LES ÉPÎTRES P
idées, il en est de même. Non seulement Paul et ses lecteurs onten commun un certain nombre de principes et d'idées qui constituent une philosophie religieuse et une conception générale
du monde très étrangères à notre mentalité moderne, mais encore l’apôtre procède souvent
par allusions à l’enseignement qu'il avait donné dans les Églises, et dont le souvenir constituait pour ses lecteurs un commentaire perpétuel
de ses lettres. Il y a là un très important élé-
ment d'interprétation qui nous fait défaut.
On ne peut concevoir, pour l'interprétation :
du paulinisme, d’erreur plus funeste que celle qui consiste à y voir des exposés théologiques. Le paulinisme, tel qu’on le trouve exposé dans certains traités de théologie biblique, est une abstraction qui n’a jamais existé que dans le cerveau de quelques exégètes. Ce serait cepen-
dant une exagération de ne cherchert dans les
épîtres pauliniennes que le reflet d’une forme particulière et très individuelle de la piété
chrétienne primitive. Si les épîtres sont autre
chose que la traduction directe du paulinisme, le paulinisme n’est pas une chimère, seulement
. 1. Comme semble incliner à le faire DEISSMANN, Bibelstu” dien, p. 251. Ur
" ke »e For 1 Ÿ ; J 202 ; Fm ilse borne à faire des allusions qui ne sont pas toujours claires pour nous. Dans le domaine des
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le rapport où il est avec les épîtres est plus complexe qu'il ne le semble au premier abord et il ne peut être reconstruit par une simple juxtaposition des formules qu’on trouve dans les épîtres.