‹ Introduction physiologique à l'étude de la philosophieChapitre 11 sur 143 · a = un millième de millimètre · texte numérisé non relu

a = un millième de millimètre

Les prolongements ont eux-mêmes une structure fibrillaire\

Fig. 7. ijC neurone (d'après Hainon y Cajal). a, prolongements celhffipètesi 6, corps cellulaire-,* prolongements çelluliftigea.

ils sont formés de neurofibrilles qui sont indépendantes, mais accolées en faisceaux. Los cellules sont constituées aussi par un

pelolonnement et un réseau de ces neurofibrilles des prolongements, subdivisées et anastomosées.

Le neurone est donc un élément anatomiquement divisible.

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Fig. S. — Communication des neurones entre eux.

Les prolongements cellulifuges d'un neurone vont se mettre en rapport avec les prolongements cellulipètes d'un autre neurone. On admet généralement que les prolongements de deux neurones voisins n'ont que des rapports de contiguïté (fig. 8) et n'ont pas des rapports de continuité; c'est-à-dire que, le plus souvent, les extrémités terminales des prolongements de deux neurones voisins ne forment pas entre elles un réseau anastomosé.

A la périphérie (fig. 8) les prolongements cellulipètes des premiers neurones sensitifs commencent dans la peau ou dans une

muqueuse el les prolongements cellulifuges <\e> derniers neurones moteurs se terminent dans les muscles.

Si l'on discute le caractère de pure contiguïté entre deux

neurones voisins1, on ne discute pas que le neurone forme V unité trophique et on admet très généralement la solidarité des diverses parties d'un même neurone.

Depuis plus d'un demi-siècle on sait qu'après section d'une lilire nerveuse, la partie périphérique de la fibre, celle dont on a supprimé les connexions avec le corps cellulaire, dégénère. Cette altération se produit quel que soit le sens de la conduction nerveuse, c'est-à-dire dans les prolongements cellulipèles comme dans les prolongements cellulifuges.

Aujourd'hui on sait que cette dégénérescence, dite Walle~ rienne, n'est pas la seide.

Après une section périphérique portant sur un point quelconque d'un prolongement, le bout central cl le corps cellulaire luimême subissent des altérations de dégénérescence, sans qu'il y ait nécessairement continuité entre la lésion primitive périphérique et la lésion centrale consécutive. D'un mot, l'altération d'un point quelconque d'un neurone entraine l'altération de toutes les autres parties de ce même neurone; de plus, cette altération généralisée secondaire, ainsi provoquée, se limite au neurone primitivement lésé.

Donc, quoique anatomiquement divisible, le neurone est bien l'unité trophique, ['unité rivante du système nerveux. Vêlement nerveux, un et individuel, est le neurone.

Nous allons voir qu'il est aussi l'unité physiologique.

I. Lâche conclut ainsi une récente communication à la Société de Biologie

Ç2\ mars 1906) : il y a an moins deux modalités de rapports inlerneuroni-

ques : par des terminaisons libres (de Cajal) et par des anastomoses un de vrais réseaux (de Golgi). Quand les besoins de la conduction nerveuse demande ni que l'influx nerveux se lasse d'une manière liés rapide, les

boutons terminaux s'approchent fortement en se confondant par leurs bouts. Quand au contraire l'excitation nerveuse se lait beaucoup plus lentement

(peut-être est-elle alors d'une autre nature) les boutons restent libres ou pinson moins libres) el assez volumineux. L'entité biologique du neurone n'est nullement atteinte, mè si la notion a uatoinii|tie que nous en QVOHS

doii être légèrement modifiée.

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