LES ÉPÎTRES PAU
tion de toute vie d’outre-tombe. Rien n'indique que leur conception ait inspiré aucune anxiété aux Corinthiens. Le mouvement de Thessalonique et celui de Corinthe ne sont donc pas du même ordre et rien n'autorise à penser qu’ils aient dû être contemporains.
On peut aller plus loin encore et reconnaître
que le développement I Cor., 15 représente une
forme plus évoluée de la pensée de Paul que
celui de Z Thess., 4. Il comprend en effet, comme élément capital, la notion de la transformation des vivants, notion qui n'est même pas
effleurée dans l’épître aux Thessaloniciens et
surtout, ce qui avait été l’essentiel de l’enseignement de Paul à Thessalonique, à savoir le sort des vivants, n’est plus qu’un élément accessoire dans Z Cor., 15. Ne peut-on légiti-
mement supposer que c’est l’expérience du
malentendu qui s’était produit à Thessalo-
nique qui a amené Paul à modifier la manière dont il RTE son enseignement eschatologique?
Il n’y a donc pas d' analogie profonde et, par suite, pas de lien organique entre la situation des Églises de Thessalonique et de Corinthe.
Les épîtres aux Thessaloniciens appartiennent à une toute autre phase de l’activité de Paul que les lettres aux Corinthiens.