Revuede Philosophie, 1907, r mars, \>. L!i
chique ». Toute l'écorceesl psychique ou intellectuelle; lotis les troubles de l'écorcc malade sont donc psychiques on intellectuels. Seulement dans cette vaste région psychique ou intellectuelle la question est de savoir s'il \ a des régions plus spécialement en rapporl avec la fonction psychique ou intellectuelle du langage. Il me semble une les classiques el Pierre Marie sont d'accord pour admettre que la zone de Wernicke est particulièrement en rapport avec celle partie de la fonction langage que l'on appelle la compréhension du langage parlé.
Reste toujours un point qui nie paraît être le seul important sur lequel les idées de Pierre Marie sont absolument neuves et opposées aux idées classiques, c'est la question du pied de la troisième circonvolution frontale gauche.
Pour expliquer la fréquence de la lésion de celle région dans les cas d'aphasie, Pierre Marie invoque des dispositions anatomiques qui rendent compte en effet de cette fréquence mais qui n'expliquent pas que cette fréquence soit plus grande dans les cas avec aphasie que dans les cas sans aphasie.
Pour l'anarthrie qui, ajouléc à l'aphasie de Wernicke, fait l'aphasie de Broca, Pierre Marie proclame qu'il s'agit de tout autre chose que de l'anarthrie des autres malades non aphasiques, c'est la perle, non de l'articulation des mots, mais du langage articulé. Mais c'est là l'ancienne conception de la faculté que l'on attribuait classiquement au pied de la troisième circonvolution frontale gauche1. Je peux bien continuer à dire que Pierre Marie en reconnaît l'existence, en dépossède le centre de Broca mais ne l'attribue pas à un nouveau centre, puisque les centres capsulaires se confondent avec ceux de l'articulation des mots.
Je maintiens donc les conclusions du paragraphe précédent et répète que le débat reste vraiment limité sur un point : le pied de la troisième circonvolution frontale gauche joue-t-il ou non un rôle spécial dans la fonction du langage? Les classiques répondent oui; Pierre 3Iarie répond non. Déjerine vient de publier un nouveau travail* à l'appui de la réponse classique.
p. Déjerine rapporte deux observations extrêmement importantes, étudiées sur des coupes microscopiques -criées, dans
1. « .Mois pourquoi détourner de -nu sens habituel le mol nnarthrie el ne passe servir, a défaut du terme d'aphasie motrice, «le celui d'aphémie employé par Broca an débul de ses travaux? - 1 1 >»,j»-ii i n> ' .