XXXIV. INTRODUCTION
nisseurs à recevoir ou à visiter. Entre temps, on déjeune, à la hâte, en parcourant les journaux, les mercuriales et les cotes, ou en causant aflaires. Mais il faut rentrer: il y a des dépêches à envoyer, des traites à signer, des expéditions urgentes à presser, des lettres délicates à répondre, et toutes celles faites par le correspondancier à lire attentivement, etc , etc. L’après-midi est bien
vite passée dans cette fièvre d’occupations multiples, au milieu.
desquelles il faut encore trouver le temps de réfléchir, de combiner des opérations, de créer des articles nouveaux, de rédiger des prospectus, des réclames, de gourmander, de styler et de stimuler le personnel, d’avoir l’œil sur les clients douteux et sur les agissements des concurrents, de veiller aux rentrées, de pourvoir à l'échéance du lendemain, etc. Tout cela fait, n’a-t-on pas bien gagné, le soir venu et la maison de commerce fermée, un moment de tranquillité? Cependant, ce n’est pas encore le rÉPOS ; Car Al faut maintenant songer à ses affaires privées, à son intérieur, à sa famille, à ses amis. Doit-on, d’ailleurs, se priver de tout plaisir, ne pas voir le monde, renoncer à des relations qu’il serait plutôt nécessaire d'étendre ?
Nous le demandons, au milieu de toutes ces OCCupations, Ccomment parvenir à lire sérieusement, comment se mettre à l’étude d'ouvrages techniques traitant de commerce, d'industrie, de COM ptabilité ? Si utile, si nécessaire même que semble cette étude, on l’ajourne. Chaque soir, on la remet au lendemain. Ce n’est pas mauvaise volonté, le livre est acheté, il est là, sur le bureau, sur la table de nuit, avec plusieurs autres-qui attendent aussi: on le lira Certainement, demain, ou après-demain, ou la semaine prochaine, vienne une accalmie:; on l’emportera dans le premier voyage que l’on fera; on a même commencé à en couper les leuillets. Pourquoi diable est-il si gros ?
Conclusion : Les gros livres font peur aux commercçants, ils les achètent parfois, ils les lisent rarement. Il ne faut leur présenter que des résumés. C’est le moyen, peut-être, de leur inspirer le désir d'entrer dans le menu des choses auxquelles on voudrait les
intéresser. Îl-est certain que quand l’on peut embrasser tout.
d'abord les grandes lignes de questions du genre de celles que nous traitons dans la Science des Comptes ou dans notre Traité des Inventaires et des Bilans, on est déjà mieux préparé à s’intéresser à leurs particularités.
Dans cet ordre d'idées, nous avons pensé que les commerçants,
didéns A