MEYER qui pense que Paul avait accepté le décret de
Jérusalem (Urspr. u. Anf., III, p. 189) reconnaît que l’attitude de Pierre et de Barnabas ne fut pas conforme à ce qu ’elle aurait dû être d’après les conventions intervenues (III, p. 424). Mais si les adversaires de Pierre s’étaient mis en con-
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l'issue du conflit; il n’est pas nécessaire de supposer, comme le fait Loisy (Actes, p. 609), que Paul ait voulu la taire parce qu’elle ne lui avait pas été entièrement favorable, son attitude n'ayant pas été approuvée par l’Église d’Antioche. Le récit tourne court parce que en reprodüisant son apostrophe à Pierre, Paul glisse insensiblement à une tractation directe du problème’et perd ainsi de vueson point de départ. Le livre des Actes supplée, en quelque mesure, au silence de l’épître quand il parle de la divergence de vues qui se produisit entre Barnabas et Paul au.sujet de Jean-Marc que le premier voulait et que le second ne voulait pas prendre comme collaborateur, ce qui provoqua la séparation des anciens compagnons. La gravité.
de cette conséquence, comme aussi le terme de rapoïvsués (Actes, 15,39), autorisent à se demander si l'incident relatif à Jean-Marc, tel qu'il est raconté dans les Actes, ne couvre pas autre chose, soit qu’il ait été, comme on l’a supposé. (Lorsy, Actes, p. 604 s.), intentionnellement substitué au motif réel de la dispute, soit que l’attitude prise par Jean-Marc au cours de la visite de Pierre et peut-être déjà auparavant. tradiction avec un règlement accepté par eux, Paul n’auraitil pas signalé ce fait ?
1. Il est en effet impossible de reconnaître où s’arrête l’interpellation à Pierre.