‹ Inutilité des injections vaginales pendant les suites de couches et dangersChapitre 9 sur 23 · RASE · texte numérisé non relu

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Nous nous contenterons de faire observer que : 1° M: Tarnier à oublié de nous dire, en ce qui concerne la morbidité, quel a êté le point de départ de toutes ces statistiques ; 2° qu'il commet une petite erreur en disant que M. Pinard fait assez souvent des injections vaginales pendant les suites de couches, car déjà en 1891, il n’en faisait plus que dans des cas bien déterminés, et en somme assez restreints, et depuis cette époque, la mortalité et la morbidité diminuent chaque année à la clinique de Baudelocque, comme on peut s’en rendre compte en consultant les statistiques dressées dans le service (1).

Ce n’est pas sans un profond regret que nous nous trouvons forcé de combattre ici les idées de M. le professeur Tarnier qui à fait pour l’obstètrique ce que M. le Dr Lucas-Championnière à fait pour la chirurgie, en étant le vrai vulgarisateur des doctrines listériennes dans la pratique obstétricale ; mais réellement les arguments qu’il fournit pour démontrer l’utilité des injections vaginales pendant les suites de couches ne nous paraissent pas concluants; et à part sa clinique, nous ne voyons guère de services d’accouchements à Paris, où l’on se livre encore à cette pratique non-seulement inutile, à notre avis, mais même dangereuse dans certains cas, comme nous l’établirons dans la suite de notre travail.

1. Lepage. Fonclionnement de la clinique d'accouchement de Baudelocque. Paris, 1891, 189?, 1893, 1894.

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