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PATHOLOGIE

a. Modes d'exploration clinique de la fonction olfactive : olfactométrie.

En général, on examine sommairement, en clinique, l'état de l'olfaction en bouchant une narine avec un petit tampon de ouate et en présentant devant l'antre diverses odeurs. Il faut éviter les substances qui, comme l'ammoniaque on l'acide acétique, agiraient sur la sensibilité générale de la muqueuse. Le musc, la vanille, l'essence de roses peuvent servir. Ce procédé ne permet guère de constater qu'une anosmie complète, d'un côté on des deux côtés.

Pour déceler des troubles pins légers, voici quelques procédés iYolfaetomélrie (Debove et Acliard, Collet, Toulouse, Vaschide et Piéron) : \. Frôhlich (1851) approche progressivement un llacon contenant une substance odorante , de l'essence de lavande par exemple, et note à quelle distance du nez l'odeur commence à être perçue (160 millimètres pour l'essence de lavande et un odorat normal). — 2. Pass\ | 1<S!>2i prépare une série de solutions titrées à 110, 1 100, 1 1000 de substance odorante dans l'alcool. On prélève une goutte de la dernière dilution qu'on met sur un petit godel légèrement chauffé dans un flacon de capacité connue. Après quelques instants on découvre le llacon et le sujet flaire. S'il ne sent rien, on recommence avec une solution moins diluée et on note le degré de concentration qui est perçu. — .'!. Toulouse UN!»!») t'ait une série de solutions de camphre dans l'eau, en partant d'une solution mère à 1/4000, on verse to ou 15 centimètres cubes de chaque solution dans une série de flacons identiques et quand le sujet reconnaît l'odeur du camphre on note ce minimum de perception *

Dans Yolfactomètre de Zwaardemaker, deux lubcs glissent

L ODORAT 3i9

l'un dans l'autre : l'externe en porcelaine poreuse est imbibé d'une substance odorante, l'interne en verre est gradué et se termine à l'entrée du nez. On sort peu à peu le tube de porcelaine et on note sur les divisions du lube de verre la longueur mini ma à partir de laquelle le sujet perçoit l'odeur. On peut remplacer le tube poreux imbibé d'une solution odorante (eau de laurier cerise, solution d'essences amères) par un lube solide odorant par lui-même (bois de cèdre, cuir de Russie, paraffine, caoutchouc, cire jaune, bois de palissandre). — Uolfaciie, unité démesure physiologique du pouvoir odorant, représente (pour chaque odeur) la longueur minima dont il faut sortir le tube pour que l'odeur soit perçue par une narine normale. L'acuité olfactive est exprimée par 1/??; a étant le nombre d'olfaclies nécessaire pour que le sujet examiné perçoive l'odeur.

1). Les troubles olfactifs d'après leur forme sijmptomatique.

Le trouble le plus fréquent et le plus net en clinique est Yanosmie perte de l'odorat) et son degré incomplet (Yhyposnùe).

L'hijperosmie (acuité olfactive exaltée) est observée dans l'hystérie, l'hypnose... Dans Y hyperalgésie osmique la moindre odeur détermine des phénomènes pénibles et douloureux (céphalée, migraines, nausées, vomissements).

La parosmie est la perception incorrecte et l'appréciation inexacte d'une odeur réelle (illusion) ou la perception d'une odeur non existante (hallucination)-, elle comprend aussi Yisosmie (confusion des odeurs). Le plus souvent l'odeur anormale est désagréable (cacosmie). — Chez une malade de Castex une bonne odeur provoquait l'impression d'oignon, tandis qu'une odeur désagréable était sentie comme de la vanille.

Dans Y olfaction colorée le sujet perçoit des couleurs quand il sent une odeur.

Aux troubles de l'odorat on a décrit des symptômes associes, du côté du goût, de la sensibilité tactil»1 et de l'ouïe.

Un anostnique de Jashow (1892) confondait l'eau chaude et le thé, la moutarde et le poivre, le sirop simple et les sirops de fruits. C'est par les troubles du goût que l'attention des malades est souvent attirée dans des cas d'anosmie. Ces deux appareils sont du reste voisins et connexes au double point de vue : physiologique et anatomique.

1*0111- ta sensibilité générale, on note la rareté Moure) on l;i fréquence anormales des éternuements et l'hypercrmie nasale chez des anosmiques. L'anosmie esl souvenl aussi secondaire an\ eoryzas fréquents.)

Collet a spécialement étudié, dans la llièse de Nique (1897, Lyon) l'association des troubles olfactifs et des troubles de l'ouïe (otite scléreuse beaucoup plus soin ent que otite suppurée).

Le tableau X donne la classification des anosmies d'après Collet.

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