‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 67 sur 127 · ME · texte numérisé non relu

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: En. — l AE détaillée de Ja Rs mon- trera que dans cette seconde partie l'auteur ne po pas non plus d’une manière organique mais que son récit contient des traces manifeses de composition; il est surchargé, mutilé, souvent incohérent et présentant des lacunes graves ‘sur des points cependant 1 potants pour la mar-

che des événements".

\ k 1. Quelques auteurs (C. H. Turner, art. Chronology of the New Testament, Dict. of the-Bible, 1, p. 421 ; MorraTr, Introd., .p-. 284 s., C. J. Cavoux, The chronological divisions of Acts, The Re of theol. Stud., XIX [1917-1918], p. 333-341 : B. W. Bacon, The chronological scheme of Acts, Harv.th. Rev., ‘1921, p. 137-166) ont cru‘pouvoir reconnaître dans les Actes un -plan précis qui correspondrait à des divisions chronologiques (Bacon, p. ex., distingue six périodes de 5 ans de 29 à 59) cette théorie nous paraît se heurter à deux objections décisives. La ‘première, de fond, estique le développement du récit des Actes n’est nullement rectiligne: La seconde, de forme, est qu’un auteur qui entendrait diviser son récit en périodes .de temps égales aurait donné des indications chronologiques ‘Plus précises que celles fournies par l’auteur des Actes.

du livre des Actes qui se dégage des observations

‘Formellement cette anomalie se traduit par l’ab- a

“au début du prologue, ou, avec Harnack *, que

glicher Bestandteil der Apostelgeschichte ? Leipzig, 1913 (T. DA “U. XXXIX, 1) p 38: Ë Ne

eidée Rs du caractère et de la ren

suggérées par l'examen du plan et de J'organisation du récit doit être PHP par l'étude du ju du livre.

ur se trouver de un Re

sence d'un à répondant au pèv initial ‘ On ne peut résoudre cette difficulté en disant, avec Wendt (p. 62), que toute la suite du récit répond

c'est le v. 8 du premier ‘chapitre. Ce que la struc-

1. Ce fait aété déjà reconnu par Sonor (Die Entstehung der 5 Apostelgeschuchte, Berlin, 1890, P- 51 s.) et par Gerke (Der Gin Sevrepos Xéyos des Lukas und die ‘Apostelgeschichte, Hermes : ‘1894, p. 389 s.). Il a été surtout étudié par NonDEn (p. 312 s:) ‘Voir aussi Lorsx, p. 94, et déjà Revue d'histoire et de Hs ques

“ture religieuses, 1913, p. 358. \ 2, Harwacx, Jst die Rede des Paulus in (Athôn ein arsprän-

Le début du livre des Actes D une se- "1 conde difficulté. Le prologue indique ‘que | le récit- ; Uete conduit dans He Cents livre j Re à os

Len | début des Actes, de un morceau qui es AE au prologue par une phrase lourde et maladroite, È et qui, en outre, contredit le récit du troisième 4 6 évangile au moins sur un point important. Tin de dis que l’évangile place l’ascension le jour même + de la résurrection, ou, au plus tard, le lendemain v.

matin, les Actes Ten séparent De un intervalle de quarante jours*. 4 - Entre les divers faits RARE à propos du |

2 Et des Actes il paraît évident « qu'ilyaunere lation organique et directe. Un interpolateur a dû mutiler le prologue et en faire disparaître lerse-217"04 is cond membre de phrase qui, marquant le point 2

\ 1Le difficulté n’existerait pas si on adoptait pour Luc,24, sa 51, la leçon de N° D. Aug. af it. exc. c qrf. sy". diéotn at’ | FR. aÿr&v sans l’addition de rat dvepépero eiç tov oùpavév. Cette Lee * L leçon est celle qu’adoptent TISCHENDORrF, Wesrcorr et Horr, L À 2 Benvaar Weiss, et vers laquelle penche von S0bex. Il est vi- ‘sible que c’est une correction harmonistique. Cf. Grære, Der ,Schluss des Lukasevangeliums und der Anfang der Apostelgeschichte. Eine textkritische Studie, St. u. Kr.,1888, p. 5225.

servée pr ne. et là suture se Eomarque” ‘en core dans la phrase embarrassée du verset 2 ?, Nous croyons qu’il convient de s’en tenir à <onstatation de cette mutilation du Feb l'intervention d’un rédacteur postérieur sans ten- + “ter, comme Font fait Norden sa Ha S. 4 et, à “

une OT MES

LIT. — Les MORCEAUX À LÀ PREMIÈRE AR

Certains morceaux, tree peu étendus, ; de la seconde partie des Actes sont rédigés à la première PER sans que l'emploi, de cette

#: Nous ne saurions admettre |’ hypôthèse de Va "A ‘62) Li Ve

d’après qui Luc aurait disposé, au moment de la rédaction 1€ ; des Actes, de traditions qu’il aurait ignorées lors de la compo- Dr b. sition de l’évangile. Cette hypothèse est hors d'état d'expliquer lanomalie de la structure du prologue. La même objection peut être faite à l’explication de RurGG (Die Lukasschriften und der Raumzwang des antiken Buchwesens, St. u. Kr., 1896, p.94 s.), et de quelques autres qui pensent que url a dû Po abréger’ dans l’évangile le récit de l'ascension parce qu'il n'avait plus la place de le donner au complet. Cette explica- ! tion méconnaît le fait que, si bref que soit le récit de l’évan- «20 gile, il est pettement atpieRE de celui des Actes.

ee TRE Ta compagnon FE ur Fr laine è Paul. Onne peut même pas envisager l’hypothèse * d’après laquelle le moi serait fictif et résulterait d'un artifice littéraire destiné à inspirer confiance au lecteur en lui suggérant l’idée que le récit émane d’un témoin oculaire. Si une telle fraude avait été dans les intentions de l’auteur, il aurait certainement fait de la première personne un emploi beaucoup plus large et surtout il ne se serait pas fait faute d’ indiquer clairement quelle . personnalité autorisée couvrait, d’après lui, ce « nous ». On s’est efforcé, mais sans succès, de suppléer au silence du rédacteur en cherchant parmi les collaborateurs de Paul nommés dans le livre des Actes celui qui pourrait être l’auteur des passages en nous. Timothée * à qui on a pensé doit être écarté parce qu'il fait partie du groupe qui a attendu Paul à Troas alors que l’auteur en nous est parti de Corinthe en même temps que Paul (20, 4; Wenot, p. 17). On a proposé Silas”,

1. Hypothèse adoptée, par exemple, par SCHRADER, BRUNO Bauer, Haver, cités par Ne Einl., p. 394.

2. ScuLetERMACHER, Einl. 1, d. N. T.,p. 354 (et biens. ment d’après Urricn, St. u. Kr., 1837, p. 369 s.). Hypothèse reprise plus tard par BEeyscHLAG, St. u. Kr., 1864, p. 215. 3. Scnwanseox, Ueber die Quellen der Schriften des Lukas, L, p.168 s., 265,309; VAN VLOTEN, Z. f. wiss. 71e , 1867; p. 2238; ; 1871, p. 431 s.

sonne fait défaut pour. oran tiens pendant |

lesquelles Silas était auprès de Paul. Quant à

| Titeetà Epaphrodite ils ne sont même pas nommés dans le livre des Actes en sorte qu’en ce qui les concerne, l’ attribution est purement onsEus Ce

rale.

-Dans ces conditions éteibiion donnee Ve -à Luc reste la plus naturelle ainsi que l'ont estimé

des hommes comme Harnack, Norden et Loisy.

Jamais en effet on n’aurait pensé à Luc si une

tradition n'avait suggéré son nom. Comme rien -dans le troisième évangile non plus que danses

. Actes n’était de nature à donner l’idée de l’attri-

“bution à Luc et que, d’autre part, il paraît bien

invraisemblable que les deux livres à Théophile Ex

aient été à l’origine une œuvre anonyme, il y a

tout lieu de penser que l'attribution des passages pa

en nous à Luc remonte, en dernière analyse, à l’origine même du livre (Loisy, p. 12).

Les passages en nous comprennent les mor-

ceaux suivants * :.

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