‹ Inutilité des injections vaginales pendant les suites de couches et dangersChapitre 4 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Parmi les questions qui passionnent les accoucheurs depuis de nombreuses années se trouve celle des injections vaginales; il est vrai qu’elle présente un assez grand intérêt comme nous espérons le démontrer par la suite de notre travail: aussi a-t-elle été traitée dans de nombreuses publications aussi bien en France qu’à l’étranger.

Du jour où la pratique de l’asepsie et de l’antisepsie

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SNGrEE

commença à se répandre parmi les accoucheurs, on se mit à faire des injections vaginales antiseptiques à outrance et d’une saine pratique on tomba bientôt dans l'abus : non-seulement les femmes en travail, mais aussi les nouvelles accouchées y furent soumises impitoyablement.

Puis bientôt une réaction se fit: un certain nombre d’accoucheurs, spécialement en Allemagne, s'appuyant sur les recherches microbiologiques, prétendirent qu’ils n'avaient pas trouvé à l’état normal de micro-organismes tout au moins pathogènes dans le canal génital de la femme, ni dans les lochies, et soutinrent qu’en conséquence il était absolument inutile de faire des injections vaginales antiseptiques pas plus avant qu'après l’accouchement.

Peut-être est-ce aller un peu loin, et ily a, croyons-nous, entre ces deux opinions diamétralement opposées, place pour une troisième que nous pourrions appeler mixte, et que nous nous proposons de soutenir avec bon nombre d'auteurs français et étrangers: « Faites, disent les partisans de cette opinion, des injections vaginales antiseptiques chez les femmes en travail ; faites-en une dernière après la délivrance pour être assurè autant que faire se peut de l’asepsie complète du vagin ; mais dans les suites de couches, sauf indications spèciales, abstenez-vous d’interventions de ce genre qui ne sont plus utiles et peuvent même parfois présenter de réels dangers. »

Notre but est donc ici de nous efforcer de démontrer ; 1e l’inutilité des injections vaginales dans les suites de couches normales, et nous fournirons les arguments pour lesquels nous les croyons le plus souvent inutiles; 2° les

di

dangers auxquels elles exposent dans certains cas. Chemin faisant, nous signalerons les quelques indications qui peuvent cependant autoriser les accoucheurs à en faire. Nous serons heureux si notre travail peut contribuer à apporter quelque lumière sur cette question si controversée des injections vaginales antiseptiques.

Voici en consèquence le plan que nous adopterons :

Dans un premier chapitre, nous exposerons la première théorie, dont nous avons parlé, à savoir : l'emploi des injections vaginales pendant tout le temps de Paccouchement, et même pendant les suites de couches.

Un deuxième chapitre sera consacré à la théorie de la suppression complète des injections vaginales.

Enfin dans un troisième chapitre nous exposerons l'opinion mixte que nous avons l'intention de soutenir dans cette thèse : injections vaginales pendant l’accouchement et la délivrance ; suppression de ces injections chez les nouvelles accouchées. À Pappui, nous apporterons le ré ,ultat des recherches bactériologiques et aussi les bons résultats obtenus de cette pratique par beaucoup d’accoucheurs français et étrangers. Notre point de départ reposera sur les différents travaux du D' Lucas-Championnière, le premier vulgarisateur et le principal propagateur de la doctrine listérienne en France : bien qu’il ne nous ait pas été donné d’être son élève, il a bien voulu nous fournir lui-même de vive voix quelques renseignements utiles à notre thèse, et nous avons été heureux de - nous en servir à l’occasion; nous lui en sommes profondèment reconnaissant. Après avoir démontré l’inutilité des injections vaginales dans les suites de couches et

HD un prouvé qu'il peut même y avoir parfois danger à les employer, nous terminerons ce chapitre en donnant les indications qui peuvent cependant autoriser les accoucheurs à en faire dans certains cas déterminés.

Mais, avant d'entrer dans le vif de notre sujet, nous devons nous acquitter d’un devoir bien doux de reconnaissance envers tous nos maîtres dans les hôpitaux; que tous veuillent bien agréer l'expression de nos remerciements et de notre vive sympathie pour l’enseignement qu’ils nous ont donné et accueil bienveillant que nous avons toujours trouvè auprès d’eux. ;

M. le professeur Guyon fut notre premier maître à l'hôpital Necker : c’est sous sa sage direction que nous avons appris les premiers principes de la chirurgie et que nous nous sommes familiarisé avec la pratique des voies urinaires ; il nous à toujours témoigné le plus grand intérêt pendant l’année que nous avons pu passer dans son service, et depuis, nous n'avons jamais eu recours en vain à sa bienveillance.

M. le D' Moutard-Martin, à l’hôpital Saint-Antoine, a bien voulu nous recevoir dans son service : c’est chez lui que nous avons commencé nos premières études médicales, et nous conservons un inallérable souvenir de son amitié et de ses bons conseils.

M. le professeur Laboulbène voudra bien accepter l’expression de notre gratitude pour l’enseignement qu’il nous à donné pendant les quelques mois que nous avons passé dans son serviée à l'hôpital de la Charité.

Nous gardons le meilleur souvenir de M. le D' Horteloup, chirurgien à l’hôpital Necker, mort peu de temps

bas Verre te dira: 6 ESS

Se Dr aprés que nous avions quitté son service dans lequel il avait bien voulu nous accepter comme externe.

Nous remercions bien sincérement M. le D' Tapret, dont

nous avons êté l’externe à l’hôpital Saint-Antoine, et dont

nous avons su apprècier l’enseignement si clair et si pra-

tique.

Après avoir êtè stagiaire quelque temps chez M. le professeur Brouardel à hôpital de la Charité, nous avons été

heureux de devenir son externe, ayant étè sensible à

l’aimable accueil qu’il nous avait fait auparavant, et nous lui sommes bien reconnaissant des conseils qu’il nous a donnès én maintes occasions: c’est dans son service que nous avons eu la bonne fortune de connaître deux médecins du bureau central, M. le professeur agrègé Roger et M. le D' Bourcy, qui n’ont cessè de nous montrer le plus grand intérêt.

Nous conservons la plus grande reconnaissance à

M. le D' Michaux, chirurgien deshôpitaux, sous la direction de qui nous avons complété nos études de chirurgie et appris à faire avec des moyens simples et économiques l’asepsie et l’antisepsie même dans les opérations les plus compliquées ; nous le remercions de l’amitié qu’il n’a cessé de nous témoigner en toutes circonstances. - Nous devons aussi remercier MM. les D'S Lebec et Monnier, chirurgiens de l’hôpital Saint-Joseph (Montrouge) qui nous ont permis de suivre leurs services respectifs pendant plusieurs mois : qu’ils veuillent bien croire à nos sentiments de sincère et profonde reconnaissance.

Cest chez M. le professeur Pinard, à la clinique Baudelocque, que nous avons fait nos études obstétricales :

après avoir fait notre -stage réglementaire d’un mois, nous y sommes resté comme externe pendant plusieurs mois, et ce temps n’a pas été perdu pour nous. C'est aussi.ce maître bienveillant qui nous à fourni notre sujet de thèse dont il veut bien accepter la présidence : qu’il veuille bien agréer les remerciements tout particuliers que nous tenons à lui exprimer pour cette marque d’interêt dont nous garderons toujours le souvenir.

Nous remercions aussi bien siffcérement pour leur bienveillant accueil tous ses collaborateurs : M. le professeur agrègé Varnier et M. le D' Lepage, accoucheurs du bureau central, M. Wallich, chef de clinique, M. Bouffe de Saint-Blaise, chef de laboratoire.

Que Mlle Roze, sage-femme en chef de la clinique Baudelocque, veuille bien croire à toute notre reconnaissance pour la bienveillance qu’elle nous a montrèe pendant tout le temps que nous avons rempli les fonctions d'externe à ladite clinique.

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