AVERTISSEMENT DES EDITEURS
Quelques jours après les funérailles de Gounod, — écrivait la Vérité du 12 novembre 1893, — ces funérailles où le maître ne voulut pas d'autre musique que l'admirable et pathétique messe de Requiem de l'Office commun des Morts , — M. Boyer d'Agen publiait dans un journal mondain, Y Eclair ou le Figaro , une anecdote qui montre l'admiration, un peu tardive mais complète, de Gounod pour le chant liturgique. Voici ce que le journaliste racontait :
Depuis longtemps, je connaissais le culte de Gounod pour les Mélodies Grégoriennes, retrouvées et rétablies dans leur beauté rhythmique parles Bénédictins de Solesmes.Ce que nous entendons journellement dans nos églises n'en peut donner aucune idée, à moins que cette exécution barbare n'en inspire l'horreur.
L'illustre maître me fit, un matin, le grand honneur de me recevoir pour me parler, — avec quel art et quelle chaleur d'âme ! — « de cette merveilleuse musique qui venait de lui être révélée par un moine, le R. P. Dom Pothier, de l'abbaye de Solesmes. Puis, montant à son orgue, il chanta en s'accompagnant Y Alléluia du Commun des Mar-