VI. — AUTHENTICITÉ DE L'ÉPÎTRE
L’épître aux Philippiens, après avoir été très vivement contestée par les représentants de l’école de Tübingue, depuis Baur jusqu'à Holsten, a été reconnue comme authentique par des critiques qui se rattachaient encore à cette école comme Hilgenfeld, Weizsäcker et Pfleiderer; l'authenticité est actuellement universellement admise, exception faite des critiques de l’école radicale hollandaise.
La première attestation de l’épître est celle qu’on trouve dans la lettre de Polycarpe aux Philippiens (3,2)°, mais déjà dans les épîtres. d’Ignace et même dans celle de Clément Romain, il y a des réminiscences assez précises pour établir la connaissance de notre épîtres. Au point de vue de la critique externe l’épître aux Philippiens ne se trouve donc pas dans des conditions moins favorables que les autres épîtres, celles aux Corinthiens exceptées.
L'intérêt presque uniquement rétrospectif de
1, Voir p. 28.
2. Il y a dans l’épître de Polycarpe plusieurs réminiscences assez nettes de l’épître de Paul : 1,1 (cf. 2,17; 4,10); 2,1 (cf. 2,10 ; 3,21) ; 9,2 (cf. 2,16); 12,3 (cf. 3,18). <
3. Smyrn., 4,2 (cf. 4,13) ; 11,8 (cf. 3,15).Philadelph., 1,1. 8,2 (cf. 2,3-5) ; CLÉMENT, 1 Cor., 21,1 (cf. 1,27).