Pathologie
a. Troubles de l'accommodation (éblouissement auditif) et de l'orientation auditive.
b. Troubles de l'acuité.
a. Moyens d'apprécier l'acuité. Examen de la transmission aérienne et de la transmission solidienne ou par contact.
(S. Symptômes de déficit, surdité, paralysie du nerf de l'ouïe, diagnostic du siège de la lésion.
y. Symptômes d'excitation : hyperacousies et paracousies; bruits subjectifs ou entotiques, bourdonnements ; hallucinations auditives.
c. Surdité psychique.
cl. Symptômes extrinsèques : troubles de l'équilibration, troubles oculomoteurs, troubles plus éloignés et plus complexes.
Oo. — AMATOMOPI1YS10LOGIE.
Comme l'appareil de la vision, l'appareil nerveux de l'ouïe comprend des voies sensorielles auditives, des voies sensitives générales et des voies motrices.
Un mot est d'abord nécessaire sur Yoreille pour rappeler le sens des mots employés.
L'oreille est divisée en oreille externe, oreille moyenne et
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oreille interne. L'oreille externe se compose du pavillon (avec sa conque et du conduit auditif externe; celui-ci est terminé par la membrane du tympan qui le sépare «le l'oreille moyenne. — L'oreille moyenne ou caisse du tympan communique avec l'oreille interne par deux fenêtres membraneuses : fenêtre vestibulaire et fenêtre ronde ou cochléenne. La paroi externe de la caisse est reliée à la paroi interne par une chaîne osseuse brisée formée, de dehors en dedans, par le marteau (qui correspond à la membrane du tympan), l'enclume, Vos lenticulaire et Vétrier qui est appliqué sur la fenêtre vestihulaire). A la caisse du tympan sont annexées les cellules mastoïdiennes (dans l'os qui est en arrière du pavillon et la trompe d'Eustache qui fait communiquer l'oreille moyenne avec la gorge arrière-cavité des fosses nasales et se termine dans celte dernière région par le pavillon. — L'oreille interne est formée d'une série de cavités osseuses qui constituent le labyrinthe. J'ai déjà parlé (p. 286 de deux séries de cavités (vestibule et canaux semicirculaires) d'où part le nerf vestihulaire kineslhésique. Dans ce même labyrinthe est une autre cavité, le limaçon, d'où nous allons voir que part le nerf de l'ouïe.
a. Voies sensorielles auditives.
J'ai déjà dit l p. 285) que le nerf de la huitième paire, dit nerf auditif, n'a aucune unité pour le physiologiste et le clinicien. Il est formé de l'accolement d'un nerf kineslhésique (nerf vestihulaire déjà étudié et du nerf de l'ouïe (nerf cochléaire) que je vais étudier actuellement.
C'est du limaçon que part le nerf de l'ouïe ou nerf cochléaire. Commençant par l'organe de Corti analogue des cônes et de^ bâtonnets de la rétine) il rencontre son protoneurone sensoriel (l'analogue du ganglion spinal postérieur et de la couche des cellules hipolaires de la rétine) : ganglion spiral ou de Corti et ganglion de Bœtscher (fig. M> .
De là, le nerf de l'ouïe s'accole momentanément au nerf veslibulaire pour former la huitième paire nerf auditif des anato mistes), s'en détache bientôt (racine postérieure, externe ou cochléaire ci rencontre les premiers neurones de relais (noyau accessoire et tubercule latéral du ganglion ventral), qui Bont l'analogue de la substance grise postérieure de la moelle pour la sensibilité générale. Là finissent les voies acoustiques péri-
phériques et commencent les voies acoustiques bulboméseneéplialiques.
Sur ces dernières voies se trouvent (fig. 46) un deuxième neu-
Hesnisphere gauche-
Hémisphère, droit
Tubercules quadryumeaux postérieurs
\jVeurone cortical ' J super Leur
neurone de. relais
3' 'neurone de relais
Olive supérieure-.
,r j^tiihercuie
JVqyau accessoire Q — Çj&zfc'ral
\2- 'neurone de relcus
/^neurone de reZcus
Ganglions dejjetcher J-* et spiral ou de Corti W
S ^ fi Protoneurone sensoriel *Sd
Oreille, droite.
Organe de Corti rS
Oreille gauche Fig. 46. — Semidecussation îles voies acoustiques (d'après van Gehuchten).
rone de relais (olive supérieure et noyau du corps trapézoïde), puis un troisième neurone de relais (noyau latéral). Ace niveau, chaque nerf est formé de libres directes et de fibres croisées, c'est-à-dire que ce nerf subit une semidecussation (fig. 4-6; analogue au chiasma (p. 304) du nerf optique et que par conséquent 'Inique hémisphère reçoit des impressions auditives des deux oreilles.
Les tubercules quadrijumeaux postérieurs constituent le quatrième neurone de relais et terminenl la deuxième étape des voies acoustiques : voies bulbomésencéphaliques. Là commence la troisième étape des voies acoustiques : voies mésencéphalocorticales.
Le nerf de l'ouïe suit alors le bras postérieur des tubercules quadrijumeaux, gagne la région sousoptii|ue (corps genouillé interne), passe dans le segment rétrolenticulaire du bras postérieur de la capsule interne (fig. 28, p. 253 avec les libres sensitives générales et gagne la partie moyenne de la première et de la deuxième circonvolutions temporales (flg. 29, p. 254) des deux côtés, et surtout du côté opposé : centre auditif cortical, neurone supérieur de perception acoustique.
Bechterew subdivise ce centre cortical et, d'après les recherches de Larionoff faites dans son laboratoire, admet, dans ce territoire cortical, une échelle « de tons superposable à celle du limaçon de l'oreille interne. La portion temporale de la deuxième circonvolution externe du chien renferme les centres adaptés aux octaves inférieures, depuis les sons les plus graves jusqu'au mi de la troisième octave du clavier du piano, en allant de gauche à droite. La même portion de la troisième circonvolution est désignée pour les degrés de l'échelle diatonique qui se succèdent... depuis mi, jusqu'à ut,... Enlin la moitié postérieure de la quatrième circonvolution est accordée pour les sons supérieurs à do,. Des lésions partielles du lobe temporal ne produisent donc de surdité que pour certains sons seulement. »
h. l'oies sensitives générales.
La sensibilité générale de l'oreille externe (pavillon de l'oreille, conduit auditif externe et couche cutanée de la membrane du tympan) est assurée par le plexus cervical superficiel nerfs rachidiens), le nerf trijumeau (cinquième paire crânienne) et le nerf pneumogastrique (dixième paire).
Le nerf glossopharyngien (neuvième paire) préside à la sensibilité de l'entière oreille moyenne (couche muqueuse delà membrane du tympan et de toute la caisse, cavités mastoïdiennes, trompe d'Eustache). Seul, le pavillon de celle-ci (portion muqueuse de la trompe qui a voisine l'orifice pharyngien), est innervé par le rameau pharyngien du trijumeau.
Les centres de ces voies sensitives générales sont dans la région périrolandique.
c. Voies motrices. Nerfs aaditivomoteurs. Appareil nerveux d 'accommodation auditive.
L'appareil auditivomoteur est formé de deux nerfs antagonistes, accommodateurs de l'ouïe en sens inverse (chez l'homme, la motricité de l'oreille externe peut être considérée comme nulle au point de vue physiologique). Ces deux nerfs viennent, l'un du facial, l'autre du masticateur (trijumeau).
Le muscle du marteau, en se contractant, tend la membrane du tympan, la fait saillir dans la caisse et augmente la pression intralabyrinthique (trijumeau). Le muscle de l'étrier au contraire, par sa contraction, relâche la membrane du tympan et abaisse la pression dans le labyrinthe (facial). De plus, les mouvements du pavillon de la trompe d'Eustache, surtout au moment de la déglutition, entretiennent une tension normale dans la caisse (trijumeau et facial).
Par analogie avec ce que nous savons de l'appareil visuel, « il est probable » que le centre réflexe de l'accommodation auditive, comme celui des réflexes optopupillaires, « est dans la région des tubercules quadrijumeaux; mais on ne possède pas d'expérience vérificatrice de cette induction » (Morat).
Quant au centre cortical de l'appareil audilivomoteur, il doit être dans la région temporale près du centre sensoriel. « Chez les animaux, dit Morat; lorsque (l'excitation) est faite sur la région temporale, elle a pour etï'et la contraction des muscles de l'oreille. » Ce serait là le centre sensoriomoteur ; le centre sensitivomoteur serait dans Técorce périrolandique.