LS
Un texte: cependant a suggéré à certains interprètes une conclusion différente. Il s’agit de IT Cor., 5,162. Dans les versets qui précèdent, Paul a développé l’idée que la mort du Christ a inauguré une économie nouvelle. Le mode d’existence quia pris fin était saxx capxa, celui qui lui est substitué est xxx FYEÜLE.
Ceux qui vivent de cette vie-là, sont en Christ,
1. Nous ne croyons pas qu'il faille faire état ici de I Cor., 9,1: « N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur? » car il s’agit là de la vision du chemin de Damas. Cf. I Cor., 15,85. Gal., 1,15.
2. Parmi les interprètes qui admettent que ce texte établit que Paul a rencontré Jésus nous nommerons : Kerm (Geschichte Jesu von Nazara, I, Zurich, 1867, p. 35), SABATIER (art. Paul, Enc. LICHTENBERGER, X, p. 271), DREsSCHER (Das Leben Jesu bei Paulus, Giessen, 1900, p. 7); WaABnrrz (La conversion de Saul de Tarse, Rev. de théol. et quest. rel., 1905, p. 385), CLEMEN (11, p. 83), Jon. Weiss (Paulus und Jesus, Berlin, 1909, p. 24 s. 29), Mouzrox (The Gospel according to Paul, Expositor, 1911, July, p. 16-28), Mor (Paulus und die evangelische Geschichte, Leïpzig, 1912, p. 12), MAGHEx (The Origin of Pauls Religion, New-York, 1921, p. 54) etc. L'opinion contraire est soutenue par RENAN (Les AD ND IV SL ED P. 563), WELLHAUSEN (Jsraelitische und jüdische Geschichtes, Berlin, 1897, p. 386), JüLzicHer (Eïinl., P. 24), BRüÜCKNER (Die Enistehung der paulinischen Christologie, Strassburg, 1903, p. 26s.), FEINE (Jesus-Christus und Paulus, Leipzig, 1902, p. 93), ScxwarTz (Zur Chronologie, p. 275), DEISSMANN (Paulus, p. 83, n. 2), PRAT (II, p. 27 n. 1), REITZENSTEIN (Hell. Myst.,p. 226 s.). Quelques-uns estiment la question insoluble, par exemple PrLEIDERER (Urchr., I, p. 60), P. W. ScxmipT (Die Geschichte Jesu erlaütert, Tübingen, Leipzig, 1904, p. 65), O. HozTzmanx (Leben Jesu, Tübingen, Leipzig, 1901, p. 6), Bousser (Schr., II, p. 195), etc.
178 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES
ce sont de nouvelles créatures. Pour illustrer cet état de choses en mettant en lumière une de ses conséquences essentielles; Paul dit « Ainsi,à partir de maintenant*,nous ne connaissons plus personne selon la chair. Si même nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus ». L'interprétation précise de ce verset soulève plusieurs difficultés. D'abord quel sens faut-il donner au terme de « Christ » ? Puis, à quoi doivent être rapportés les mots « selon la chair », à « nous avons connu » ou à « Christ? »? Enfin quelle est la portée de la phrase hypothétique « si nous avons connu » ? Quand Paul veut parler du Christ pendant son ministère terrestre, il dit généralement, comme dans 1. Cor., 11,23, «le Seigneur Jésus » ou « Jésus ». Sa terminologie n’est cependant pas rigoureuse puisque dans Z Cor., 15,3, il dit, non pas « Jésus »,
1. C'est-à-dire à partir du moment où on entre dans cette économie nouvelle, pour Paul, à partir de sa conversion.
2. BAUR (1, p. 304), HOLSTEN (Zum Evangelium des Paulus und Petrus, Rostock, 1868, p. 430 s.), BEYSCHLAG (Die Bekehrung des Apostels Paulus, St. u. Kr., 1864, p. 248), BrückNER (Entsteh. d. paul. Christol., p. 26) rapportent « selon la chair » à « Christ ». La majorité des exégètes contemporains le rapportent à « nous avons connu ». Telle est l’opinion de Jou. Weiss (Paulus und Jesus, p.24 s.), de DEISSMANN (Pau-
lus,p. 83 n. 2), de RerrzensTEIN (Hell. Myst., p. 227) et de BACHMANN (11 Cor., p. 256), etc.
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