‹ Introduction comptable à la science socialeChapitre 29 sur 48 · XXX VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX VIII INTRODUCTION

comptabtlisé, c’est-à-dire transformé en Inventaire intra-comptable, au priæ de revtent initia! des valeurs prises en charge par cette entreprise, ces valeurs, et toutes celles quelconques acquises ou produites par la suite, dotvent demeurer dans les comptes à leur prix de revient d'achat ou de production, jusqu'à leur sortie par la vente, ou par l’incorporation dans une autre valeur, ou par l'amortissement, ou par la destruction.

Coordonner rationnellement les Livres et les Comptes d’une entreprise quelconque est le but de la comptabilité, ou science des comptes. Cette coordination s'obtient par le jeu de trois organes comptables essentiels, qui sont le Journal, le Grand-Livre et la Balance.

Fout compte de valeur doit exprimer constamment trois choses par son solde, savoir :

1° Le mouvement d'entrée de cette valeur, en monnaie de compie ; |

2° Le mouvement de sortie de cette valeur, en monnaie de compte ;

3° L'existant de cette valeur dans la même monnaie.

Le compte d’une valeur ne doit donc rationnellement être qu’un compte de mouvement et d’existant, absolument distinct du compte de différences en perte ou en profit qui résulte de l’exploitation de cette valeur. C’est à tort que l’on inscrit dans les comptes Marchandises, Immeubles, Titres, Fabrication, etc., au débit le prix d'achat des objets, les frais de main-d'œuvre et les frais de vente, au crédit le prix de vente des objets. On n’arrive par cette méthode, ou plutôt par cette absence de méthode, qu’à un chaos dont il est impossible de rien tirer d’exact et dont on ne sort qu’au moyen de cet artifice exéra-comptable qui s'appelle l’Inventaire annuel estimatif, lequel conduit aux bilans erronés.

Toute réalisation d’une valeur d'échange influence, en principe, au moins trois Comptes, savoir :

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