‹ Introduction physiologique à l'étude de la philosophieChapitre 8 sur 143 · DEFINITIONS ET GENER ALITES · texte numérisé non relu

DEFINITIONS ET GENER ALITES

les lermes initiaux ne sont pas choisis par nous, mais nous sont souvent connus e1 dont les conséquences peuvent habituellement être connues par nous.

Ainsi un caillot va accidentellement oblitérer une artériole du cerveau; nous observons et nous notons les troubles que cette nécrose d'une région limitée entraîne dans le fonctionnement Au cerveau : nous voyons qu'un sujet est devenu hémiplégique paraisse du bras et de la jambe d'un côté), qu'un autre a perdu la parole, qu'un troisième ne voit plus les objets que dans la moitié droite (ou gauche) de son ebamp visuel... Plus tard, ces malades meurent et nous constatons que l'oblitération artérielle ne s'est pas l'aile au même point pour chacun des trois. Nous notons. Les observations se répètent, se multiplient, se contrôlent et on voit que tous ceux qui ont perdu la parole ont leur lésion dans une région donnée et tous ceux qui ont perdu le mouvement dans une autre région donnée...

On recueille ainsi de très importants documents avec lesquels on fait l'histoire fonctionnelle ou la physiologie de ces diverses parties du système nerveux.

C'est avec et par celte méthode anatomoclinique (que Charcot a si puissamment lancée et préconisée) qu'a été faite la physiologie du langage, de la vision, etc., chez l'homme.

L'élude nécropsique de l'homme malade ne sert pas seulement à montrer la correspondance qu'il y a entre certains sièges de lésion nerveuse et certains symptômes ou troubles fonctionnels nerveux. Elle permet dans certains cas aussi d'établir les connexions qui unissent entre elles diverses parties du système nerveux.

Nous avons vu plus haut p. 11, note) la solidarité de développement qui unit les diverses parties d'un même appareil nerveux. Au point de vue nutritif il en est de même : quand une partie d'un appareil nerveux est détruite par la maladie, on peul souvent suivre, au microscope, la dégénérescence de certaines autres parties du système nerveux, qui se révèlent ainsi en connexion nutritive et fonctionnelle intime avec la première. Celte méthode a rendu de grands services dans l'étude de la physiologie îles mouvements et de la \ision.

Quand on parle de l'homme malade comme objet possible d'expérimentation physiologique, il tau t prendre le mol « malade •> dans le sens général, un peu forcé, d'homme dans un étal

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anormal ou plutôt d'homme qui n'est pas dans son état normal.

Nous étudierons en elïet plus loin, sous le nom d'états extraphysiologiques, des états (comme l'hypnose provoquée par exemple ou la transe des médiums) dans lesquels l'homme n'est pas malade, mais n'est pas non plus dans son état normal.

Ces états extraphysiologiques peuvent être le point de départ d'expérimentations fécondes dont nous pouvons même (ceci est une supériorité sur les états pathologiques) régler dans une certaine mesure les conditions initiales de production.

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