‹ Introduction aux sciences occultesChapitre 4 sur 13 · MES pad 7 Er wrote ct rater L : - É e · texte numérisé non relu

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de Dieu et que meuvent des instincts d'animal ? La Mort rompt ce déséquilibre, l'organisme disparaît : mais ce n’est pas Impunément que l'esprit a vécu st longtemps avec le corps, et une période pleine d’angoisses s'ouvre au lendemain de la mort. Le corps astral ne s'évapore pas, quand les organes se dissolvent, 1l devient à son tour le corps de l'esprit et l’opprime par

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sa puissance encore terrestre. Plus | | Pindividu fut passionnel, plus ce {| 01180 nouvel état est tragique. Qu'on y FUI songe : des habitudes organiques If

invétérées, et point d'organes !

Combien de vieux de la vieille, de

durs à cuire de la Vieille Garde |

ont confessé souffrir de leur jambe el]

coupée ; et des manchots avoir mal |

à leurs bras tombés depuis long- |

temps. Ainsi l’âme du désincarné |

« pleine encore des sentiments et

des sensations de l’existence physi- TA |

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| A b . . » il que, plus souffrante d’avoir quitté (4 son effigie que de s’y tordre de F douleur, voit sa clairvoyance frap- ? » sd , - , L : | 4 pée de cécité par habitude des | 2. | f' h.

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yeux, et son entendement de sure des oreilles, L’é-

Ssoulirances posthumes qui peuvent Ÿ nm » 4 me 4 * ni * \ … À £ : A dure: 4 siècles. Cette âme ne

voit plus que la nuit, n'entenc que l'inoui, ne mesure plus que l'insondable et n’a plus qu’une pensée, qu'un sentiment, qu'une sen- | le vertige des épouvanteaint Yves). On voit que le Verbe religieux et le Verbe maoique se ressem lent, et que le Pur-

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| ments » (5

gatoire a les mêmes traits dans Fe deux doctrines. Ce parallélisme ne

pas. La Religion c . mple le mystère avec son cœur et l’occulte le conçoit avec son no Et l’un ne saurait se substituer à l’auire.

Nous voici arrivés à cette nigromancie qu'opérait jadis avec tremblement un homme aux passions farouches, à la values âcre et en-

traînée, et qui, aujourd’h Ul, Sous

| le nom de niNdEe est devenue

L » 1 " 1 L 1 une curiosité dont les gens au

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monde s'amusent, L’évocateur du Moyen-Age et de Ia Renaissance traçait un cercle, l'épée à une main, la baguette de l’autre, et commandait durement à l'invisible de paraître, le menaçant de puni comme Prospero menace Caliban dans la 1 mpôte . Et l’esprit obéissalt, comme malgré lui, à la puissance des signes et des paroles consacrées. Le renouveau nécromantique qui s’es leu du xrix° sièc] 1f

racière différent. Ni Allan Kardee, l’instituteur français, ni Crookes.

le savant anglais, ne conjurent les esprits : leur commerce avec l’in-

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visible revêt une expression tendre et douce, sans effroi. Ce n’est plus la volonté d’un initié qui arrache des désincarnés à leur repos ou à leur errance, pour en faire les instruments de sa recherche : c’est une rencontre où l’intermonde &ee

manifeste par sympathie aux | mains attentifs et plutôt implorants qu'impérieux. Chose remarquable ce sont les veufs qui deviennent le

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36 INTROI'UCTION AUX SCIENCES OCCULTES

fi plus souvent spirites : la douleur les pousse aux consolantes 1llusions ; beaucoup de femmes se servent du spiritisme pour dominer leur mari ou leur amant, et la plupart y réussissent.

L'erreur spirite est la réincarnation : erreur antique et d’origine orientale, particulièrement endémique dans l'Inde et attribuée à Pythagore. Quel profit d'évolution l’homme tirerait-il d’une nouvelle vie terrestre, si l'expérience de la première lui est ôtée ? Dans les Vainqueurs de Wagner, une fille de brahmane a méprisé l'amour d’un tchandala, elle renaît dans la dernière caste et ressent à son tour les affres de l'amour dédaigné poétique imagination qui ne soutient pas la critique. La nature se renouvelle sans cesse, mais ne recommence rien : l'individu se transforme, 1l ne répète aucun état de son évolution. On ne repasse jamais là où on a passé, et chacun n'a qu'à se souvenir : une impres- | sion ne se retrouve pas. Rien ne se | revit.

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Le désincarné ne se manifeste que s’il trouve un point d'appui dans l’état fluidique d'un ou de plusieurs vivants. Que ce soit le fluide de l’invisible qui agisse sur la table, sur le crayon, ou que ce soit celui des assistants, l'opération a toujours, pour moyen, la coaoulation des cellules astrales. Cela rend le contrôle très difficile. Manifestations dynamiques, craquements, coups frappés, manifestations optiques ou apparitions, enfin apports d'objets matériels, autant de phénomènes qu’on ne peut nier. Mais le spiritisme a compromis sa gravité, en croyant que les plus grands génies venaient se déshonorer, sous le crayon des médiums, écrivant des lieux communs analogues au niveau intellectuel de l’assistance. N'est-ce pas insensé de prétendre que Platon consent à distraire une assemblée bourgeoise où personne ne l'a méême lu et que les plus nobles personnages de l’histoire accourent à l'appel d’un désœuvrement 1llettré et souvent niais ?

La question de la médiumité n’a pas de type plus complet que Home l'Américain. Il entrait, paraîtil, en rapport avec l’âme de sa mère el par son entremise décrivait des êtres à lui inconnus. Sa présence déterminait des bruits inexplicables, les portes s'ouvraient seules, les meubles se soulevaient, des crayons écrivaient sans main qui les tint, enfin des main ls touchaient les assistants. Sir Edward Bulwer Lytton attesta avoir sais et tiré ces mains: elles étaient chaudes, mais sans os et se fondaient sous la pression. Ces mains ressemblaient aux gants dont on e sert pour développer en photo-

graphie, gonflés d'air chaud. La matérialisation de Katie King, | obtenue par Williams Crookes dépasse de beaucoup les pa énomènes de Home, Au moyen âge, Home l'inconscient eût été brûlé comme

} possédé et Crookes mis à la tortu- : re comme magicien,

| Beaucoup de gens croient au | diable et lui attribuent les actions :

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LA DOCTRINE OCCULTE 39 | }| l | | CORTE" Le : | ll spirites et magnétiques. Ils ne se ANA trompent pas absolument : et l’éty- H (| mologie du mot désigne bien ces ||} forces éparses, errantes, que À l'homme mobilise à son gré, mais a qu'il ne licencie pas aussi facile- | l ment. On ne dissout pas comme All |

l'on veut ce qu'on a coagulé, et AP pour les nerveux ce domaine fourmille de dangers. Le médium est (À un malade toujours. Il faut que le É sujet projette au-dehors son corps EN astral pour aller au devant du |

corps astral désincarné : cette faculté est impossible à l’état nor-

mal. Qui n'a pas été étonné d'entendre deux hommes d’une égale valeur se mépriser visiblement lun l'autre, parce que l’un croyait et que l'autre niait

ces matières ? L'un avait vu et l’au- | 4} tre n'avait pas vu : et ï n'y a pas Al d’autre raison des opinions. Celle- |

là est irréductible, car le phéno- 51

mène psychique a l'intermittence pour loi et nul ne sait s’il répètera demain l'expérience d’ at hui.

Par notre éducation étroitement

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positiviste, nous sommes tentés de rejeter cet insolent phénomène qui a lieu, semble-t1l, quand 1l lui plaît, qui se produit, et que nous ne produisons pas.

Ce dépit disconvient à la vraie science : le fait vaut comme fait, même absurde, Une chose a lieu la niera-t-on parce qu’on ignore sa cause ? Il résulte des cinquante dernières années qu'on emmagasine le son, la force, la parole et qu'on les transmet à de grandes distances, et on refuserait de croire à la télépathie ? On a fait du fluide électrique un moteur, et on nierait ce même fluide comme moteur dans l’être humain ? Ce sont là des inconséquences.

Il n'y a pas de mouvement sans force, ni de force sans matière, mais la matière a des états subtils et qui échappent à notre ordinaire déterminisme. Le visible n’est pas la condition même de la réalité.

Lorsque le marquis ‘de Puységur magnétisa un arbre, c’est-à-dire chargea cet arbre d'électricité hu-

maine et y amena les paysans malades pour les soulager, 1l vérifia l’assertion de Mesmer, en l’amplifiant. Depuis, le magnétisme repoussé pendant un siècle par les savants officiels a été accepté sous une forme fausse : l’hypnotisme.

Obtenir le sommeil par secousse nerveuse ou fixation d’un point brillant, c’est forcer le patient à projeter le fluide qui doit l’endormir : c'est un procédé barbare et toujours funeste. Le vrai magnétisme opère par le fluide du savant sur le péresprit du sujet et cette opération veut la lenteur, la douceur, je dirais presque la charité.

Juste châtiment d’un procédé de paresseux et d’égoistes, l'hypnotisme officiel des hôpitaux ne produit pas la lucidité, cette faculté prodigieuse qui supprime la distance et offre l’état périphérique de la sensibilité, momentanément délocalisée. Le somnambule voit et entend en esprit, sans le secours des yeux n1 des oreilles.

Étrange fortune que celle du

É r qui se manifeste parfois de façon fulgurante et Jamais dans de es conditions officielles ! Je connais vingt personnes d’un discernement égal à celui de l'Académie des Sciences qui ont expérimenté jusqu’à entière conviction :

et aucune ne se hasarderait à convoquer les cinq classes de l'I tut pour une reprodu ction Le ces phénomènes. Car certainemen ils ne se reproduiralent pas. Pourquoi ? C’est un mot déplorable que loi da : il entraîne des réponses incroyables et génératricès d’autres interrogations.

Il existe des vénéfices puissants et les débauchés même instruits, même immoraux, les 1gnorent ! Pourquoi l’activité cérébrale de l'antiquité élait-elle concentrée sur le phénoménisme intérieur de l'homme et pourquoi l’Occiden!

depuis trois siècles, at-il tourn tout son effort vers l'application industrielle des sciences? Pourquoi sept mille ans de foi, et la présente période d’incrédulité ?

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