Sranrox, The Gospel as hist. doc., LT p.243. — SABATIER
(L'auteur du livre des Actes... p. 220 s) croit qu'une objection
£ grave pourrait être faite à l’ignorance dela première épitre aux Corinthiens par Luc si on retenait le texte oriental du récit de
la cène dans Luce (22,20-21) parce que ce récit lui paraît être constitué par un emprunt à la première aux Corinthiens.Nous croyons, quant à nous, qu’il faut retenir le texte oriental mais nee que ce texte et celui de Paul dérivent d’une source commune. Voir là-dessus MAURICE Gocue, l’Eucharistie des origines à …
Justin Martyr, Paris, 1910, p. 408 5. 124 6.
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l'occasion de ce quo n appelle.
g Jérusalem. D’après E Actes ce serait la troi- __sième venue de Paul dans la ville sainte après
sa conversion, alors que, d’après l'épitre aux
Galates, ce n’est que la seconde. Négligeons ce
détail et tenons-nous'en à l'essentiel. Entre le récit
d’Actes, 15, et celui de Gal, 2, comme nous le verrons dans l’analyse que nous donnerons plus
loin, il y a plus que des divergences de détail, il y a une opposition radicale d’ inspiration. Les deux
récits se contredisent et il n’y a aucun artifice
d'interprétation qui puisse les harmoniser. I] n Y a, dès lors, que deux explications possibles. Les deux documents sont indépendants l’un de l’autre ou bien l’un est une rectification où une altéra-
tion de l’autre.
Il faut délibérément écarter l'hypothèse d’après. laquelle le récit primitif se trouverait dans les
Actes et aurait été altéré dans l'épître aux Ga-
lates. Cette hypothèse conduirait nécessairement
à rejeter l’apôtre Paul hors de l'histoire et à faire de toute la littérature paulinienne une énigme indéchiffrable. Les difficultés seraient autres, mais à certains égards ne seraient pas moindres, si on entendait que l’auteur des Actes connaissant le récit de l’épiître aux Galates avait entrepris de le corriger. Qu'on admette que cç’ait été pour rectifier ce: qu’il considérait comme des
grande admiration, qu'il trace de la personne et
de l’activité de l’apôtre. Il faut donc admettre
que l’auteur des Actes a été mal renseigné sur
ce qui s’est passé à Jérusalem lors de la seconde visite de l’apôtre ‘. ni ne peut done avoir connu
l’épitre aux Galates *.
En ce qui concerne l'épître aux Romains, il sufs |
fira de mentionner trois points principaux. L’auteur des Actes qui s'attache à montrer les progrès
= u ui était chère, l’une et l’autre by po= thèse sont contredites par le tableau, i inspiré évi demment par une profonde sympathie et une
de l'extension du christianisme ne dit pas que : Paul a porté l'Evangile de Jérusalem jusqu'à l'Ilyrie (Rom., 15,19.) ; il ne dit pas non plus,ceque
l’épitre aux Romains ne lui aurait pas laissé ignorer, que Rome ne devait pas être, dans la pensée de Paul, un point d’aboutissement mais le point
de départ d’une nouvelle étape (Rom., 15, 24.).
1. Il a connu probablement une tradition plus ou moins semblable à celle contre laquelle Paul polémise dans l’épitré aux Galates. 4 |
2. On conçoit que dans ces conditions, nous ne puissions attri<
buer une grande importance à un fait qui semble à WenpLaND
Urchr. Litform., p. 319) et à Loisx (p. 389 et 416) établir que
l’auteur des Actes a connu l’épitre aux Galates : c'est que le même mot se retrouve dans Gal., 1, sh (éotuv v morte PO PEN etdans les Actes, 9, 21 (ù rophsac). à
de 28, 15 sur les frérés qui aa à (é rencontre de Paul jusqu au Pur d Appius et aux Trois Tavernes.
Ni l'épitre aux Pb ee) ni les épitres aux Colossiens et à Philémon ne permettent d’infirmer la conclusion à laquelle nous avons été con- duit pour les épitres examinées jusqu'ici. Ces | épitres contiennent si peu d'indications historiques concrètes, ou bien en contiennent de si difficiles à interpréter qu'on pourrait, à la rigueur, comprendre que l’auteur des Actes, s'il les avait connues ait renoncé à les utiliser.
__ La conclusion de notre examen comporte des
Conséquences qui ne sont pas dénuées d'importance et qu’il convient d'indiquer en deux mots. ‘de abord, si le témoignage des Actes est indépendant de ANT des épîtres, ce témoignage qui sur tant de points essentiels est confirmé par les épitres en acquiert plus de valeur. En second lieu il ne paraît pas possible que le livre des Actes ait été écrit à une époque trop basse, c’est-à-dire à un moment où un homme s'intéressant, comme . le fait l'auteur, à la vie et à la personnalité de l’ apôtre n'aurait pas pu ignorer la collection de ses épitres. Les années 90-95 nous paraissent le terme
extrême au delà duquel il ne semble pas possible de descendre. +
HI. — Les œuvres px FLravius Josepe
La dépendance de l’auteur des Actes par rapport à l'historien juif Flavius Josèphe fournirait, si elle était établie, une indication intéressante sur la physionomie intellectuelle de l’auteur et, de plus, une donnée précise sur la date au delà de laquelle on ne saurait faire remonter la composition de l’œuvre de Luc'.
Dès le xvin° siècle on a noté certains parallèles et certains points de contact entre Josèphe et Luc Fe Au cours du xIx° siècle divers critiques ont incidemment soutenu que la notice des Actes sur
1. On sait, avec une précision qui dépasse ce qu’il est en général possible d’atteindre en matière d’histoire littéraire de l’antiquité, que Le De Bello Judaico a été écrit peu avant 79 ; (Scnü- RER, Geschichte des jüdischen Volkes.im Zeitalter Jesu Christ, 1 ‘-4, Leipzig, 1901, p. 79). Les Anfiquilés Juives en 93/94, la 13° année de Domitien (XX,/1,Scaürer, Gesch., 1 ?-*, p. 80). Le C. Apion après cette date (Scuürer, Gesch., I 5-4, p. 89) et l’Autobiographie après 100 (Scaürer,Gesch., 1 *-4, p. 88).
2. J.-B. Orr, Spicilegium seu excerpta ex Flavio Josepho ad Novi Testamenti illustrationem, Lugduni Batavorum, 1741; J.-T. Kress, Observationes in Novum Testamentum e Flavio Josepho, Lipsiae, 1/55.
Overbeck qui a vraiment posé pour Î
| fois le Preis des relations entre les Actes et
Sa thèse a été acceptée par Krenkel*, par Haus-
# : rath A par Renan ?, par l’auteur de Supernatural | Reli igion*, par Keim *, par Simons ‘et par Steck
rs
n fn a
4. SoNNTAG, Theudas der Aufrührer, St. u. Kr.,1837, p. 622-
652; Wresecer, Chronologische Synopse, Hamburg, 1843, p.105-
106; Beiträge zur MC tur der Bvangelien, Gotha, 1869, A p-101-104,etc.
.2.Kurze Erklärung der Apostelgeschichte, p.71. « 3. Geschichte Jesu von Nazara, III, Zurich, 1872, p. 134. 480. 4. Lucas und Josephus, Z. f. wiss. Th.,1873, p. 85s.; Noch
| éinmal Lucas und Josephus, Z.f. wiss. Th. ,1877,p. 5358.