L'AUTEUR
Notre prophète s'appelle n'JSïil) c'est-à-dire Yahveh a caché, protégé (2), en grec Soaovt'aç. Il n'est parlé de lui dans le canon biblique que dans la suscription de notre petit livre ; mais le nom de Sophonie se rencontre plusieurs fois dans l'A. T. et il désigne trois personna-
('i)'j3ï entre dans l'A. T. dans la composition de plusieurs noms propres : iS^f^X (Nomb. 34, 25), pï^N (Ex. 6, 22 ; Lév. 10, 4). B/ETHGEN : Beitrœge ^ur semitisc/idiRoUgionsgeschic/ite.BevUn, 1888, p. 22 s. (cf. KAT». p. 479) pense que pï est le nom d'une divinité : en effet, à Carthage on trouve plusieurs pï "3!? (GIS 265) et aussi SwaSi' (GIS 207, 371, 415, cf. J. Euting : Punische Steinc, n° 189 — publié dans les Mémoires de l'A cadèinie impériale des sciences de St-Pétersbourg, tome 17, n^ 3, St-Pétersbourg, 1871, p. 16), nom qui peut signifier : Safan est Seigneur. Du reste, chez les Sémites habitant en Egypte près de la mèr Rouge, on trouve un Baal Sefon (GIS 108). Le Targum de Jonathan
traduit pï hvi (Ex. l'4, 2) par pSï mvt: = idole Sefon. Cheyne ( Ençiiclopédia biblica, article Zephaaiah) pense que les Sophonie de l'A. T. appartenaient à des familles plus ou moins issues de l'Arabie du N., du district de Safan ou Safon (cf. Wellhausen : De gentibus et faniiliis Judœis quœ 7 Clir. 2, 4 enumerantur. Gôttingen 1870). Dans ,les lettres de Tell el Amarna 174, 10, Sapuna désigne une ville du S. de la Palestine (cf. KAT'^ p. 479) ; voir Baal Sefon (Ex. 14, 2 ; Nomb. 33, 7 ; Ex. 14, 9). Cheyne croit que Jér. 1, 14 s., 4, 6 ; 6, 1 fait allusion à un peuple habitant un pays appelé Safon ou Satan, au N. de l'Arabie, de même Joël 2, 20 ; Ez. 38, 6 et que, dans Jér. 15, 12, fer du Nord signifie fer de Safon.
(2) Cf. PS. 27, 5; 31, 20; 83,4.