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A A pti ÉÈ ec le PRE D. en” — # Re DIRES 2 À Ce fn INTRODUCTION XV
commerçants, qui travaillent à le produire par l'exercice d’une profession libérale quelconque. Nous voulons parler des magistrats, des avocats, des médecins, des architectes, des prêtres, des publicistes, des ingénieurs, des artistes, etc. Eh bien, croit-on qu’une pratique comptable ordonnée ne serait pas aussi utile à ces travail. leurs du cerveau qu'aux commerçants et qu'aux travailleurs manuels ? La loi ne les oblige pas à comptabiliser, et c’est une lacune regrettable, mais à défaut de la loi leur intérêt même ne le leur commande-{-il pas ? Qui niera que l’économie des individus est circonscrite entre ces quatre termes : produire, échanger, épargner, conserver, lesquels, tous quatre, impliquent l’ordre ? La raison, le simple bon sens, n’ont-ils pas ici force de loi ? Socialement parlant, tout professionnel, commercant ou non, n'est-il pas tenu à l’ordre comptable, du fait qu'il poursuit couramment des échanges de produits ou de services avec les tiers composant sa clientèle, lesquels peuvent souffrir, comme lui, de son défaut d’ordre ?
Reconnaissons-le, comme les commerçants et comme les Capitalistes, simples rentiers, les professionnels des carrières libérales peuvent dire, pour leur défense, que non seulement dans l’enseignement secondaire qui les a d’abord formés, mais dans les écoles supérieures spéciales qui les ont instruits professionnellement : à l’École de droit, à l'École de médecine, à l’École centrale des arts et manufactures, à l’École polytechnique, au Séminaire, à l’École des beaux-arts, à l’École des mines, etc., etc., on n'enseigne pas la comptabilité. C’est incompréhensible, mais c’est comme cela.
Parlons maintenant de l’ouvrier et de l’employé : prolétaires ou petits Capitalistes. Combien en est-il sur mille qui tiennent même la plus minime comptabilité, eux cependant qui, plus que les riches, auraient besoin, pour travailler, consommer, épargner et conserver avec ordre, de faire strictement leurs comptes.
— Tenir une comptabilité, répond le prolétaire, à quoi bon ? Je n'ai rien. Je Consomme au jour le jour ce que je gagne; le compte est bientôt fait.
Cest ici que la prévoyance intervient et répond : — Sois plus économe, modère tes consommations, efforce-toi de ne pas dépenser tout ce que tu gagnes. Jules Simon a dit, fort justement, dans son beau livre Le Travail”: &Il y à possibilité d’épargner « toutes les fois qu'il y a écart entre la recette et Le strict néces-