‹ Introduction comptable à la science socialeChapitre 1 sur 48 · ORDRE ET DÉSORDRE · texte numérisé non relu

ORDRE ET DÉSORDRE

Des conséquences économiques et sociales de l’ordre et du désordre comptables

Qu'il obéisse à sa raison ou à sa Îoi religieuse l’homme, à mesure qu’il sait mieux observer et comprendre les choses qui l’environnent, admire davantage l’ordre qui règne dans la nature, sans jamais s’altérer autrement qu'en apparence.

Sans doute, devant certains troubles des éléments terrestres, ou à certaines perturbations des astres, la pensée nous vient que cet ordre pourrait cesser tout à coup et que l'univers ne présenterait bientôt plus alors que le spectacle du heurt épouvantable des mondes, de la conflagration et de l’anéantissement de tout ce qui existe. Mais cette horrible confusion, ce chaos, cet anéantissement, nous comprenons qu’ils ne peuvent se produire : l’ordre introduit dans l’organisation d’une chose infinie, éternelle, étant nécessairement infini et éternel lui-même.

Cette conception générale d’un ordre éternel, comme l'univers, étant admise, notre esprit est bientôt amené à distinguer que les phénomènes qu’on a longtemps considérés comme des désordres dans les astres ou dans les éléments terrestres, ne sont que des apparences de désordre, ou plutôt que des manifestations de l'ordre lui-même, tendant à des fins voulues, par des transiormations qui semblent perturbatrices, alors qu’elles sont ordonnées.

Quoi qu’il en soit, si nous envisageons d'une part la matière inorganique, d'autre partles êtres organisés, doués d’une vie propre, nous sommes amenés à concevoir deux natures d'ordre, savoir : Le l’ordre qui régit les mondes éternels, leurs mouvements, leurs rapports entre eux, leurs transiormations de nébuleuses en astres lumineux, puis en planètes éteintes devenant graduelle-

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