‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 29 sur 154 · I. — LA NAISSANCE DE PAUL ET SA CONVERSION · texte numérisé non relu

I. — LA NAISSANCE DE PAUL ET SA CONVERSION

La date de la naissance de Paul ne peut être fixée que d’une manière très approximative. Le livre des Actes (7, 58), au moment du martyre d’Étienne, appelle Paul un jeune homme (veavixc). Le fait que le sanhédrin le charge d’une mission comme celle qu'il se prépare à remplir à Damas {Actes, 9, 1-2), empêche de prendre ce terme dans un sens trop rigoureux. Paul pouvait avoir, à ce moment-là, une trentaine d'années.

Dans le billet à Philémon (9) qui a été écrit entre 57 et 62, Paul s'appelle lui-même un vieillard (rosoéirre). La vie qu’il avait menée devait l'avoir prématurément vieilli, en sorte que le rapprochement de ces deux données autorise à conjecturer que Paul était né dans les environs de l’ère chrétienne*.

1. RENAN (Les Apôtres, p. 163) et Knopr (Probleme der Paulusforschung, Tübingen, 1913, p. 10) nous paraissent descendre trop bas en fixant la naissance de Paul à 10-15 après : Jésus Christ. É

hi

Le point de départ de tous les calculs directs pour la fixation de la date de la conversion de Paul ne peut être que le moment de la mort de Jésus:, Nous ne pensons pas qu’on puisse, pour. le déterminer, faire état des synchronismes donnés pour le commencement du ministère de Jean-Baptiste par Lc., 3, 1, parce que, même si ces renseignements n'étaient pas, comme il le semble, de simples Conjectures du troisième évangéliste?, l'ignorance où nous sommes des relations exactes du début du ministère de Jean-Baptiste avec ceux de la prédication de Jésus et, d'autre part, de la durée du ministère de Jésus, ne permettrait pas d’utiliser ces données avec quelque certitude.

Partant de l’idée que Jésus est mort le 14 ou le 15 Nisan et que ce jour était un vendredi, On à Souvent essayé, par des calculs astronomiques, de déterminer parmi les années du Souvernement de Ponce-Pilate (de 27 à 36).

quelles sont celles où le 14 Nisan qui est le

1: Surla chronologie de, l’histoire évangélique, voir notre étude : Notes d'histoire évangélique : Le problème chronologique,

RH. R., {. LXXIV (1914), p. 1-47.

2. Il faut noter qu’en ces dernières années, il semble se dessinerun mouvement favorable à l’historicité de ces données. Voir par exemple Ep. MEYER, Urspr., I, P. 465. et CrcHorrus, Chronologisches zum Leben Jesu, Z. N. T. W., XXII, 1923, p. 16-20. à ee,

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jour de la pleine lune du printemps, est tombé un jeudi ou un vendredi. Malheureusement, le caractère tout empirique de l’intercalation dans le calendrier juif du mois supplémentaire

ou second Adar destiné à harmoniser le calen-

drier lunaire avec l’année solaire et la méthode

rudimentaire par laquelle on déterminait si

un mois était cave (29 jours) où plein (30 jours), font que, dans l'hypothèse la plus favorable, il y a, au minimum, un flottement de vingtquatre heures, si bien que le calendrier juif ne fournit pas une base assez sûre pour permettre des calculs astronomiques précis.

Par une autre voie, on peut, croyons-nous,

arriver à déterminer la date de la mort de Jésus.

Dans le quatrième évangile, aux Juifs qui, après la purification du Temple, lui demandent un signe du ciel, Jésus répond : « Détruisez ce Temple et je le relèverai en trois jours ». Les Juifs, ne comprenant pas que J ésus veut parler de son corps, rapportent cette déclaration au

Temple de Jérusalem. Is lui répondent : « Ce

Temple a été construit en quarante-six ans

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