INTRODUCTION XXXV
— et aussi les non-commerçants restés étrangers au progrès comptable, — nous sauraïient gré de les initier en quelques mots à une science dont l'application serait la sauvegarde de leurs intérêts. Nous le faisons ci-après, aussi succintement et aussi clairement que possible, priant seulement nos lecteurs de nous prêter toute leur attention et de relire les alinéas qu'ils n'auront pas compris à première lecture. Les alinéas 1 à 8 sont relatifs aux livres et aux comptes et à leur organisation ; les alinéas 9 à 14 résument les principes dont l'application conduit à cet ordre comptable intégral qui a pour résultat l'inventaire permanent des entreprises.
La comptabilité d’un commerçant se compose :
1° De son inventaire d'entrée de commerce :
90 Des documents commerciaux et pièces de comptabilité des opérations qu'il poursuit ; tels que factures, leltres, mémoires, recus, notes, bordereaux, statistiques comptables, inventaires de récolement de fin d'année, etc., etc. ;
3 Des livres de première inscription des opérations et du Livre- Journal général, ou de mise au net méthodique des opérations portées sur ces livres originaires ;
4° Du Grand-Livre, où les comptes du commerçant et ceux qu'il ouvre à sa clientèle sont dépouillés d’après les écritures du Journal ;
5° Des balances d’écritures, ou récolements #r{ra-comptables des totaux et des soldes des comptes ;
6' De l'inventaire de fin d'année, ou récolements extra-comptable des valeurs composant l'actif et le passif du commerçant;
7° Du bilan, ou situation de l'actif et du passif en fin d’année.
L’inventaire d'entrée du commerçant, est un récolement estimatif, purement arithmétique, c’est-à-dire eætra-comptable, des diverses valeurs formant son actif et des dettes formant son passif. Les diverses valeurs composant l'actif constituent le capital dont il dispose. Le capital dont dispose un commerçant, qui à un passif, se constitue de ce qu’il possède en propre, et qui est son capital personnel, et de ce qu'il doit aux tiers, et qui est son Capital de