XIV AVERTISSEMENT
Quelquefois les renseignements, dont l'absence mettait pour ainsi dire dans l'impossibilité, de passer outre, n'ont été obtenus qu'à la dernière heure, des Etats-Unis ou de l'Angleterre.
Bien souvent — je ne saurais m'en plaindre — on est venu m'interrompre, en faisant valoir des titres qu'il m'était impossible de méconnaître. On demandait une date, un renseignement, une étude sur un fait particulier, comme la chose la plus facile du monde. Il fallait s'exécuter et laisser attendre les imprimeurs.
Que les personnes étrangères à ces sortes de travaux ne soupçonnent pas toujours combien ils demandent de temps, on ne saurait eu être très surpris. Ce qui étonne c'est de voir que ceux, dont le talent et les connaissances pourraient être utiles à notre histoire, sont les premiers à s'excuser sur leurs occupations pour ne rien faire. Cependant ils blâment vivement ce qu'ils appellent les lenteurs de leurs confrères, qui ont au moins le mérite de consacrer leurs rares loisirs à faire quelque chose.
Il en est d'autres — je ne puis les en louer — qui ont mis beaucoup d'empressement à publier certains documents originaux, mais sans aucun travail additionnel. Leur zèle, assez mal inspiré, sera plus nuisible qu'utile à la vérité historique.