‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 49 sur 154 · La première interprétation est celle de RücKerT (cité · texte numérisé non relu

La première interprétation est celle de RücKerT (cité

par SrerrerT, p. 266 s.), de E. NyeGaaRD (L’écharde de Saint

Paul, Revue chrétienne, 1878, p. 183), de LxETzMANN (p. 27), de Bousser (p. 65). La seconde est celle de SIEFFERT (p. 266), de Lrpsrus (p. 51), de Zaux (p. 217s.) Plusieurs critiques pensent que l’on ne peut choisir entre elles (Loïsy, p. 170 ; La- GRANGE, p. 114).

2. Seul, à peu près, parmi les exégètes contemporains, ZauN (p. 277) croit que ces mots se rapportent à toute l’épitre que Paul aurait écrite de sa main contrairement à son habitude, à cause de l’importance de ce qu'il avait à dire aux Galates.

sait aux Galates:. Ces explications entre lesquelles il est très difficile de choisir rendent très hypothétique l’opinion de ceux qui estiment que la grande écriture de Paul tiendrait à sa mauvaise vue (NYEGAARD, R. chrét., 1878, p. 184). D'ailleurs, ce qui caractérise l’écriture d’un homme dont les yeux sont malades est que les lettres sont mal formées et irrégulières et, s’il fallait voir dans le type de l’écriture de Paul une conséquente de son état physique, on pourrait aussi penser à des rhumatismes du poignet ou des doigts.

Dans Gal., 4,14, après avoir rappelé qu’il était malade quand il a, pour la première fois, prêché l'Évangile aux Galates, Paul dit : « Vous ne m'avez pas méprisé, à cause de la tentation

qu’il y avait pour vous dans ma chair, vous n'avez pas craché? ». Ce serait faire intervenir une notion toute moderne que de comprendre la

1. SIEFFERT, p. 349 ; LAGRANGE, p. 162; Bousser, p. 73; DEISSMANN, Bibelst., p. 264; LIETZMANN, p. 40. A l'appui de cette interprétation, on cite l’usage assez fréquent dans les inscriptions et dans les papyrus de souligner l’importance de certains passages par l’emploi de plus grands caractères,

2. Nous ne croyons pas possible de sous-entendre «me » avec SIEFFERT (p. 266) et MAcHEN (The Orig. of P. Rel., p. 59) et de comprendre au figuré « vous ne m'avez pas rejeté ». C’est le sens qu’adoptent beaucoup de traducteurs, OLTRAMARE, STAPFER, Loisy, etc.

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première partie de la phrase comme se rapportant à l’épreuve que pouvait constituer pour ceux qui le voyaient, l’aspect de l’apôtre, ce qui conduirait à lui attribuer soit un mal d’aspect hideux tel que l’ophtalmie ou la lèpre, soit une maladie se manifestant par des crises pénibles à voir comme l’épilepsie ou l’hystérie. IL nous semble que la déclaration de Paul a une portée plus générale. On sait que les maladies, quel que fût leur caractère, étaient attribuées par l’opinion populaire à l’action des démons (WEND- LAND, Hell.-rüm. Kult., p. 125). La tentation, que l’état physique de l’apôtre était pour les Galates, pourrait fort bien n’avoir pas été autre chose que le sentiment qu’un homme manifestement abandonné à l’action des démons ne pouvait pas être le porteur d’un message divin. Quant aux mots : « vous n’avez pas craché », il convient d'y voir, comme le pensent la majorité des exégêètes, une allusion à un geste auquel l’antiquité attribuait une valeur apotropaïque et

que l’on faisait, en particulier, en présence d’une

attaque d’épilepsie (KRENKEL, p. 69 s.) mais aussi dans d’autres cas!. La portée qu’on lui prêtait était celle d’une protection contre la contagion. Ainsi interprété, notre texte a un

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