TABLEAU X
Classification des anosmies d'après Collet.
a. Respiratoire proprement dite par défaut de perméabilité 1" Anosmie l des fosses nasales;
de cause mécanique,! h. Par direct ion défectueuse de l'air inspiré;
par obstacle l c. Par oblitération de la l'ente olfactive, la perméabilité nasale à l'apport des par- j restant intacte; ticules odorantes, f <l. (instaure de Zwsardemaker, duo à un obstacle du côté V des choanes, à des végétations adénoïdes du pharynx nasal.
2° Anosmio par lésion de la muqueuse olfactive.
S° Anosmie ( "' 0,'ganique <"voir le paragraphe suivant c).
d'origine nerveuse ] b' Fonctionnelle, névrosique ou par inhibition (après opérafe ' ( tion intranasale).
c. Les troubles olfactifs d'après le siège de la lésion nerveuse.
a. Lésions périphériques.
Ce sont tontes les anosmies par lésion de la muqueuse olfactive intéressant le protoneurone sensoriel.
An même groupe se rattachent souvent certaines anosmies toxiques médicamenteuses par action locale : insufflation nasale de poudres comme la cocaïne, les sels de mercure (Bichat, Renier), application de solutions aqueuses diverses dépassanl une certaine concentration (6 à 7 p. 1000 de chlorure de sodium, o p. 1000 de bicarbonate de sonde, Zwaardemaker», inhalation de vapeurs odorantes ou de gaz irritants lels que l'éther (Stricker), le sulfure de carbone (vulcanisation du caoutchouc, Bryce, Ross), les alcools et essences (dégustateurs, Moure), le gaz îles égouls (vidangeurs .
On a aussi observé des parosmies par lésion périphérique: lésion nasale (Niquct), salnrnisnie l.ennox Urowne).
p. Lésions des nerfs et des neurones de relais.
Anosmies dues à : 1° l'absence congénitale (.les bandelettes et des bulbes olfactifs (Rosenmuller, Cerutti , Pressât, 1837); 2° l'atrophie sénile des mêmes organes (Prévost, 1866); 3° un traumatisme sur la nuque et plus rarement sur le front (Daniel Mollière), par déchirure des nerfs olfactifs (Hilton) ou par formation d'un épanchement sanguin comprimant (Heinemann) ou par blessure directe du nerf par coup de feu (Jobert, Kônig, Riedel, Scheyer); 4° certaines maladies générales à localisation néyritique (syphilis, tabès, tumeurs...).
y. Lésions des neurones supérieurs corticaux.
A côté de quelques cas négatifs (Bouchaud, Bartels) il y en a un certain nombre d'autres qui paraissent confirmer la localisation corticale indiquée plus haut (p. 345) des centres supérieurs de l'odorat. Malgré tout, on peut conclure, avec Morat : « aucune des localisations corticales n'est plus pauvre de données précises (cliniques ou expérimentales) capables de contrôler les inductions de l'anatomie à son égard ». On comprend d'ailleurs le retard relatif de ces études par le peu d'importance qu'a ce sens chez l'homme.