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LES ÉPÎTRES PAULI NIENNE ss | ee ni Li
de l’Église:, Ce qui empêcha les premiers pourparlers d’aboutir ce furent certainement les obstacles qui faillirent faire échouer toute la conférence. L'apôtre déclare que Tite ne fut pas contraint de se faire circoncire. On avait donc émis la prétention d'imposer ou d'obtenir comme une concession la circoncision de Tite. Paul Je dit expressement au verset 4 où il parle des faux frères qui s'étaient introduits dans l° Église pour espionner la liberté des chrétiens et pour les asservir. Paul déclare (v. 5) qu’il ne leur céda pas un instant, pour maintenir l'intégrité de l'Évangile. En parlant de faux frères qui se
1. Lorsv, R. H. L. R., 1920, p. 455 ; MEYER, Urspr. u. Anj., III, p. 416. L'opposition marquée par ë&s empêche de voir dans le second membre de phrase une simple apposition au premier.
2. Nous suivons le texte donné par les éditeurs, c’est celui de la majorité des manuscrits, notamment de N. A. B. C., etc. Il présente une forte anacoluthe qui, cependant, ne rend pas la phrase inintelligible. On peut comprendre le passage en faisant du verset 4 une parenthèse inachevée. La première main du ms. D, les mss. d. e.,la peschitto, Irénée,. Victorin, l’Ambrosiastre «n’ont pas les mots oëîç oùèe. Leur texte doit être compris dans ce sens qu'aucune obligation ne fut imposée à Tite mais que, dans un esprit de conciliation, pour faire une concession provisoire, Paul consentit à ce qu’il fût circoncis. C’est ce qu'’admettent certains exégètes comme RENAN (St. P., p. 87 s. 316), SPITTA (Apysch., p. 195 s.), Lake (Earl. Don p. 278), Joux. Weiss (Urchr.; p. 203 s.). A l’appui de cette opinion on fait valoir que le passage du texte occidental au texte oriental qui semble mieux dans la
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sont insinués dans l'Église, Paul a peut-être été un peu injuste pour ses adversaires. Il
semble avoir transporté à Jérusalem la situa-
tion qui existait à Antioche et surtout en Galatie.
Là, en effet, les judaïsants pouvaient être re- ma gardés comme des intrus ; ils n’en étaient pas à
Jérusalem, Nous ne savons pas dans quelle mesure les chefs de l’Église, Jacques, Céphas et Jean, approuvaient les prétentions des faux frères. Le fait que Paul les repoussa ne fit pas
obstacle à la réalisation d’une entente qui ne semble pas avoir été un accord public et offi-
ciel puisqu'elle n’empêcha pas de nouveaux incidents de surgir dans la suite. On a parfois
jugé trop sévèrement l'attitude des Jérusalé-
mites. Il leur a fallu un réel courage pour tendre
—ogique du développement est plus facile à concevoir que le
processus inverse. Cette observation ne nous paraît pas juste. La suppression de la négation pourrait avoir été suggérée à la fois par le désir de rendre la phrase plus coulante et par l’intention de mettre l'attitude de Paul à Jérusalem en harmonie avec celle que les Actes (16,3) lui attribuent quand ils disent qu’il fit circoncire Timothée. L'hypothèse de la circoncision de Tite nous paraît devoir être écartée à cause de la faible attestation du texte occidental et parce que le fait aurait certainement été exploité contre Paul qui aurait dû
s’en expliquer dans l’épître aux Galates autrement que par
une incidente (cf. Lorsy, R. H. L. R., 1920, p. 459).
1. Il serait théoriquement possible que Paul pense à des Juifs qui se seraient glissés dans l'Église pour la ruiner, mais n’aurait-il pas alors exprimé plus explicitement sa pensée?