Vitiligo, albinisme, eairilie
362 LRS PONCTIONS DE NUTRITION
!)(!. — l'appareil nerveux de la respiration. a. Anatomophysiologie,
a. Centres.
Le premier, le plus important, centre de la coordination automatique de Ions les mouvements servant à la respira lion, est situé (Legallois, 1812, Flourens) dans le bulbe, vers l'origine des nerfs pneumogastriques, sur le plancher du quatrième ventricule (nœud vilal de Flourens). Il comprend un centre inspirateur et un centre expirateur.
Le deuxième, centre de transmission, est situé surtout dans la moelle, entre la quatrième paire cervicale et la huitième dorsale.
Les centres supérieurs (cérébraux) n'interviennent pas dans la respiration automatique habituelle; ils interviennent quand on modifie volontairement la respiration dans un sens ou dans un autre, quand on parle, qu'on chante; de môme dans les émotions et les passions. Ils paraissent réunis, dans chaque hémisphère, au bas de la région périrolandique (fig. 29, p. 254). dans la région de l'opercule d'Arnold, c'est-à-dire de la lèvre supérieure de la scissure de Sylvius.
i. Voies centripètes.
Ce sont tous les nerfs sensilifs de la trachée, du larynx et des poumons, spécialement le pneumogastrique. Ce nerf, « régulateur de la respiration » comprend des fibres inspiratrices et des libres expiratrices. « Le resserrement du poumon excite les libres inspiratrices et la dilatation des alvéoles met en jeu les fibres expiratrices du vague » (Hédon). C'est ainsi que l'inspiration appelle l'expiration et réciproquement.
Dans certains cas d'ailleurs, toutes les voies sensitives générales peuvent devenir voies centripètes supplémentaires pour la respiration Pour le démontrer, il « suffit de rappeler les effets respiratoires bien connus de l'application du froid à la surface de la peau (par exemple dans la douche), des frictions, de la flagellation de la peau pratiquées dans le but de rappeler les mouvements respiratoires chez les individus en étal de syncope ou de faire naître la première inspiration chez le nouveau-né ». Des nerfs sensilifs généraux (trijumeau dans la muqueuse nasale par exemple) peut aussi partir un réflexe inhibiteur de la respiration. « Il suffi! de présenter devant les narines d'un
animal, qui respire tranquillement, une4 éponge imbibée de chloroforme pour provoquer instantanément l'arrêt des mouvements respiratoires (Hedon). On connaît les syncopes respiratoires de la chloroformisalion, L'asthme d'origine nasale....
•;. Voies centrifuges.
Il y a d'abord les nerfs moteurs du larynx qui viennent du pneumogastrique pour la respiration naturelle (Claude Bernard) et du spinal pour le larynx vocal et la respiration forcée (voix, cri, chant, effort).
Le nerf moteur inspirateur est surtout le phrénique qui, né du plexus cervical, se distribue au muscle diaphragme et aux muscles du thorax. Quant à l'expiration, elle est ordinairement passive.
b. Pathologie.
y.. Dans les troubles de fréquence et de rythme des mouvements respiratoires, on décrit : 1° la tachypnée (fréquence); 2° la dyspnée (effort pénible, parfois douloureux), inspiratrice (tirage, cornage) ou expiratrice (sifflement); 3° la bradypnée (lenteur ou plutôt rareté des mouvements respiratoires) ; 4° l'irrégularité et plus spécialement le type de Cheyne-Stokes : alternance régulière d'une période de dyspnée et d'une période lY apnée véritable (silence respiratoire complet).
p. Les troubles paralytiques comprennent Yapnée, la syncope respiratoire (chloroforme), les paralysies motrices du larynx, du diaphragme : dans ce dernier cas (Duchenne), l'épigastre et les hypocondres se dépriment au lieu de se dilater au moment de l'inspiration.
y. Enfin les troubles spasmodiques principaux sont la toux, Yasthme, le hoquet, le bâillement, Y été marnent...
Tous ces symptômes peuvent, dans certains cas, être sous la dépendance d'une altération du système nerveux
97. — l'appareil nerveux de la digestion. a. A natomophys iologie.
L'appareil nerveux de la mastication et de la déglutition est formé par le trijumeau, le glossopharyngien et le pneumogastrique (voies centripètes), le masticateur du trijumeau, le facial,
le glossopharyngien, le pneumogastrique el l'hypoglosse (voies centrifuges) et les noyaux de ces nerfs centres).
L'appareil sensitivomoteur de ['estomac et de Vintestin est le vagosympat nique : le pneumogastrique étant excitateur el le sympathique, inhibiteur.
La sécrétion gastrique, esl provoquée par des excitations venues de points très divers : vue des aliments (Bidder el Schmidt), mastication (Richet), excitation psychique (Pawlow, Kettscher, Sanolzky) telle que le souvenir ou le désir d'un bon repas....
Pour le foie, « l'excitation du bout périphérique du vague sectionné ralentit la sécrétion biliaire. L'excitation du bout central l'accélère (Arthaud et Butte, Rodriguez) » (Doyon). La motilité des canaux biliaires viendrait du pneumogastrique (Arthaud et Butte.) La piqûre du plancher du quatrième ventricule sur la ligne médiane et un peu au-dessus du Dœud vital produit l'hyperglycémie et glycosurie (Claude Bernard) : diabète expérimental.
b. Pathologie.
Comme troubles de l'appareil nerveux de la digestion, je me contenterai d'énumérer : les troubles de la déglutition (dysphagie, spasmes du pharynx et de l'œsophage), la disparition des réflexes nauséeux du pharynx (hystérie), les vomissements, les éructations (gaz), les régurgitations (matières ingérées) avec ou sans pyrosis (fer rouge, acidités brûlantes), le merycisme {rumination habituelle), les crises douloureuses de l'estomac, ou de l'intestin (tabès), Yanorexie (défaut d'appétit) et la boulimie (exagération de la faim), la constipation et la diarrhée, Vententnécrose (colite mucomembraneusc)...