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me. ticité peut être regardée comme un des résultats Es. acquis de la critique paulinienne.
En ce qui concerne l’épître aux Colossiens, la position de la critique s’est aussi modifiée depuis E- Baur, mais plus lentement. Hilgenfeld, par
‘ 3 no + # ; INTRODUC TIC
exemple, ne s’est pas séparé sur ce point des
idées de son maître’. La thèse de l’inauthenti-
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cité complète a été abandonnée par H. Ewald qui
a proposé de voir dans l’épître une lettre écrite par Timothée au nom de Paul?, puis par Weisse, Hitzig, Holtzmann et d’autres qui ont cru pouvoir distinguer entre un fond authentique et des interpolations ultérieures. Enfin l’authen-
Paulus an die Philipper und C. Holsten’s Kritik desselben, Z. f. wiss. Th., 1877, p. 145-186; Der Christus des Philipperbriefs, Z..f. wiss Th., 1884, p. 498-505 ; Einl., p. 3475. ; SCHEN- KEL, Christusbild de Apostel, Leipzig, 1879, p. 91; WErZSARC- KER, Ueber die aelteste rômische Gemeinde, Jahrb. d. Theol.,
1876, p. 292 s.; HARNAGK, Uebersicht über die kirchengeschich- : sd |
tliche Arbeit der letzten Jahre, Z. f. Kirchengesch., II, 1878,
È p. 65; PFL&IDERER, Paulin., p. 41s.; Urchrist., 1, p. 176-183.
1. Der Gnosticismus und das Neue Testament, Z. f. wiss. Th., 1870, p. 245-252; Einl., p. 663-669.
2, H. Ewazp, Die Sendschreiben des Apostels Paulus, Goettingen, 1857, p. 11, 466 s. La thèse de Ewald a été reprise par R. Scorr, The pauline Epistels, New-York, 1909, p. 300 s.
8. Cu.-H. Weisse. Philosophische Dogmatik, 1, 1855, p. 146; Beiträge zur Kritik der paulinischen Briefe, p. 22 s.; HiTziG, Beiträge zur Kritik paulinischer Briefe, p. 22 s.; HOLTZMANN, Kritik der Epheser une Kolosserbriefe, Leipzig, 1872 : SOLTAU, Die ursprüngliche Gestalt des Kolosserbriefs, St. u. Kr., 1905, p. 521-562; Jo. Weiss, Das Urchristentum, Goettingen,
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à 30 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES
ticité intégrale a été défendue par Reuss, Schenkel, Bleek, Beyschlag, B. Weiss, Renan, Klôpper, Oltramare et d’autrest. L'ouvrage de Dibelius (Die Geisterwelt im Glauben des Paulus, Goettingen, 1909)a beaucoup fait pour y rallier les critiques en montrant que la spéculation sur les rapports du Christ et des esprits n’était nullement étrangère à la pensée exprimée par Paul dans les grandes épîtres?.
1917, p. 108. PrLEIDERER Urchr., I, p. 190 s. penche vers cette hypothèse. Vox SoDEN après l’avoir adoptée (Der Kolosserbrief, Jahrb. pr. Theol., 1885, p. 320-368, 497-542, 672-702) a incliné: dans le sens de l’authenticité dans F1. C., III, 1, p. 115. et surtout dans Urchr. Litergesch., p. 49-53. Dans ce dernier ouvrage, il n’admet plus qu’une seule interpolation : 1, 15-20.
* 1. Reuss, Geschichte der heiligen Schriften Neuen Testaments, Braunschweig, 1864, p. 103-110; Ep. paulin., IE, p. 135-163 ; ScHENKEL, Die Briefe an die Epheser und Kôlosser, 1862, 21867, p. 167 ; Christusbild der Apostel, p. 83-86 ; BLEEK,. ‘Briefe an die Kolosser, Philemon und Epheser, 1865, p. 18 s.;. Eïnleitung in das Neue Testament, *von Mancozp, Berlin,. 1886, p. 553 ; BevyscnLac, Chrislologie des Neuen Testaments, Berlin, 1866, p. 201 ; B. Weiss, Biblische Theologie des Neuen Testaments, Berlin, 1868, p. 223; RENAN, S. P., p. VII-XIr;. KzôPPrEer, Der Brief an die Colosser, Berlin, 1882 ; OLTRAMARE, Commentaire sur les épêtres de saint Paul aux Colossiens, à Philémon et aux Éphésiens, Paris, 1891-1892, 7, p. 66-90.
2. En ce qui concerne l’épître à Philémon on peut noter la même évolution que pour l’épître aux Colossiens avec cettedifférence seulement que la presque unanimité des critiques, à part les représentants de l’école hollandaise et PFLEIDERER,. (Paulin., p. 44 ; Urchrist.1, p. 683 mais pas Urchris£.?), est fa— vorable à la thèse de l’authenticité.
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INTRODUCTION or
En ce qui concerne par contre les épîtres aux Éphésiens, à Timothée. et à Tite, l’évolution de la critique depuis Baur a été moins marquée.
Sans doute, après Lünemann et Reuss, Rinck, Râäbiger, Schenkel, Sabatier, Krenkel, Mac Giffert, Bacon ont défendu la thèse de l’authenticité de l’épître aux Éphésiens:, Celle-ci cependant ne peut être, à l’heure actuelle, considérée comme généralement admise. Elle a été, depuis :
l’époque de Baur, combattue, en dehors de
l’école de Tübingue, par des hommes comme Klôpper, Ewald, Renan, Hitzig, Holtzmann, Von Soden, Brückner, Clemen, R. Scott, Moffatt, Dibelius, Joh. Weiss?.
1. LünEmanN, De epistolae ad Ephesios authentia, lectoribus, consilio, Goettingen, 1842; Reuss, Gesch., p. 103-110; Ep. paulin., 11, p. 135-163 ; RiNcK, Dispulatio ad authentiam epistolae ad Ephesios probandam, Haag, 1848; RAEBIGEr, De christologia Pauli contra Baurium disputatio, 1852 ; SCHENKEL, Der Briefe an die Epheser und Kolosser, p. 7 s.; SABATIER, art. Éphésiens, dans l'Encyclopédie de LICHTENBERGER, TV, p. 439-442; Mac GtFFERT, À History of Christianity in the Apostolic Age (1897) revis. ed., New-York, 1920, p. 382-385 ; Bacon, Story of St. Paul, Boston, 1904, p. 299 s.; Jüzr- CHER (Eïinl., p. 128) laisse la question pendante. :
2. KLôPPER, De origine epitolarum ad Ephesios et Colossenses a criticis tubingensibus e gnosi valentiniana deducta, Greisswald, 1853 ; Der Brief an die Epheser, Goettingen, 1891; H. Ewazp, Sendschreiben des Apostels Paulus, p. 469; RENAN, S. P., p. XI1S. (Renan considère l’épître comme écrite par Tychique) ; Hirzric, Zur Kritik paulin. Br., p. 221s.; HoLTzMANN, Krit. d. Eph. u. Kolbr.; Von Sopen, Der Epkheserbrief, Jahrb. pr.
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Quant aux épîtres pastorales, les PAR de l'authenticité intégrale sont moins nombreux encore. En dehors de B. Weiss (Eïnl.,
p. 272-284) et de Zahn (Einl., I, p. 400- -492) et,
bien entendu, des théologiens catholiques, elle n’a eu, depuis 1850, que peu de partisans, par exemple C.-W. Otto et Ernest Bertrand'. La seconde épître à Timothée a été défendue par Reuss et par Heinrici?, enfin la thèse de l’au-
thenticité indirecte a rallié un assez grand nom-
bre de partisans, soit qu’on pense, avec Pitié Ménégoz, à un remaniement des lettres authen-
| tiques, soit qu’on admette, avec Hitzig, Krenkel,
von Soden, Joh. Weiss et d’autres, que l’auteur des Pastorales a utilisé des fragments de lettres authentiques de Paul.
Th., 1887, p. 103-135, 432-498 ; H. C. III., 1, p.88 s.; Urchr' Litgesch, p. 145-155; BrückNerR, Chron. Reïhenfolge, p. 2575. ; CLEMEN, 1, p. 1385. ; R. Scorr, The pauline Epistels, p. 180-208; Morrarr. Introd., p. 373 s.; DiBELius, dans
LieTzMANN, Handb., III, 2, p. 113-114 (avec réserve); Jo. à
Weiss, Urchrist., p. 533 s.
1. C.-W. Orro, Die geschichtliche Verhältnisse der Pastoralbriefe, Leipzig, 1860; E. BERTRAND, Essai critique sur l'authenticité des épîtres pastorales, Paris, 1888.
2. Reuss, Ep. paulin., II, p. 309-336 (sur les opinions Are rieures de Reuss voir les éditions successives de sa Geschichte); Heiricr, Der litterarische Charakter der neutestamentlichen Schriften, Leipzig, 1908, p. 64.
3. Sur ces théories voir t. IV, 2e partie le chapitre sur les épîtres pastorales. :
ES a re dl : re fesses
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tliniennes: Albert Schweitzer s’est montré sévère pour la critique du x1xe siècle à laquelle il reproche d’avoir mis en œuvre plus d’érudition que de réflexiont, C’est avant tout à l'étude de la pensée religieuse qu’il songeait en formulant ce jugement, mais il n’a pas tenu un compte 4 suffisant des difficultés du problème, de l'effort 4 considérable qu’il a fallu faire pour affranchir les études bibliques de l'emprise des préjugés 22 #4 poor et aussi du fait que ce n'est que lentement, à la fin du xrxe siècle et au commen- F4 4 cement du xxe, que les progrès des études 14 d'histoire religieuse ont, peu à peu, révélé le monde dans lequel a vécu Paul. En ce qui con- L. cerne le problème littéraire et historique des
épîtres, le jugement de Schweitzer est franche-
ment: injuste. La comparaison des tableaux . que présentaient de la littérature paulinienne de Wette et Credner avec ceux qu’on trouve chez DA tenes Moffatt ou Joh. Weiss montre élo- - quemment que le travail du x1xe siècle n’a pas été vain et que, s’il reste bien des problèmes à 4 résoudre, bien des questions de détail à PURE