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La notice des v. 24 et 25. bat un élément rédac-
tionnel. La crainte et le respect que Paul inspire
- à Félix rappellent l'attitude d’'Hérode à l'égard de Jean Baptiste. fl faut ajouter que la formule d'introduction est gauche et trahit la surcharge
; (Lors, p. 865). La formule de conclusion n'est pas. 0e
moins surprenante : « Pour le moment va», étrange
manière de s'adresser à un homme quiestetqui reste prisonnier. Quant à l’indication, ou plus exac- : tement aux indications du v.26, leur caractère con-
tradictoire est frappant.Félix garde Paul en prison parce qu'il espère recevoir de l'argent de fur # et parce qu'il tient à se ménager la possibilité ES d entretiens avec lui; à ces deux motifs vient en-
core s'ajouter le désir de plaire aux Juifs, désir
qui est indiqué au v. 27. Comme le remarque 1 Mommsen(Z.N.T. W., 1901, P- 93) ce sont là des. motifs qui ne s’excluent pas, qui peuvent être vrais.
ou faux les uns et les autres et pu correspondent
probablement aux conjectures qu'on pouvait faire ÿ dans l'entourage de Paul pour expliquer la pre :
d ScHWARTZ ZuS ANT ETE p- 994) conjecture que Félix.
savait que Paul avait apporté des sommes importantes à Jéru-
isalem, il pouvait donc penser avoir affaire à un homme disposant de certaines ressources. : : #
longation de sa captivité. À ce titre l'indication peut provenir de la source.
Au bout de deux ans ‘, Félix est remplacé par Festus et laisse Paul en prison (24, 27). C’est là encore une notice qui peut parfaitement venir de la source, quant au fond tout au moins, car le motif pour lequel Félix aurait laissé traîner l'affaire n'est nullement nécessaire pour expliquer qu'il l'ait transmise à son successeur. On pourrait conjJecturer ou bien que le désir de plaire aux Juifs expliquait non pas que Félix ait laissé Paul en prison au moment où il quitta son gouvernement mais qu'il n’ait pas plus tôt jugé son affaire ; à moins qu'il ne faille supposer que Félix ne se soit pas borné à laisser les choses en l’état mais que, désireux de se concilier les autorités juives dont il pensait pouvoir avoir encore besoin *, il ait transmis l'affaire à Festus, dans des conditions — peutêtre avec un rapport — qui devaient l’orienter dans le sens désiré par les ennemis de l'apôtre. Ainsi s’expliquerait que l'affaire qui avait traîné en longueur ait pris, dès l’arrivée de Festus, une tournure défavorable à Paul.