Antioche de Syrie d’après ScæMiDT (A. P., p. 208 s
Antioche de Pisidie, d’après Vouaux (A. P., p. 143 n. 2} et d’autres critiques.
‘où la sentence va être exécutée ét’ où la jeune fille nue est déjà placée sur le büûcher, la pluie éteint les flammes et Thécla peut rejoindre Paul qui, avec Onésiphore, s’est refugié dans un tombeau sur la route de Daphné. De 1, Paul et Thécla se rendent à Antioche où Paul disparaît mystérieusement. Pour avoir repoussé
les avances du Syrien Alexandre et l'avoir
outragé, Thécla est condamnée aux bêtes. La reine Tryphaine la prend sous sa protection et
lui évite le séjour de la prison en attendant
le supplice. Un nouveau miracle délivre la “sainte qui rejoint Paul à Myre puis va enseigner
la parole de Dieu à Iconium ; elle va ensuite à
Séleucie où elle meurt: La version copte rapporte après cela, en un texte passablement -mutilé, le séjour de Paul à Myre, à Sidon et à Tyr, dans une mine où il subitune condamnation et enfin à Philippes. Là, il recoit une lettre des ‘Corinthiens quise plaignent de deux hérétiques, Simon et Cléobius, qui troublent l’Église en miant les doctrines chrétiennes les plus essen- ‘tielles ; ils demandent à l’apôtre de venir, mais lui qui a été jeté en prison, doit se contenter d'écrire une lettre dans laquelle il oppose son enseignement aux négations des. hérétiques.
1. La fin des Actes de Thécla varie beaucoup suivant les “manuscrits.
63 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES
Après la lettre de Paul on trouve encore, dans le manuscrit copte, les débris d’une scène de départ.
Ce qui vient ensuite constitue le troisième fragment des Actes connu avant la découverte de Schmidt, le martyre de Paul. L’apôtre, accueilli à Rome par Luc et par Tite, loue, en dehors de la ville, une grange dans laquelle il enseigne ; il convertit même des gens de la maison de César.. L’affluence des auditeurs est telle que l’échanson de Néron, Patrocle, est obligé, pour entendre l’apôtre, de s’asseoir sur une fenêtre élevée d’où il tombe et se tue. Paul le ressuscite. L'empereur qui a appris la mort de son favori s’étonne de le voir vivant. Il s’informe et Patrocle lui parle du Christ- Jésus, roi de l’éternité. Jaloux enentendant parler d’une autre royauté que de la sienne, Néron publie un édit qui condamne à mort tous les chrétiens et soldats du Christ. Tous doivent être brûlés, l’apôtre, en sa qualité de citoyen romain, sera décapité. Les massacres émeuvent tellement le peuple que l’empereur est obligé de les arrêter, l'affaire de l’apôtre est évoquée à son tribunal et une condamnation capitale est prononcée. Avant son supplice, Paul convertit le préfet Longus et le centurion Cestus. Il annonce sa résurrection à Parthénus et
Phérétas envoyés par Néron. Ceux-ci répondent : « Quand tu séras mort et ressuscité, alors nous croirons à ton Dieu ». Mais peu de temps après son supplice, Paul se montre à Néron auprès, de quise trouvent ceux qu'il avait envoyés. Il annonce à l’'empereurle châtiment de ses crimes. Eïfrayé, l’empereur fait délivrer les chrétiens encore emprisonnés, Paul apparaît encore à Longus et à Cestus à qui Luc et Tite donnent le baptême.
Ce document dont il est facile de voir que l’auteur à utilisé, avec quelque liberté il est vrai, des données empruntées aux épîtres et aux Actes canoniques!, a joui d’une grande vogue dans l’Église. Eusèbe (H. E., III, 3, 5) le mettait parmi les Antilégomènes et non, comme les autres actes apocryphes, parmi les livres à rejeter complètement. Il figure sur la liste des écrits canoniques du Catalogus Claromontanus. Une de ses parties, la correspondance apocryphe avec les Corinthiens, a figuré dans les bibles syriaque et arménienne. On trouve les Acta Pauli attestés, au commencement du ri siècle, à Rome par Hippolyte, à Carthage par Tertullien, à Alexandrie par Origène.
Tertullien qui nous fournit le renseignement