‹ Inutilité des injections vaginales pendant les suites de couches et dangersChapitre 17 sur 23 · Annales de gynécologie, 1894, t. XLI, p · texte numérisé non relu

Annales de gynécologie, 1894, t. XLI, p

2, Annales de gynécologie, 1894, t. XLI, p. 275.

3. Presse médicale, 1° déc. 1894, n. 48, p. 387, Propriélés bacléricides des sécrélions vaginales des femmes enceintes, par B. Kronig. Deut. med. Wochenschr., 25 oct. 1894, p. 819. Presse médicale, 5 janv. 1895, n. 1, p. 4 Propriélés bacléricides des sécrétions vaginales chez les femmes non enceintes, par K. Menge, Deut. med. Wochenschr., 15, 22 et 29 nov. 1894.

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Que penser alors des injections vaginales antiseptiques ? Du résultat de ses expériences Krünig conclut qu’elles détruisent les propriétés bactéricides des sécrétions vaginales ; en conséquence, selon lui, elles seraient plus nuisibles qu’utiles.

À notre avis, le tort de tous les auteurs que nous venons de citer est, pour éviter l’abus que lon a fait des injections vaginales, d’être tombés dans l’exagération opposée : puisqu'ils admettent tout au moins une hétéroinfection possible, pensent-ils pouvoir l'empêcher d’une façon certaine par les seuls soins antiseptiques externes ? Il est tout au moins, semble-t-il, permis d’en douter.

En somme, ce sont deux écoles en opposition qui essayent de se faire échec: l’une, croyant à l’auto-infection par suite de la présence de micro-organismes pathogènes dans le vagin, en conclut à la nécessité des injections vaginales antiseptiques, même dans les suites de couches normales ; l’autre, au contraire, niant la présence de microbes pathogènes ou prétendant que, s’il y en a, ils ne sont pas tout au moins à redouter, en déduit qu'il ne faut faire en aucun cas d’injections vaginales, pas plus avant que pendant les suites de couches.

Et pourtant il nous semble qu'un raisonnement bien simple suflirait à prouver l’exagération de ces deux méthodes opposèes : pendant le travail, même sans ad- . mettre la présence de micro-organismes pathogènes dans le vagin, comme le veulent les partisans de l’auto-infection, il est certain que l’hétéro-infection est toujours une éventualité possible par le fait des mains, des instruments vu des objets placés plus ou moins directement en con-

ee ir Le tâäct avec la femme. Donc, pour éviter cette infection venant du dehors, le devoir de l’accoucheur est de prendre toutes les précautions antiseptiques désirables : bain de propreté pour la femme, savonnages et lavages antiseptiques de la vulve, injections vaginales également

antiseptiques, compresses au sublimé ou autres placées en

permanence sur la vulve. On à raison d'agir ainsi, mais par l'emploi de toutes ces précautions, le vagin de la femme peut être regardé comme un milieu aseptique, et, quand, après la délivrance, on aura fait une dernière injection, où peut bien être l’utilité d’en faire de nouvel- ! les, puisqu'il ne sera plus introduit ni doigts ni instruments dans ce vagin rendu aseptique et protégé avec soin contre les agents extérieurs par les toilettes faites matin et soir et par les compresses antiseptiques mises en permanence sur la vulve. Si encore ces injections renouvelées présentaient une innocuité complète, si elles ne faisaient Courir aucun danger à la nouvelle accouchée, on comprendrait encore leur emploi à la rigueur, mais il en est tout autrement, et nous aurons occasion de traiter cette question plus en détail dans le chapitre

suivant.

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