‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 47 sur 154 · SOON RER · texte numérisé non relu

SOON RER

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10,10 que l'aspect extérieur de l’apôtre n° avait rien d’imposant. Plusieurs textes établissent qu’il a été, à plusieurs reprises, atteint de crises.

aiguës de maladie. Il écrit aux Galates (4, 13) :

« Vous savez que c’est à cause: de la faiblesse

de la chair (c’est-à-dire à cause d’une maladie) que je vous ai, la première fois, prêché l'Évangile ». Il est probable que Paul qui avait ew d'abord le dessein de traverser seulement la. Galatie, fut contraint de s’y arrêter par l’état de sa santé et qu’il mit à profit son séjour plus ou moins forcé pour en entreprendre:

l’évangélisation. Il résulte de là que le mal dont. souffrit Paul. à ce moment-là, s’il entravait son

activité, n’était cependant pas de nature à lui imposer une inaction complète.

Le même terme d’achsvetx se trouve dans le

passage où Paul rappelle les conditions de sa première visite à Corinthe : « C’est ë acûsvsia, dans.

1. La Vulgate porte « per infirmitatem ». Gette interprétation est admise par LIETZMANN (p. 26) qui entend « pendant une période de maladie » maïs le sens «à cause de » qu'imposel’accusatif,est attesté par THucycins,, VI, 102et par P. Oxyrr., IV, 726,10 (135 ap. J.-C.), XII, 240 (re s. apr. J.-C.). C’est l’interprétation admise par presque tous les grammairiens et exégètes modernes par ex. : BLass-DEBRUNNER ($: 223,3), MouzrTon (Einl. i. d, Spr. d. N..T., p.172), PREUSGHEN (Handw., c. 265), KRENKEL (p. 67), Lrpsius (p 50 s.), SIEFFERT- (p:.261 s.), ZAHN (p. 2145s,), Loisx (p: 168 s.),, LAGRANGE. (p:.112), Bousser (p. 64, s). Elle: paraît s'imposer.

la: crainte et dans un grand tremblement que: je suis venu vers vous » (1 Cor., 2,3). La plupart des interprètes! éntendent le mot gofayete dans le sens général de faiblesse qu'il a parfois dans le Nouveau Testament, mais il y à liew de se demander s’il ne faut pas lui donner le sens précis de maladie qu'il a dans Gal, 4,13.

Paul alors ferait allusion à un état de maladie dans lequel il se serait trouvé à son arrivée à Corinthe. Le fait que, dans tout le développe-ment (en particulier 1.25. 27), Paul oppose la faiblesse des moyens humains à la puissance:

divine est favorable à la première interprétation, mais, en faveur de la seconde, on peut faire valoir, outre le rapprochement avec Gal, 4,1% d’abord que quelque chose de particulier a caractérisé les conditions de son activité à Corinthet

1. Parmi les exégètes modernes, à notre connaissance, RückErT (cité par HenrRrcr, I Cor., p. 88) seul se prononcecontre cette interprétation et donne le sens de maladie. BACHMANN (p. 117) indique les deux interprétations possibles sans choisir entre elles.

2. Par ex. Rom., 6,19 ; 8,26. I Cor., 15,43. II Cor., 11,30 : 12,5.9; 13,4. Héb., 4,15 etc.

3. Et aussi dans Mt., 8,17. Le. 5,15 ; 8,2 etc. JIL, 5,5%:1144° Actes, 28,9. 1 Tim., 5,23. Ce sens est fréquent dans les papyrus. Cf. MourTonN-MirriGan, The Vocabulary of the N. T., London, 1914 s., p. 84. C’est ce sens que donne PREUSCHEN, Wüôrterb:,, col. 175.

4, Les expressions «chez vous », # parmi vous » etc., ne’se trouvent pas moins de quatre fois dans Z Cor., 2,1-3.

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et aussi que Paul semble avoir été malade alors qu’il se trouvait à Athènes! Il dit en effet (I Thess., 3,1) que,dans l’anxiété où il était d’avoir des nouvelles de Macédoine, il a préféré rester seul à Athènes et envoyer Timothée à Thessalonique. Les termes qu’il emploie, « être laissé seul à Athènes » (xxrahsebfvar 2v Ava uéva), sont caractéristiques. Il semble que. si Paul n’emploie pas le mot uéveaw qu'on attendrait, c’est pour insister sur cette nuance de sens qu’il est resté abandonné à lui-même, à un moment où il aurait particulièrement eu besoin des soins de ses amis. L'hypothèse d’après laquelle il aurait alors été malade l’expliquerait parfaitement. Le rapprochement entre 1 Thess., 3, 1et I Cor., 2, 3 nous paraît la recommander.

Il faut aussi envisager que la crise mystérieuse que Paul traversa en Asie et au cours de laquelle il désespéra de la vie (II Cor., 1,8-11), pourrait avoir été une crise physique.

Les textes que nous avons cités, même si on

1. Dans I Thess., 2,18, Paul parle du désir qu’il avait de retourner en Macédoine, désir à la réalisation duquel s’est opposé un obstacle suscité par Satan. Malgré le rapprochement que l’on pourrait faire avec 11 Gor., 12,7, il ne paraît pas possible de déterminer la nature de cet obstacle qui pourrait aussi bien être le maintien d’une mesure d’expulsion prise contre l’apôtre en Macédoine qu’une maladie.

les interprète comme nous avons cru devoir le faire, établissent. seulement que Paul, outre la faiblesse générale de sa constitution, traversa, à diverses reprises, des crises physiques assez aiguës qui ont entravé son activité, sans toujours la süspendre entièrement. De semblables crises se placeraient en Galatie au début du second voyage missionnaire, un peu plus tard à Athènes et à Corinthe, enfin peut-être en Asie, au cours du troisième voyage.

Il convient d’examiner maintenant quelques autres passages, qui, d’après certains exégêtes, donneraient des indications sur la nature du mal dont souïfrait l’apôtre.

Faisant allusion à l’enthousiasme avec lequel il a été accueilli en Galatie, Paul écrit : « Je vous rends ce témoignage que, si vous l’aviez pu, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » (Gal., 4,15). Certains interprètes pensent que Paul fait ici allusion à une maladie oculaire dont il aurait souffert lors de son séjour en Galatie. Mais Paul emploie peut-être une expression proverbiale et il se peut qu'il veuille dire que les Galates étaient prêts à sacrifier pour lui ce qu’ils avaient de plus précieux et non qu'il aurait eu particulièrement besoin d'échanger ses mauvais yeux contre d’autres. Il ne semble pas possible de se prononcer avec

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