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l'appareil nerveux de la circulation

a. Analomophysiologie.

a. Système nerveux du cœur.

L'appareil nerveux du cœur est formé de deux nerfs à action antagoniste : un nerf frénateur (pneumogastrique) qui ralentit les battements du cœur et un nerf accélérateur (grand sympathique) qui accélère les contractions cardiaques.

Il y a plusieurs étages de neurones (centres de réflexes) : les ganglions inlracardiaques, les ganglions du sympathique et les neurones bulhomédullaires ; les neurones plus élevés (corps strié et écorce) pouvant aussi avoir une action inhibitrice ou excitatrice sur les réflexes inférieurs.

i. Système nerveux des artères.

Les nerfs des artères ou vasomoleurs (se terminant dans la tunique moyenne des petits vaisseaux) ont une double action antagoniste, vusoconstriclive et vasodilatatrice, et appartiennent lous ;m grand sympathique. Leur histoire date des beaux tra-

\;m\ de Claude Bernard. - Ici aussi il y a trois étages de centres : les ganglions sympathiques, les centres bulbomédul-

laires, les centres basilaires et corticaux.

y. Relations nerveuses cardiovasculaires.

Par l'appareil nerveux vagosympathique les relations et réactions nerveuses sont faciles et fréquentes du cœur sur les vaisseaux et des vaisseaux sur le cœur.

Ainsi, du cœur, une excitation part par le nerf dépresseur ou de Cyon, se réfléchit dans le bulbe et, par les nerfs splanchniques. produit la vasodilatation des voies importantes do régulation de la pression sanguine. Inversement, des artères, part une excitation qui va modifier la fréquence des battements du cœur suivant la loi de Marey : toutes choses égales d'ailleurs, quand il n'y a aucune cause directe de bradycardie ou de tachycardie, si la tension artérielle diminue, les battements du cœur deviennent plus fréquents; et, si la tension artérielle augmente, les battements du cœur deviennent plus rares.

b. Palliolof/ie.

i. Les grands symptômes circulatoires.

\° Modes d'exploration et de constatation. — L'inspection permet de constater la rougeur, la pâleur, etc., de la peau; en rayant la peau avec l'ongle ou une pointe mousse on détermine parfois une raie rouge plus ou moins large (raie dite, à tort, méningi tique), très marquée quand le sujet présente du dermographisme.

Au toucher et surtout avec les thermomètres à température locale on apprécie les variations de température.

2° Principaux symptômes. — Les principaux symptômes observés sont :

La congestion et l'anémie locale, l'hyper et l'hypothermie locales;

L'asphyxie locale des extrémités à forme bleue (acrocyanose ') ou blanche (syncope locale, doigt blanc, doigt mort), qui peut aller jusqu'à la gangrène symétrique des extrémités : c'est le syndrome de Maurice Ftaynaud. L'érythromélalgie (Ouchenne de

I. Il y s toute une acrophysiologie ot une acropathologie, ce préfixe <wa désignant les extrémités (nez el oreilles c pris) tous les flnistères de l'économie, comme dil Brissaud.

Boulogne, Weir Mitchell, Lannois) en est comme la forme angioparaly tique. On peut rapprocher encore le doigt hippocratique des tuberculeux et certains cas cTacroparesthésie ;

L'œdème, gonflement blanc de la peau avec possibilité d'y faire une cupule persistante en enfonçant le doigt : œdème névropa- Ihiquë des hystériques (œdème bleu), de certains hémiplégiques ou névritiques; main succulente de Pierre Marie et Marinesco, main œdémateuse, tuméfiée et froide; trophœdeme, etc.;

lîhémorrhagie, cutanée (ecchymoses, purpura) ou viscérale (hémoptysie, hématcmèse, hématurie);

Les symptômes cardiovasculaires, tels que les palpitations, l'arythmie du cœur et du pouls, la syncope, les troubles de la fréquence du pouls (tachy et bradycardie), les variations de la tension artérielle...

[î. Siège des lésions.

Ces divers troubles se trouvent dans les névrites (lésions périphériques), dans les lésions bulbomédullaires (tabès, atrophie musculaire progressive, syringomyélie, pouls lent permanent bulbaire de Stokes Adams), dans les lésions cérébrales, soit de la région optostriée soit de la région corticale.

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