il veut parler ?

On pourrait expliquer plus AN IURER la ai dition relative au sacerdoce de Jean en ÿ voyant . \ Vie

1. La même observation est faite par Hosks, D-718476100 GUTIAHR (p. 99) veut entendre le terme de prêtre dans un sens

une interprétation qui est exclue par lallusion au pectoral, | insigne du grand prètre juif. >

craté | est Le. témoin d’une tradition qui Let

la fn du a siècle et pie laquelle Paps-

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