I . Voir plus haut, p
au pincement. Donc, il retrouve, dans l'état de suggestibililé que nous avons vu (p. 6(3) être un état de désagrégation suspolygonale, il retrouve dans son polygone ces impressions qui avaient atteint les centres psychiques inférieurs sans les dépasser et sans devenir conscientes.
c. Autres exemples de sensations arrêtées dans les neurones psychiques inférieurs.
Voilà de très bons exemples de sensation non sentie, d'impression sensitive dans les neurones psychiques inférieurs. Je peux en indiquer d'autres. On en retrouve d'ailleurs dans tous les états que j'ai énumérés dans le chapitre précédent (iv).
Chez le distrait les impressions sensilives sont des phénomènes psychiques inférieurs. Quand, fortement préoccupé par ma conversation, je marche dans la rue, c'est uniquement avec mes neurones psychiques inférieurs que je vois les obstacles ou entends les automobiles que j'évite, que je sens la pluie qui me fait ouvrir mon parapluie, que je reconnais une dame devant laquelle je m'efface et que je salue...
Si l'impression devient très forte, elle dépasse le polygone et s'impose à la conscience de 0 et ainsi Xavier de Maistre se sent, à un moment, brûlé par les pincettes qu'il maniait inconsciemment.
Dans le sommeil, la preuve est donnée de l'arrivée des impressions sensitives jusqu'au polygone par la direction qu'elles donnent au rêve. Maury entend des bruits de marteau et sue pendant un sommeil : il rêve qu'on lui a placé la tête sur une enclume, qu'on la martèle à coups redoublés et qu'elle se fond en eau comme une cire molle. On fait vibrer les pincettes à côté de lui : il rêve une cloche, le tocsin, les journées de 1848.
Les impressions viscérales sont perçues de la même manière par le polygone des personnes endormies et influencent leurs rêves : une mauvaise digestion fait rêver à une plaie intérieure; un vertigineux rêve chutes, navigation, escarpolette; un dyspnéique rêve de bête, de monstre qui pèse sur sa poitrine...
Et, comme parfois ces sensations viscérales peuvent apparaître plus nettes dans cet état de désagrégation que dans l'était de veille, elles peuvent révéler une maladie commençante dont on ne se doutai! pas encore. C'est ainsi que certains rêves peuvent prendre l'apparence divinatoire ou faire croire à une
prémonition. Galion raconte déjà qu'un jeune homme rêva qu'il avail une jambe de pierre et fut, un peu plus tard, frappé d'une paralysie du même côté.
En réglanl d'avance ces sensations à recevoir pendant le somrreil, on peut ainsi parfois diriger volontairement ses rêves. Pour cela, il faut bien choisir les sensations sur lesquelles on s'endort ou môme faire bercer son sommeil commençant par une boîte à musique ou par une chanson.
Dans le cumberlandisme avec contact, c'est par des sensations polygonales qu'est dirigé le liseur de pensée qui a les yeux bandés.
Dans F hypnose, le sujet voit, entend, sent... avec les seuls neurones psychiques inférieurs désagrégés de leurs centres supérieurs. De même, pour le médium en transe qui reçoit des impressions du dehors, mais les arrête dans son polygone. Dans le somnambulisme, c'est avec ses neurones psychiques inférieurs que lady Macbeth voit la lumière, distingue les obstacles qu'elle évite...
d. Sensibilités partielles et électives.
Très souvent dans les états physiologiques, extraphysiologiques ou pathologiques dont je viens de parler, non seulement la sensibilité psychique est un phénomène purement polygonal, mais encore cette sensibilité polygonale est partielle et élective.
Si on dort en chemin de fer, on peut entendre nommer les diverses stations, alors qu'on n'entend pas les coups de sifflet de la locomotive qui sont cependant discontinus, eux aussi. Que de mères qui n'entendent aucun bruil dans leur sommeil et sont éveillées par le moindre vagissement de leur enfant. Et ceci n'est pas dû seulement au désintérêt voulu de la mère pour tout autre bruit. L'enfant, lui aussi, s'il a un rêve agité ou un cauchemar, n'entend rien ni personne et est immédiatement rassure ei calmé par la voix de sa mère ou de sa nourrice.
Dans le somnambulisme, naturel ou provoqué (hypnose l), la chose est encore bien plus claire.
Certains hypnotisés ne voient, n'entendent que leur hypnotiseur, ne reçoivent des impressions de l'extérieur que quand elles passenl el leur sont transmises par l'hypnotiseur. Ou née