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LES IDÉES

a. Vidée, élément de tout acte psychique.

En s'étendant à des neurones voisins la sensation fait naître l "utre, et cela en debors de tout acte de raisonnement, jugement, association ou mémoire : c'est l'idée de l'objet, de la cause actuelle de l'impression initiale.

L'impression centripète n'a pas besoin d'atteindre les neurones psychiques supérieurs pour développer l'idée. Il suffit qu'elle arrive aux centres psychiques inférieurs. L'idée ne se développe pas si l'impression ne dépasse pas les centres non psychiques. Pour mieux dire, l'idée est, par définition, la caractéristique des actes psychiques, de tousles actes psychiques.

Donc, il n'y a pas d'idée dans les actes réflexes, mais il \ en a dans tous les actes automatiques et inconscients. Dans ces derniers cas, l'idée peut être très courte, fugitive; mais elle existe toujours. Quand la percussion du tendon rolulien provoque le soulèvement de la jambe, il n'y a pas d'idée; mais, quand, en entendant une injure, on répond brusquement par un juron, entre la sensation auditive et l'acte de parole, il y a, comme intermédiaire, une idée polygonale.

Cette idée des neurones psychiques inférieurs peut aussi être longue cl durable : on en a la preuve par exemple dans l'hypnose ou le somnambulisme.

D'ailleurs, suivanl le tempérament de chacun l'idée consécutive à la sensation esl un élément plus ou moins prédominant et important de l'acte psychique total.

mo LES GRANDES FONCTIONS PSYCHIQ1 ES

1). /.'•>■ idées morbides.

Pour l'étude physiologique (te cel acte psychique, il est bon d'en connaître quelques types morbides. J'en indiquerai deux : les idées fixes el les idées erronées.

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