‹ Introduction physiologique à l'étude de la philosophieChapitre 101 sur 143 · I. Bravais en 1827. Hughlings Jackson de 1881 à · texte numérisé non relu

I. Bravais en 1827. Hughlings Jackson de 1881 à

272 LA PONCTION SEXSlTIYUMimtlCE GENERALE

Les crises qui caractérisent cette maladie son I formées de convulsions restant en général limitées à une moitié du corps (ou étant tout au moins beaucoup plus marquées dans une moitié du corps et débutant par un membre ou par la l'ace (aura) suivant le siège de la lésion. Ainsi une lésion dans le voisinage du centre cortical gauche du bras développera des attaques, ;'i aura brachiale, de convulsions limitées à la moitié droite du corps.

2° Dans les lésions irritatives de la région capsulostriée il faut connaître les crises spasmodiques de pleurs ou de rire et les mouvements pré et posthémiplégiques.

J'ai déjà parlé p. 2J8J des crises de pleurs et de rire par convulsions qu'il faut bien distinguer des crises de pleurs ou de rire des hyperémotifs psychiques. D'après Brissaud, la lésion dans ces cas irrite le faisceau psychique corticothalamique qui va de l'écorce à la région antérieure de la couche optique dont il forme la racine antérieure, en passant par le segment antérieur de la capsule interne (lig. 32 et 33, p. 259 et 260).

Certains hémiplégiques présentent, avant ou après l'attaque, des mouvements involontaires (pré ou posthémiplégiques) que nous retrouverons et dont nous étudierons le siège dans le chapitre suivant.

3" Les convulsions bulboprotubérantielles, produites par une lésion du môsocéphale, sont généralisées et reproduisent le tableau del'épilepsie ordinaire.

d. Les agnosies.

Nous avons suivi les impressions sensitives produites par le contact d'un objet sur la peau jusque dans les neurones où se produit la sensation. Mais il y a un temps plus élevé de la fonction sensitive qu'il faut envisager. Au delà des sensations il j a les jugements de reconnaissance des objets : on groupe et on rapproche les sensations perçues des sensations antérieures déposées dans la mémoire, on apprécie la forme, la dureté, les dimensions de l'objet et finalement on le reconnaît '. Les centres périrolandiques déjà étudiés constituent les centres polygonaux TK ; il j a, au-dessus, les neurones supérieurs <>.

Cette fonction supérieure a ses maladies. On appelle agnosie*

l. J'ai déjà parlé p. 118) des jugements de reconnaissance >'i de leurs deux degrés.

. Sodel «lii agnoteie.

en général l'impossibilité de reconnaître un objet par un sens quelconque (vue, ouïe, toucher). Dans les agnosies figurent la cécité psychique et la surdité psychique que nous retrouverons dans les chapitres xiv et xv. Pour le toucher on fait une subdivision : il y a stéréoagnosie (ou astéréognosie) si le sujet ne peut pas reconnaître les dimensions et la forme d'un objet; il y a asymbolie tactile si, appréciant ses dimensions et sa forme, le sujet ne peut pas reconnaître l'objet.

Claparède admet deux degrés dans la perception : 1° la perception au premier degré ou perception simple « correspond h la première phase du processus, celle où l'objet nous est donné comme une unité, comme un tout faisant partie du monde extérieur indépendamment des idées, sentiments qu'il peut susciter; cette phase n'est autre que Y identification primaire qui produit la reconnaissance sensorielle, assimilation de Herbart, sinnliches Wiedererkennen de Millier »; 2° la perception au second degré ou perception compliquée « comprenant les phases ultérieures du processus, compréhension de la signification des objets, c'est-àdire reconnaissance intellectuelle, identification secondaire, complication de Herbart, begriffliches Erfassen de Millier ».

La distinction de ces deux ordres de centres (centres inférieurs ou polygonaux et centres supérieurs) facilite singulièrement la compréhension des agnosies.

Grasset. — Introduction.

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