I.e 14 mai
PAU Li-;s ai:ki;1(Ja:xs. ii.i
faire pioudrc, est parly aujovu'd'lmy poni' s'en retourner me. elles luy, njirès avoir oblonn v.n ovdw du Commandant pour que ses ennemis ne lui fassenl aucun dommage.
Le Géni Thomas est arrivé avec le reste de la troupe, i.eiômai. qui étoit restée à Dechambaut. Nous avions espérance Thomas s'a'rréie qu'une fois qu'il seroit passé que nous serions quitte d'eux, mais notre espérance, s'est trouvée vaine, puisqu'il reste ici et qu'ils attendent encore du monde d'en fiaut, il a fait- jjrcndi'e foutes les maisons vides pour loger sa troupe. Il a amené le Sieur Stansfield qui étoit parti pour aller à Québec porter des nouvelles au Gêné' Carlelon (dit-on).
L'on dit que }.]. Pélissier est allé au camp de Sorel, pour engager les généraux à redescendre, cela peut Lien être.
Le Général Thomas est parti en bateau pour Sorel, il ;i i.eie. lai- se environ CÛO hommes qui sont logés en celte ville, ayorX*'"'"^'"' nous no sçavoiis point quel est leur dessein.
Un habitant venant do Sorel dit, qu'il n'est point arrivé de renfort aux Bostonnois, qu'il y a tout au plus 7 à 8 cens h. qui se retranchent et qui n'ont que G pièces de canons.
Il s'est fait beaucoup de nouvelles sur l'absence de W. cmniiessurie Leproustfils et M. Paradis. Les uns ont dits qu'ils étoient i^^mieMM.i'efait prisonniers par les Bostonnois et que M. Leproust avoit eu un bras cassé ; les autres, qu'ils étoient prisonniers dans les batimens les fers au.x pieds et aux mains ; mais enfin nous avons appris par une personne seûre qu'ils sont rendus à Québec.
Le Sieur Stansfield qui étoit parti de celte ville pour aller à bord des bâtiments et qui a été fait prisonnier en revenant, a clé élargi aujourd'hui, les Yankais n'ayant point trouvé de preuve contre lui ; il m'a dit que le 1 1 de ce mois, les Bostonnois avoient pillé tout ce qu'ils avoicnt pu trouver au moulin de Lotbinièrc, bled, farine, etc.
Un nommé irt Libcrlc de Bécancour venant de Mont- i.l i /. nouvoi-
, 1 p. 1 rf i iiri-i-. I''* <'iî Montréal
real pour se faire payer dos cllets que les Yank;us lui ont ci de Québec
214 TWASKJ.X DU CANADA
me. pris raulijiuno dernier à Québec, dit avoir passé par La
Prairie^ et dit qu'il n'y a pas plus de 200 hommes ; ({u'à Sorcl, tous ceux qui montent suivent presque tous leur ronte à la Nouvelle Angleterre ; qu'il ne s'est point apperçu qu'ils fassent aucun retranchement. Il n'a pas été payé.
Trois Hurons venants de Québec, ont dit qu'il y éloit arrivé neuf transports chargés de troupes. Nous espérons au premier vent de nord-est les voir arriver icy.
L'on dit que deux habitants de St. Denis dans la rivière Ghamblie, sont passés du côté du Sud, pour aller à Québec demander grâce à M. le Général Garleton. Je souhaite qu'ils la puissent obtenir, du moins les autres paroisses rentreront peut-être en elles-yiêmes.
M. Gugy craignant que les ennemis qui ont causé le pillage chez lui, n'attentent à sa personne, est venu en ville, pour y rester jusqu'à ce que le reste des troupes du Gongrès soit passé.
Le isiuai. M. Pelissicr arrivant de Munlréal rapporte qu'il y a dix
mils hommes à Sorel pour descendre à Québec.
L,-i9. Nous avons aperçu une Goélette qui descendoit, &
comme M. Pelissier avoit rapporté la nouvelle cy-dessus, nous pensions que c'étoit du monde ou des vivres qu'elle apportoit, mais notre crainte n'a pas durée ayant apperçu qu'elle étoit à lege & qu'elle venoit chercher le baggage des officiers qui sont en cette ville.
u-20. Des lettres venues de Montréal disent que mercredi
dernier, il a party 150 Bostonnois de la ville pour aller aux Cèdres au-devant du Régiment du Roy, les Sauvages & les Canadiens qui y sont, & que jeudi l'on avoit entendu tirer plusieurs coups de canon, d'où l'on présume qu'il y a eu une action.
Des gens de cette ville qui ont été à Montréal mener des canots d'écorce Cs. qui sont de retour aujourd'huy rapportent qu'il n'y a pas plus de cent hommes Bostonnois à Montréal.
Auiourd'hui les Sieurs Proust ^ Paradis revenants de
Québec se sont en retournés, par la crainte d'être faits pri- me. sonniers par les Bostonnois, vCi que bien des personnes sçavoient qu'ils étoient de retour.
Un bateau venant de Sorel est arrivé à 10 h. du matin, i<e2i mai.
Nouvelle de lu
qui a apporte la nouvelle que les Royalistes avoient reprise de Mom-
'1 ' 1 r-\ • /~i T • ^^'^^ p;ir les An-
repris Montréal et tue tous les Bostonnois et Canadiens -imIs. du Congrès qui se sont trouvés dans la ville. Aussitôt cette nouvelle arrivée, les Bostonnois se sont préparés à partir pour Sorel ; ils ont partys do cette ville à 3 h. aprèsmidy.
Nous attendons avec impatience la troupe du Roy, d'enbas.
Comme il restoit 4 officiers malades à l'hôpital de cette i-e* Bostonville hors d'état de pouvoir suivre l'armée, les Bostonnois m-Mi leurnimi'iu par l'avis de M. Bonficld avait dessein d'emmener avec "" " *^'""'' eux 4 personnes des plus notables de la ville pour être otages de leurs malades. M. Pelissier s'étant trouvé avec eux lorsqu'ils en parloient, leur dit qu'ils feroient trèsmal; qu'ils alloient irriter le reste de la nation contr'eux. Ce conseil fut accepté et ils n'ont pris personne. Les malades ont été bien rassurés, quand on leur a fait voir la proclamation de M. le Gén' Carleton : ils ne pouvoientse lasser de dire que M. de Carleton était un grand homme, généreux et humain,
La prise de Montréal qu'on nous avoit annoncée se r.eei. trouve fausse, mais il est seure qu'il y a eu une action aux Cèdres et que les Royalistes ont remporté victoire : les Bostonnois y envoient beaucoup de monde, pour empêcher que la troupe du Roy ne pénètre.
Ce matin, à 8 h., 4 Bostonnois sont arrivés en cette ville vouant d'en haut. Ils ont dit qu'ils venoient de la Pte. do Lévi, mais nous pensons que ce sont des espions qui viennent voir ce qui se passe icy. Il en est arrivé un autre d'en-bas, armé. Il dit être déserteur de (Québec. R est (lommago (pi'ou n'ait point do troupe icy pour les prendre.
Des llurons de Lorette venant d'en-haut nous appi-en- Amure de« lient qu(! les Royalistes ont tué et fait prisonnicu-s tout
21o INVASION DU CANADA
1176. le party BosLoniiois qui avoicnt été envoyé aux Cèdres,
et qu"ils dévoient les attaquer ce matin, à 8 heures, dans le retranchement qu'ils ont fait à la Chine. Dans l'action des Cèdres les Royalistes ont pris 2 pièces de canon aux Yankais.
Le 27 mai. Ce matiu H la pointe du jour il est arrivé 2 hatoaux avec
24 Bostonnois armés, qui ont voulu surprendre les Pioyalistes. Ils se sont adressés d'abord, chez M. Leproust, pour prendre son fils. Ayant été averty de lenr recherche, il est passé par une fenêtre, sans bas, ni souliers, et s'est retiré dans le bois, lis avoient cependant inveslye la maison, mais il s'est sauvé sans qu'ils s'en soient apperçu. Voyant qu'ils ne le trouvaient pas chés son père, ils ont été chez M. Bellefeuille faire la recliercbe partout, sans succès ; enfui ils se sont lassés de chercher le Sr Leproust. Ils ont été à l'hôpital prendre 4 malades, les ont embarqués dans leurs batteaux et sont partis,
A 8 h. du matin, nous avons apperçu à Ghamplain 12 bâtimens qui montent : cela a fait changer notre crainte en joie. Les Royalistes qui se sont trouvés au bord de l'eau — voyant les bâtimens ont crié — Vive le Boy! M'' Leproust et Paradis^ qui étoient dans le bois, ont été avertis et sont revenus vers 11 h. Nous n'avons pas eu la consolation de voir arriver les bâtimens, le vent de N. E, ayant tombé.
jj,og Le S^' Baril Duchainy a été arretté par un party com-
mandé par M. Godefroy de Tonnancour, ayant été soupçonné d'être d'intelligence avec I\|i' Merle t ; comme l'ayant servi tout l'hyver. 11 a été envoyé aux frégates qui sont à Champlain.
Aflaires des A 2 h. après-mldy, je vis arriver deux pui^u.iiu a dans
Cèdres et de La- t-i l ti i i t> -i • -i"!
ciiine. une calèche venant d en-haut. J en donnai aussitôt avis
à M. de Tonnancour, qui envoya M. Laframboise, capitaine, avec moi chez M. Sills, pour sçavoir qui c'étoit. Nous reconnûmes que c'était 2 Royalistes de Montréal, qui nous apprirent que les Bostonnois avoient perdus 2 partis de 500 h. chnquo, tant aux Cèdres qu'à la Chine.
Ils nous donnèrent avis aussi qu'il y avoit un Bostonnois itt6. tout acoutré qui entroit dans la ville. M'' Marchand, de Batiscan, et moi nous le fîmes prendre. Il se rendit volontier. 11 nous dit qu'il étoit déserté de Sorel avec 4 autres, dont 2 étoient traversé au Sud, et, que les 2 autres venoient par derrière lui. Il dit qu'il étoit malade depuis quelques jours. M. Laframboise le fit mettre à l'hôpital, en conformité à la proclamation de M'' le Gén' Carie ton.
Le earcon de M. Monin arriva de la Rivière du Loup on annonce
* . -ni quelques parus
sur les 2J h., qui est venu l'avertir de ne point aller cnes bostonnois. lui, qu'il y avoit un détachement de 40 h. Bostonnois et Canadiens, qui étoit venu, la nuit passée, pour le prendre ainsi que Mons'' Baucin ; qu'ils avoient été chez M. Gugy à Machiche et qu'il croit qu'ils y ont pillés : il dit avoir entendu dire aux Canadiens-Boston nois qu'ils dévoient venir ce soir à la ville; nous nous tenons sur nos gardes.
Nous avons appris avec joie qu'il étoit arrivé à Québec, la semaine dernière, 40 bâtimens chargés de troupes.
Mr Farguson et 2 autres personnes de Montréal qui i.eag. nousen sont echapes sont passes aujourdhuy pour aller a roai. bord des bâtimens qui sont à Champlain. Jls nous confirment les 2 partis que les Bostonnois ont perdus du côté d'en haut, et ils nous ont dit que les Sauvages qui sont avec le party du Uoy se comportent très-humainement envers les prisonniers qu'ils font.
Plusieurs personnes de la Pte aux Trembles de ISIontréal ^■'^ ^^■ sont arrivés en cette ville, pour se sauver des ennemis qui les veulent prendre. On dit que M. Culhbcrl^ de Berthier, a été fait prisonnier, et qu'on lui a pris 3,000 minots de bled.
W La Vallric et plusieurs autres Mess" venants de i-e at. Acoora
. entre les Knya-
Montréal nous apprennent que les Bostonnois ont fait un lutes et le* nos. accord avec les Royalistes qui sont du côté d'en-haut, c'est-à-sçavoir, qu'ils ont promis de renvoyer les prisonniers qu'ils ont fait à S^ Jean, rautonine dernier, et que les Royalistes se sont engagés de remettre les prisonniers qu'ils ont fait tant aux Cèdres qu'à la Chine ; qu'en
toinioiâ.
1T76, outre, que les Royalistes leurs ont proposé de se renfermer dans Montréal et qu'ils se retireroient à la Galette, sans quoi, ils alloient continuer à les harceler. ABaiie de M. Le S^' BcUsle, luterpretto des Sauvages de S' François,
Be isif. ' '■ ° s 7
vient d'arriver. 11 éloit party, il y a 2 jours, pour porter les ordres de M. le Gén' Garleton. Étant arrivé à S* Franc' il a été averty qu'on le vouloit prendre. Les Sauvages lui dirent : " Ne crains point, nous te défenderons, si l'on vient pour te prendre." Mais ayant sçû, pendant qu'il étoit au village, que 300 h. Bostonnois l'environnoient, il prit une baguette à sa main, et faisant semblant de badiner, il passa au travers des ennemis, sans qu'ils le reconnussent; étant passé, il prit le bois et est venu resortir à la Baye, et delà icy.
f,e2juin. Ar- Lcs bâtiments qui étoient à Champlain depuis 8 jours,
rivée des trou- , , . ,,, ., ,,, •ni
pps anglaises, sout passes aujoui'd liuy. A leur passée a la ville, les volontaires les saluèrent de 3 voilées de mousquets en criant 3 fois— 17ye le Roy ! Les bâtimens y ont répondus de 4 coups de canons. Les cœurs Bostonnois ne les regardent que de côté; ils ne sont pas si contons que quand leurs frères descendoient en bateaux.
Le 3. Aujourd'huy, une partie des troupes du Roy sont arri-
vés en cette ville, et un bâtiment a passé qui a salué la ville de 7 coups de canons, en criant Auras; les gens de kl ville leurs ont répondu en criant aussi Auras.
Le 4. Aujourd'huy étant le jour de la Naissance du Roy,
toutes les troupes se sont rendues dans la commune, ont fait 3 décharges de fusils, et les bâtimens la niAme chose de leurs canons.
Nous apprenons qu'il y a 600 Yankais à Nicolet que quelques habilans ont été chercher ; ils ont voulu s'emparer de Ml' Bcllcarmain, Gapit"^ de Milice, de son beaupère et 2 de ses beaux-frères, mais ils se sont échappés par les bois et sont venus en ville.
Plusieurs Morialislcs ^ qui ont abbaudonnés leurs mai-
^ Monlréalisla. — J. V.
sons sont venus se réfugier icy : ils disent que les Yan- ine. kais pillent partout dans Montréal.
A 4 h. du matin, le S-' Landron, Capil- de milice de la „„;;^«J";;;;^ ^^ P" du Lac, est arrivé en cette ville, qui a donné avis Aménc^i,>s s^^^ qu'il y avait un fort party de Yankais débarqué pour si,r.,ie^s^^ Troi.venir icy. Aussitôt, le Col^ Fraser a fait battre la générale et rassemblé son monde, au nombre de 7,000. Plusieurs piquets ont été envoyés dans les différents endroits où les Yankais pouvoient pénétrer. Sur les 8 h., ils ont parus au bord du bois, derrière la terre -de M. Laframboise. Nos troupes y ont fait un feu continuel, pendant 2 heures, tant du canon que de la mousqueterie et de bâtimens ; ce qui a obligé les Yankais de se retirer dans les profondeurs. Nous n'avons qu'environ 12 blessés; point de mort grâce à Dieu.
Ce party étoit conduit par le nommé La Rose et Dupaui qui avoient forcé Antoine Gaulier de les conduire au travers le bois ; mais qui l'a fait d'une manière à donner le temps à nos troupes de se préparer au combat, en faisant plusieurs caracoles dans le bois et feignant de ne pas connoître le chemin; sans quoi, ils nous auroient surpris avant le jour ^ A 3 h. après midy, nous avons appris que no3 troupes ^
ont pris aux Yankais 20 batleaux, 28 quarts de lard et
entre 2 et 3 cens hommes prisonniers, 8 pièces de canons :
nos volontaires ont fait des merveilles.
\ G h , M. le Gén' Carleton est arrivé de Québec, accom- c.h1ci..ii |v...<o
pagné de M>- son frère et de ^L de Lanaudièrc : il est p-/f"'^-i^'^'^-
party aussitôt pour se rendre à la Pointe-du-Lac. Les prisonniers que l'on a fait hier sont arrivés en uo. uiverses
cette ville, parmis lesquels étoient le Gén' Thompson, son "^"vcUcs.
aide-de-camp et un Colonel, qui ont été pris à la P'«-du-
Lac par un nommé Rainvillc de la prairie et un nommé
Chabot. Il y avoit aussi parmis ces prisonniers un nommé
VAncjlois^ Capf^o des milices du Gap Santé.
1 Notes cl piccrs juslificalivcs CXVIII,
Nous apprenons aussi que M' Laforce^ qui est dans le Lac avec son bâtiment, a fait plusieurs prisonniers qui venoient en berges apporter de l'amunition aux Yankais.
Nous apprenons par des habitans de Machiclie que, depuis le jour de la bataille donnée le 8, il sort des Bostonnois du bois qui sont blessés et qu'il y en a plusieurs de mort : en conséquence, un party de Canadiens de cette ville sont allés dans le bois pour faire la recherche des blessés, pour les amener en ville.
FIN