‹ Invasion du CanadaChapitre 24 sur 47 · e Reg' nyaiU oLteim du Congres une commission t!o · texte numérisé non relu

e Reg' nyaiU oLteim du Congres une commission t!o

Colonel, avait levé dans les paroisses d'en-haut 6 compagnies de Canadiens ; et qu'ayant remontré au Géni Woosfer qu'il éloit nécessaire d'envoyer au-devant des Sauvages qui doivent descendit' avec la lrou[)e, il éloil party avec son monde, mais non dans l'intention de s'opposer à eux, mais plutôt pour s'y joindre ; afin de venir secourir la ville de Québec.

11 est arrivé en cette ville 9U Boston nuis i]ui vont à Que- aônu^rs. i',i.<-

1 1 • 1-1 • a r- /-ir,rv l ^ l T» • ■ • Si'Kt! d" Soldais

bec, qui ont dit qu il y avait lo, 000 hommes a la rointe, qui eiMouveiu-s. attendoient la navigation pour venir à Québec ; et que le Gén' Wooster devoit descendre dans peu de jours.

Il est passé 2 sauvages du Sault-St.-Louis, qui disent jem^r-;. qu'il y a 5,000 hommes, tant de troupes que sauvages, qui attendent la pe navigation pour descendre secourir Québec.

L'on nous assure iju'il y a une flotte françoise pour venir en Canada, et qu'ayant fait rencontre de quelques bâtimens Anglois, il y avait eu un engagement, et que les François avoient remporté victoire : cotte nouvelle demande confirmation.

Nous apprenons que le bâtiment ijifon a annoncé être en rade le 9 du courant, avoit été dans les paroisses d'en bas pour charger des vivres ; qu'il n'a été que trois jours dans son voyage, et qu'il est de retour à Québec. L'on dit que les gens de Québec, ayant fait une sortie d'environ 400 hommes, ils avoient tué 10 Bostonnois et fait 5 prisonniers ; après quoi ont rentrés dans la ville.

Il est arrivé en cette ville 35 Bostonnois qui descendent 07 ,„„r^. m. à Québec. Ce même jour, M'' Gugy est venu en ville, pour <■"»>■ «^'i^''^"*'^'avoir un ordre du Comd' pour ùnvo. sortir son meunier de son moulin, s'étaut aperçu qu'il n'agissoit pas honnêtement. Gomme il lui avait dit d'en sortir, il fut se conseiller à Larose, Capit" de la Rivière du Loup, (jni lui dit : " N'en sortes pas, parce que le Congrès ùtera à M. Gugy son moulin et vous \o garderés," non pas (lu'il crû

1T76. que ce devoil être ainsi, mais afin de faire tomber M''

Gugy dans quelques pièges et d'avoir prise sur luy. Car il pensoit que quand ce meunier s'obstineroit à rester par cette raison, M. Gugy diroit quelque chose de désavantageux au Congrès, et que par là il aui'oit lieu de le faire prendre ; ayant manqué son coup dans le mois de décembre dernier.

28 mars. Arri- Le Gén^ Wooster est arrivé en cette ville, et tous les

v<5e de Wooster. , . - . i ...

Congreganistes ont ete luy rendre visite. Prisonniers con- Il cst passé M. Launièrc fils, venant de Québec, qui a

duits à Montréal. ,,»... . . t »¥-i. • '. •.

ete fait prisonnier avec un nomme L Etourneau qui etoit sortis de Québec.

Il est passé aussi un nommé Sergent Brown qui a été fait prisonnier au Fort Ste. Anne et qui a déserté de Connecticut. Il s'étoit rendu jusqu'à la Pointe de Lévi, où il demanda à un habitant de le travei'ser à la ville de Québec, qu'il lui donneroit 5 guinées. L'habitant lui dit, qu'il alloit chercher son aviron, mais il fut avertir les Bostonnois et la fait prendre. Il dit qu'il y avoit, en bas

de Québec, 1,000 hommes prêts à y entrer ^ Dieu le

veuille.

30 mars. Le Géu' Woosler est party pour Québec, après avoir

QuJb'eT^Mlu- assuré que si M. Carleton ne se rendoit pas, il alloit pren-

vaisefoides ^j.q [^ yj^ie d'assault.

Américains.

M. Pelissier luy a donné sa cariolle couverte et deux chevaux, avec son coché, pour le mener jusqu'au Camp.

Il est arrivé GO Boston^ qui descend' et 8 office qui montent.

Il y a quelques jours que M. Laframboise donna un grand diné où il y avoit plusieurs Bostonnois parmi lesquels se trouva un ministre. Lorsque le temps de se mettre à table fut venu, ce ministre fit une espèce de singerie en bénissant la table. Quand ils en sortirent, M. Laframboise dit — pourquoi il ne faisait pas la même cérémonie ? — Le Sr. Sills qui étoit de la compagnie, luy dit : Si

l II s'agissoit sans doute de la malheureuse expédition de M. De Deaujeu. — (Noie marginale du MS. que je copie. — J. V.)

VOUS sçaviés ce qu'il dit, vous ne demanderiés pas qu'il me. le repetta, il dit : " Dieu écoute mes prières ; Damne tous les Canadiens et les Royalistes^ fais tomber le feu de ta colère sur cette province." Laframboise se mit à rire fort spirituellement.

Nous apprenons que les Bostonnois ont fait coup ^Affaire du curé sur quelques Canadiens qui venoient s'emparer de la garde de la P^*' de Lévi, qu'ils en ont tué plusieurs, fait 30 prisonniers et que les autres se sont échappés dans les bois. L'on dit que M^ Bailly^ prêtre, et un autre dont on ignore le nom, ont été tués dans cette action.' Gomme cette nouvelle se rapporte si différemment, on ne peut y faire aucun fondement jusqu'à ce que nous voyons monter les prisonniers.

L'on nous assure qu'il esf party une frégate de Québec, Lescansdiens pour aller en bas chercher plusieurs habilans qni se "trTïèr Amérû sont soulevés. L'on dit qu'il y a treize paroisses soulevées '^'""^• contre les Bostonnois.

Auiourd'huv le nommé Lizotle est arrivé de Montréal si mars. Nou-

J J velles par Li-

sous prétexte d'aller à Gharlesbourg, pour voir un de ses z'>"e. enfans. Il a un passeport du Géni Wooster. Il est porteur d'un Ecrit .pour M. le Gén' Garleton ; pourquoi il offre 300ft) à celui qui voudra aller le porter à Québec. Par cet Ecrit l'on informe Son E.xcellence de la situation des Yankais et de la quantité de troupes du Roy qu'il y a dans les Golonles;— 2° qu'il y a 2,000 h. de troupes et Sauvages tout prêts à descendre ; 3" que, dans les paroisses de la Gliine, la P'" Glaire et autres, il y a plusieurs cent hommes qui attendent ceux d'enhaut pour descendre avec eux; 4° que G,000 hommes de troupes ont hyvernés à Louis-Bourg, pour venir en Ganada, 5" l'on exhorte Son Excellence à ne point se rendre, et on lui donne connoissance du plan qu'ont pris les Yankais pour prendre Quél)ec. — 1" Ils doivent faire sommer le général Garleton do

I On verra pago l'J7, (iiio Mr. Milly n'a ('ti; «jun blesst' dans celle rt'ncoiitre avec l'ennemi, on les CanadiiMis avaient Mr. tl(! Braiijcu pour coMiniamlanl. — .F. V.

me. SG reiidi'e, et, s'il refuse, ils doivent envoyer par le

moyen des flèches des Lettres aux Bourgeois, pour les inviter à se rendre, sinon, que leui's biens seront pris, confisqués et vendus au profTit du Congrès. 2° Ils doivent envoyer des déserteurs supposés, pour tacher de corrompre les Citoyens de la ville. Si tout cela ne snfïît pas, ils doivent tenter Tassanlt ; et si ils sont repoussés, ils doivent décamper par le Sault-de la Chaudière, y ayant des vivres de partis de la Nouvelle-Angleterre pour venir <à leur rencontre.

Ce même Kcrit dit [[:\"i\ est arrivé i des [dus fameux négocians de Londres au Congrès, pour faire rentrer les Colonies en elles-mêmes, vu que toute l'Ancienne Angleterre est portée pour leur faire la guerre. 11 avertis anssi Son Excellence le Gén' Carleton que la majeure partie des troupes finiront leur tems le 15 d'avril, et donne connoissance de la situation de la ville de Montréal. Je prie le Seigneur que tontes ces connoissances puissent parvenir à Québec, pour engager les Citoyens à soutenir.

1 aviii. Le [''1' d'Avril il n'y a rien eu de nouveau, sinon qu'il

a passé 12 Bostonuois, tambour battant, fifre jouant.

2 avril. Les J'ai été au jou rd'liu Y clicz M. le Commande, pour Iny qiieiitd'ar-eiii. demander, de la part des Dames Ursulines, le payement

(les malades (jui ont étés à l'iiûpital depuis l'automne dernière. Il m'a fait réponse qu'il n'y avoit point d'argent d'ari'ivé. Je lui ai répondu : '' Mous'', comment voulés-vous ■' que ces Dames fassent? Elles avancent leur argent pour " nourrir et soigner vos soldats, et elles ne peuvent être " payées. Il est impossible qu'elles puissent continuer à " prendre soin de vos malades. — Eh bien, m'a-t-il dit, dites- " leur qu'elles prennent patience et elles seront payées. — " Eh bien, lui ai-je répondu, je vais dire à ces Dames " qu'elles nourissent vos soldats avec de la patience ; l'on verra comme ils seront bien gras.'' — Il se mit iv rire et me (lit que sous \)eu il y auroit de l'ai^gent.'

Nolcx ri jiicce.s Jitxii/icalire.t, CXYll.

Comme je voulois prendre congé de lui, il me demanda me. pourquoi est-ce que les marchands ne vouloient point prendre des Billets du Congrès? Je lui dis— que ma raison en mon particulier étoit de ce qu'ils n'étoient pas encore maîtres du païs, et que la ville capitale étoit encore au Roi. qui seul pouvoit changer la monnoie de la Colonie, et que je ne croyois pas que le Congrès pu établir aucun cours de monnoie dans cette province, jusqu'à ce qu'elle fût entièrement conquise.— " Eh bien, m'a-t il dit, sous peu

" l'on vous forcera à les prendre."— A la bonne heure, lui dis-je, quand l'on nous forcera, il faudra bien le faire.

Les prisonniers du coup que les Bostonnois onlfaits dont go„„itrsdu pani nous avons parlé le 30 du mois dernier, sont arrivé aujour- f^^^^^-''*^ '''=""d'hui an nombre de 21, au lieu de 30 qu'on nous avoit annoncé. Il n'y a rien de plus exécrable et qui répugne plus à la nature, que de voir des pauvres malheureux conduits par leurs compatrioltcs, sans qu'ils en soient le moindrement touchés ; au contraire, les misérables le mènent avec une jubilation sans pareille et comme s'ils menoient des gens dont ils n'auroient jamais entendu parler, ou leurs plus grands ennemis. Ces prisonniers disent qu'ils avoient reçu des ordres de M'" le Gén' Carlcton pour venir secourir la ville de Québec, et qu'ils éloieiit 500 hommes sous le commandement de M. Beaujeu qui en avoit envoyé 50 pour l'avant garde (dont ils étoient du nombre] ; et que les gens de la rivière du Sud en ayant eu nouvelle les avoient arrettés ; et que M'" Bailly, preslre, qui étoit leur aumônier, avoit été blessé.^

Il est passé un Capif" Bostonnois avec ces prisonniers et sa compagnie, qui a un plan de la ville de Québec et qui dit qu'il est impossible que les Bostonnois la puisse prendre, (à moins que ce ne soit par famine) ; la ville de Québec étoit trop bien fortifiée sur toutes les face,. Go capit" s'en retourne avec sa compagnie en la Nouvclle- Angleterre, jarce ({u'il dit, que c'cs» foli(> d(> voiiloii'

1 Voir .\j)\)rniUrr. No. Il,

me. tenter la prise de cette ville, d'autant pins que la moitié

des Bostonnois sont malades et hors d'état de combattre.

4 avril. ^i' Couillard l'un de ces prisonniers, a fait demander à

M. de Tonnancour de l'argent à emprunté, ce qui luy a été accordé très-facilement.

Le5 Il est passé 20 Bostonnois qui descendent.

Le g II n'y a rien eu de nouveau.

'l«7. On a dit que le Col^ Maclean avoit voulu déserter 3

fois de Québec et qu'il avoit été ralrapé. Je ne mets cette nouvelle que pour faire voir les faussetés qu'on nous a rapportés, car je ne crois point cela, je suis trop persuâilés de la bravoure du Col' Maclean.

L'on nous a dit aussi que les canons de dessus les murs de Québec étoient retournés du côté de la ville. Je pense que cette nouvelle est encore fausse.

^^ g Le Sr, Belette pèi'e, est passé venant de Québec, fait

Mr. Belette, prisonuier pour la 2me fois : il dit que les Bostonnois

prisonnier, est '■ ^ ^

réàf"" ^^^'""" l'ayant soupçonné d'avoir été dans Québec l'avoient fait prendre.

Il est monté un Courrier qui rapporte que les gens de Québec ayant envoyés une bombe dans le Camp des Bostonnois, elle avoit démontée entièrement une de leurs batteries; qu'il étoit sortis 2 jeunes gens de la ville de Québec qui ont dits que la ville ne manquoit point de munition de guerre et de bouche, et qu'elle n'étoit point dans les sentimens de se rendre.

Il rapporte aussi que le Gén' Wooster avoit envovô

Deux preteu- j. i. x

dus déserteurs deux de SCS soldats dans la ville de Québec, sous préte.xte

devaient mettre . c • i i

lefeuàQuébec. de descition, et leur avoit fait la langue pour mettre le feu dans Québec; que pendant que les gens de Québec seroient occupés à éteindre le feu, il devoit tenter l'escalade de la ville ; que ces soldats avoient fait ce qui leur étoit ordonné, et avoient mis le feu à la haute-ville et à la basse-ville dans la nuit, et que les Bostonnois avoient tenté l'approche des murs ; mais que la ville avoit fait un feu si vif, qu'ils avoient été contraint de se retirer en désordre.

PAR LES AMEHICAINS. 199

Ce même jour, il est arrivé vingt voitures chargées de me. lard pour le camp, avec une trentaine de Yankais.

11 est passé un nommé Rainvllle, des paroisses d'en RainviUe.émis-

,. „ -i'.' ' i , T c • saire de Hazeii,

haut, avec sa femme, qui ont ete sous prétexte de taire un envoie des imei-

■, 1 r~i 1 c. n /~i.i ' 1 licences à C«rle-

vœii.x a la Grande Ste. Anne. Cet nomme a envoyé dans io„. la ville de Québec, des intelligences pour notre Gén' Garleton, de la part de M^ Moses Hazen, Command' actuel de la ville de Montréal, et est chargé d'une lettre de M. de Carleton pour le d. Sieur Hazen. Cet homme a dit qu'aussitôt la navigation libre, que les troupes et les sauvages d'en-haut doivent descendre ; et que M. Hazen avec plus de 3,000 Canadiens des paroisses d'en-haut doivent se joindre à eux pour aller secourir Québec. Que Dieu le veuille !

Il est passé 2 officiers Boslonnois qui viennent du camp oavni. et qui ont dit en passant qu'ils étoient bien conlens d'en être éloigné, et qu'il étoit impossible que leurs gens prissent la ville de Québec.

L'on nous assure que les habitans de Varennes se sont mis en uniforme et qu'ils-sont prêts à secourir Québec au premier signal qu'on leur donnera. Nous apprenons aussi que les Citoyens de la ville de Monlréal montent la garde tous les soirs.

Les nouvelles que l'on répand aujourd'huy touchant J impossibilité de la prise de Québec et du secours qui doit n.isddciiragé*. venir, afQigent beaucoup les cœurs Bostonnois. Mais n'importe ; le peu de Royalistes qui se trouve en cette ville rendent grâces au Seigneur intérieurement de toutes ces nouvelles. M. S' Onge, G'^ Vicaire, a annoncé et fait chanter un salut les 3 fûtes de Pasqucs, dans l'église des Dames Ursulines, pour demander la bénédiction du ciel sur nos armes. L'antienne Domine^ salruni fac Rcçjem y a été chanté pendant les trois jours.

Un habitant venant du Camp des Bostonnois, dit (lu'ils '"""f'ont fait commander 300 h. à Charles-Bourg, pour porter les Echelles le long des murs de Québec, mais qu'ils ont refusés, leur disant que c'étoit inutile de se faire tuer

Price et Walkcr.

pour [lorLer l<,'s Escholles ; que quand bien même elles seroient postées aux murs, qu'ils n'éloient point capables d'y mouler ; et que les Bostonnois craignant un soulèvement dans cette paroisse y avoient envoyés 300 b. de ca ]'de.

Ce même liabitant dit, qu'ils l'ont un bruleau à la P" aux Tremljles, pour faire brûler la frégate qui est devant Québec ; mais l'on nous assure que plusieurs bâtimens de Québec se préparent à venir à la P'^ aux Trembles, pour détruire les bâtimens des Yankais.

L'on dit que Messes Price et Walker sont retenus au Congrès, parce qu'ils sont les auteurs que- les Bostonnois sont venus dans cette province ; ayant fait entendre au Congrès, que tous les canadiens étoient prêts à recevoir leurs troupes : mais aujourd'huy qu'ils voient la prise de Québec impossible, ils s'en prennent à eux.

Rien de nouveau.

22 Bostonnois qui étoient en celte ville depuis trois jours se sont fait traverse)' des cbeneaux pour aller au camp.

L'on nous dit que c'est aujourd'hui, ou demain, que qiicQuébêé doit \qç, Bostounois doivent tenter à prendre la ville de Qué-

eire escalade.

bec par escalade ; par la raison que la majeure partie de leur monde finissent leur temps le 15 de ce mois. Los soldats de cette garnison finissent aussi leur tems le 15, mais le capit"' Goforth ne veut pas les laisser partir jusqu'à ce que la décision de Québec soit faite.

" Seigneui', Dieu des armées, protège la ville de Qué-

Prièrt- de l'ai;- O ^ i l a

leur. ^ 't hec et conservés, s'il vous plaît, ceux qui la deffendent. '• Grand S' Joseph, vous à qui Dieu a confié le soin de "cette province en vous en établissant le patron, faites '' par votre iutercessiou qu'elles soient délivrée des enue- " mis qui l'environnent, et conservés ceux qui en soutien- " nent la deîTense, par le seul motif de la gloire de Dieu *' et la fidélité de notre Roy : Nous vous en prions, et " nous vous conjurons par l'amour que vous avés eu " pour Jésus et Marie et que Jésus et Marie ont eîi pour '' vous de la protéger dans ce moment où l'ennemi de

11 avril.

12 avril.

Ou apprend

" notre Religion voudroit s'en rendre maître. Daignés me. " écouter nos prières et nous obtenés la grâce que nous " vous demandons."

Il n'y a rien eu de nouveau. Nous sommes dans l'im- isavrii. patience de recevoir des nouvelles du sort de Québec. Le lac est party à 3 h. après midy, et n'a pas laissé que de faire beaucoup de bruit par les bourguignons.

Point de nouvelles d'aucune part. A G h. du soir le h avril. Géni Arnold est arrivé du camp et vas à Montréal. Aussi- te aux Trois-Ru tôt son arrivée, il a envoyé un exprès aux forges chercher M. Pelissier, qui arriva à 8^ h., et a soupe avec lui, accompagné de Mes''^ Laframboise, Gourval, Delzene et autres.

Le Gén' Arnold a été diner aux forges, et avant de par- Leis. tir a dépêché un exprès pour Montréal. Nous ne sçavons point la cause. Joseph Julras^ autrement dit La Palate^ a trouvé fort ingénument qu'il falloit que Québec fut pris, parce que, dit-il, il n'y aura point de secours. M'" Baby avec son grand nés, a sentie qu'il ne viendroit pas de secours par en-bas, parce que le Roy a envoyé toutes ses forces dans les Colonies. Ces nouvelles doivent nous déconcerter, venants de deux si bons politiques.

Nous avons appris que les batteries des Yankais ont été culbutées par les canons de la ville de Québec.

Le Gén' Arnold est party pour Montréal, ce matin à 9 h. Il s'est fait mener en canot jusqu'à la P'^ du lac, les eaux étant trop hantes pour aller par terre.

La garnison de cette ville ayant ftni son temps avant- r,ei7. hier est party ce matin, à 7. avec grande jubilation.

Nous apprenons pour le seure qu'une personne do Montréal est passé la semaine dernière pour entrer dans la ville de Québec, et qu'elle porte des instructions au Géni Carleton, contenant 14 articles, qu'elle a mis dans iHi bouton de culotte, de crainte d'être pris et fouillé : nous attendons cette personne avec impatience.

L'on dit que M. Pelissier a reçu, liier, du Gén' Arnold une commission de Colonel-général dos Mi lices du Canada.

Il est arrivé un courier de Montréal avec un pa(]uet Le la.

Le 16.

Nouvelles.

t7'G. de lettres pour M. Pelissier, que le cornniaud" lui a en-

voyé en toute diligence. Ce même jour est arrivé le Ministre des Bostonnois qui étoit au Camp de Ste. Foy. qui vas à Montréal. L'on nous dit qu'il y a beaucoup de Bostonnois arrivés à St. Jean, qui attendent que le lac soit passé pour descendre.

L'on nous assure que le Gén' Ilowe est party de Boston pour venir en Canada. Les Bostonnois disent qu'il est party de Boston, mais que l'on ne sçait où il est aller, tout cela n'est que pour endormir le peuple Canadien, il faut espérer que si il se réveille une fois, il faudra le bien bercer pour le rendormir.

Le 18 un nommé Brindamour, Gapil"" dans le régiment de M. Levingston, est arrivé de Québec. Il dit que le Gén' Carleton a demandé aux citoyens de Québec de soutenir jusqu'au 22 du courant, et que si il ne venoit point de secours qu'il rendroit la ville : il dit aussi, que les personnes de Québec n'ont qu'une cliopine de bled à manger par jour. Gomme ces nouvelles sortent d'un auteur si peu croyal)lc, nous ni faisons point de fonds.

j,p ,9. Point de nouvelles Jaucune part. L'on nous annonce

une g'^' quantité de Bostonnois qui viennent en batteaux. Il faut vraiment que le nombre soit considérable, car on dit qu'ils ont avec eux .~>00 prestres catholiques, parce que, dit-on, la majeure partie de l'armée est catholique. Nous voilà bien dans nos affaires, nous ne manquerons pas de curés de sitôt.

Avriuuro r.r- '^'^ï oubUé uuc circoustaucc du 1 i. vànel4''^^""'^" •^'- Courval après avoir souper avec le Gén' Arnold s'en retourna chés lui, mais conmie les eaux avoicnt extrêmement montés, il ne pu s'y rendre ; il eu beau appelle ses domestiques pour le venir chercher en canot, ce fut inutile, tout le monde dormoit; il s'en retourna chés Sills pour demander un lit. Le Cornmand' l'ayant aperçu et quelques autres lui demandèrent pourquoi il étoit revenu ? Il leur dit la raison. Alors ils lui dirent : il faut aller voir comme les eaux ont montée.^. Ils furent.

I'A1{ L1-]S AMÉHIGAINS. 203

fin Ijord (li; reaii, ils pi'iroiU M'' Gourval [lur dessous les me. ]jras et letraînèront dans l'ean jusque chés luy, et le laissèrent sur sou p(M'Oii à attendre (ju'ou lui ouvrit la porle et s'en furent. Voilà delà faeou comme ils l)adinoient avec les amis de la Cause commune.

Il est arrivé deux couriers du camp de Ste. Foi, une Le2:!aviii. heure l'un aprrs l'autre, pour avertir le Capit"^ Goforth de descendre à (^)uébec avec le reste de ses soldats qui étoient icy.

Il est passé "200 Bostonnuis eu batteaux (jui descendent l'C 21. au camp, qui disent qu'il doit en descendre 2,000 demain.

Nous avons appris que le Régiment du Roy qui étoit pjjj.,^;,7;""!;;jî';* dans les païs d'en-haut, et les Sauvages étoient arrivés au Lac des Deux-Montagnes et qu'ils attendent les nouvelles de la llotte qui vient par en Las pour descendre. L'on nous assure que le général Carleton a eu des nouvelles du renfort qui lui vient.

Les Canadiens-Bostonnois disent, que le Cién' Howe a été pris en sortant de Boston, avec 1,500 hommes et 15,000 piastres. Nous n'en croyons rien.

Il est arrivé 3 bateaux avec 7G Bostonnois qui descen- i.c 25. dent. Je fus au bord de l'eau les voir arrivé. L'un d'eux me giaM<i' que jn-

11 i/-v'i T 1 • T •» mais. — l'iiôrcs

demanda des nouvelles de Québec. Je lui dis que je n en inii>iiqucs. sçavois point. Cela me mit dans le chemin de discourir. Je lui demandai s'il descendoit beaucoup de Icnrs gens. II me dit comment voulés vous qu'il en vienne beaucoup, l'on ne nous paye point. Voilà 7 mois que nous sommes engagés, l'on nous a pas donné un sols et même plusieurs de nos gens ont désertés ; il y a IG h. de notre compagnie qui nous ont laissés à Carillon. Mais, lui disjc, penscs-vous prendre Québec ?—(^)uand bien même, me dit-il, nous le prendrions, nous sommes assurés de ne le point garder longtemps, parcequ'il y a nue llotle en bas (jui vient au secours de Québec. lilli bi(Mi, lui dis-je, (ju'elle est donc votre dessein? — Ma foi, dit-il, je n'en scais trop rien, l'on nous fait espérer que nous aurons

me. QuéLec le 10 de mai. et pais voilà tout. Je le laissai,

voyant qu'il ne me donnoit aucune bonne raison.

M. St. Onge, Vicaire général, a annoncé ce matin vue Neuvaine pour demander à Dieu sa sainte bénédiction sur cette (...mot omis...) et la conservation de notre Religion. Cette neuvaine doit commencée dimanche 28 du courant. Les Dames Religieuses doivent s'y joindre par une neuvaine de communions.

Les amis de la cause commune se moquent et raillent de nos prières, mais nous nous en soucions fort peu. Nous espérons que Dieu les écoutera et qu'il favorisei-a les armes du Roy ; si toutefois il ne lui plait point de le faire, nous aurons toujours l'honneur et la gloire de dire que nous avons été fidels sujets de sa Majesté jusqu'à la fin, et que nous n'avons point donné notre âme au diable en devenant rebels à notre Roy sous vn faux prétexte d'oppression, comme ont fait une quantité de nos concitoyens.

le C6 avril. Les 76 liouimes arrivés d'hier sont party aujourd'huy pour le camp. Tous les cœurs Bostonnois ont été les voir partir avec beaucoup de jubilation, comme s'ils attendoient une fortune par le succès de ces gens-là. Gomme j'étois au bord de l'eau, M. Freeman fils vint me demander si je pouvois lui enseigner quelqu'un pour piloter ces 3 batteaux à Québec ; je luy dis qu'ouï, je lui montrai un homme qui est sourd et muet et je le laissai : il partit pour aller lui demander, mais il vit bien que je m'étois moqué de lui, car il ne pu jamais rien lui faire comprendre.

Nouvelles par M^ Hart cst arrivô de Montréal. Il rapporte la vérification que le Gén' Howe est retiré de Boston : il dit que les Bostonnois ont envoyé des bàtimens pour découvrir quelle route il prenoit, et que si il vient en Ganada, que le Géni Washington est tout prêt avec 10,000 h. pour venir en cette province.

Nouvelles de A 7 h. du soir, cst arrivé un nommé La Coulure., cou- Québec. j..g^, p^^^j, jgg Bostonnois, qui vient du camp. Il dit qu'il

Montréal.

y a une goélette qu'ils out armé, qui moule et qu'elle est me. à Ghaniplain pour aller à Montréal. Il rapporte aussi que Joseph Papillon a été fait prisonnier et mis dans le fond de cale d'un Làtiment, les fers aux pieds et aux mains ; il ne dit point pour quelle raison.

Un nommé Blondeau est arrivé de Montréal, qui dit LevTavui. qu'au-dessus de Montréal il y a un grand tumulte, causé par les Sauvages qui sont avec le Régiment du Roi, et que tous les jours l'on s'appercoit qu'il manque beaucoup de monde dans la ville, qui vont les joindre.

L'on nous dit qu'il est entré dans Québec 2 messieurs ^^«^"^ '^i'""-

,,,,,, „ .' réalisles entrent

de Montréal d une lacon assez comique. Ces messieurs dans Québec, ont été 3 ou -4 jours dans le camp des Bostonnois habillé en mendians. Le dernier jour il s'avancèrent jusqu'à la dernière garde ; là ils firent cuire un morceau de lard. Lorsqu'il fut cuit, l'un d'eux le prit et se fit à fuire, l'autre couru après lui, le ratrapa et firent semblant de se chamailler. Celui qui avoit le lard s'échapa et l'autre donna encore après. Lorsqu'il fut arrivé au dernier sentinelle, il lui dit : faites moi le plaisir de tenir mon sac pour que je puisse courir après mon camarade qui emporte mon lard. Le factionnaire prit le sac et ainsi mon homme se mit à courir après l'autre. Le factionnaire lui crioit : Cours, cours, tu vas le ratrapé. Effectivment, ils ont si bien courus qu'ils ont entré dans Québec, le lard à la main. La ruse n'est pas mal inventée.

Un officier est arrivé du camp, qui rapporte que 7 Le 28. bâtimens sont en roule pour monter et qu'ils vont chercher de l'artillerie à Montréal, pour faire brèche à Québec. Nous espérons qu'avant que leur batterie soit parée, que nous aurons du secours.

Aujourd'huy notre Curé a annoncé une grande messe Pritri-s pui-iiqui se chantera mardi en l'honneur de St. Joseph, patron de cette province pour le prier de la prendre sous sa protection.

Il vient d'arriver un Courier de Montréal, qui rapporte que le Gén' Thomas y est arrivé avec 2,000 h., et qu'ils

qut8.

INVASION bU CANADA

l.e 29 :iv l.e gémi Thuinas.

Liste lies listes.

doiveuL (lescoiuln3 ces jours icy. Quand nous li s verrous, nous lo croirons, car ils ont dit tant do uiculorios cnron no peut les croii'e d'im seul mot.

Le Géni Tli ornas est arrivé en ville. Aussitôt il a d'.';péché un exprt^s pour aller chercher M Pcilissier, mais comme il partoit M. Pelissier est arrivé. Le Général est roparty aussitôt pour le Camp ; il a annoncé 3,000 h. qui doivent descendre.

Treize batteanx sont arrivés et 250 h., avec 2 canons de 24, à ce que l'on dit ; mais Je les ait vu, ils sont de 9 et pas plus.

Nous apprenons qu'une personne de cette ville a donné à l'officier commandant une liste des Royalistes de l'endroit,

Sravoir.

Chez M. de Tonnancour, 3

Le P. Isidore et le F'rère Adrien 2

M. le Grand-Vicaire, I

M. Leproust, 2

M. Bellefeuille, 1 )■ 10

M. Maillet, 1 |

Badeaux, 1 i

Stansfeld, Fraser et Morris, 3 |

Mes'' Niverville et Normanville 2 J

Cette personne n'a pas donné une Liste exacte, car j'en connois bien d'autres que je ne devulgnerai que lorsqu'il le faudra.

L'on est venu m'apprendra cela, en me disant que j'élois du nombre ^ J'ai répondu que cela ne me faisoit point de peine ; au contraire que le nom de royaliste me faisoit honneur, et que je serois bien mortifié si l'on pensoit autrement de moi.

Nous venons d'apprendre qu'il y a 8 jours le Co' Maclean a fait une sortie de Québec avec 18 bateaux armés ; qu'il a été attaqué le garde du Foulon; qu'il l'a repoussé et

1 L'Ecrivain (le ce Journal, se désigne ici claircniont, car ce n'csl pas le nom de Foucher mais celui de Badeaux qu'on voit à ceUe Liste de Hoyalislcs. — J. V,

Rosioiiiioisqui •n rciouriiriit.

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qu'il a pris à l'ennemi 9,000 rations; cela leur aidera à me subsister jusqu'au secours.

Il est monté 45 Bostonnois qui ont finis leur temps, qui ont dit qu'il étoit déserté 2 hommes de leur camp dans Québec, et que le Gapit"« Peppcr, de voit aussi se rendre à Québec avec im bâtimeut chargé de vivres, mais qu'ayant été découvert, les Bostonnois l'avoient fait prisonnier.

La goualette de Belette est passée à 6 h. du soir qui monte à Montréal 11 y a plusieurs Bostonnois dcdaus, (jui ont finis leur temps et qui s'en retournent à la Nouvelle-Angleterre.

Le l" de may, nous avons eu une forte bordée de lermai. neige.

M. Pelissier doit commencer aujourd'huy à faire ^^'^^ ^^^^'^^'l%l^£l: bombes de 13, 9 et 7 pouces pour les Yankais ; mais les nce." forgeront anglois disent que ces bombes ne pourront point éclater, et que de plus qu'elles ne seront prêts que dans 5 semaines, ainsi ils pensent qu'elles serviront plutôt au Roy qu'aux Yankais. Je le souhaite.

Nous avons appris que les Bostonnois s'étoient révol- |^^2.^,,^.^ ,,„ tés dans le camp par le man(]ue de vivres, et qu'ils avoicnt ,iiwe. dit au Général, que si il ne les imurrissoit pas mieux, qu'ils abandonncroient le service.

L'on nous assun; aussi que le Rogatel et la Oaspé sont coulés à fonds.

L'on dit que le Capit"" Maclcan étant sortis de Québec, pour aller chercher des vivres à l'Isle d'Orléans, a été pris par les Bostonnois et conduit au Gén' Wooster, qui luy a demandé comment il ozoit faire entrer des vivres dans Québec. Le Capf» lui a demandé comment il ozoit lui faire une pareille question? qu'il devoit sçavoir qu'il faisoit son devoir en servant sou prince, ce qu'il ne faisoit pas lui-même, n étant qu'un Rebel ainsi que toute sa troupe i.ouilleuse ; '' uuiis, a t-il dit au général Wooster : '^ voici le temps bientôt venu, et le jour n'est pas loin, où

1776. "je verrai voire chevelure levée de dessus votre vieille

" carcasse." Le Géni Ta fait mettre aux fers dans le camp.

Il est passé aujourd'hui 50 Yankais qui montent : les

pauvres malheureux font encore pitiés de les voir comme

ils sont tout nuds et chétis.

Le 3 mai. Mous Evons Eppris par les gazettes de la Nouvelle York,

qu'il y avoit 80,000 h. sur mer, tant pour le Canada que pour les autres provinces, et qu'ils dévoient se rendre à Ilallifax pour prendre les ordres de chacun leur poste : La gazette est datée du 15 d'Avril. Il y est fait mention aussi que le Glasgow, bâtiment du Roy, a batû une frégate aux Yankais, commandée par le Gapit"" Hopkins. BoMonnois II est arrivé, à 7 heures du soir, 17 batteaux dans les-

qui se rciideiil à , ., n , r\ ^t i • i i r^-

Québec.. quels il y a 340 lankais de la Pinsilvanie, qui descen-

dent à Québec. Ils disent qu'ils ont fait rencontre de la goualette de Belette dans le lac, et que croyant que ce fût un bâtiment royaliste, ils avoient fait un long circuit pour l'éviter.

Il est arrivé 2 bateaux de Yankais de la province de Connecticut au nombre de 40. En débarquant de leurs bateaux, ils se sont informé s'il n'y avoit pas de crainte pour eux de la part des Royalistes. Leurs gens leur ont répondu que non. Ensuite, ils ont demandé des nouvelles de Québec, et comment il étoit fortifié. Un de ceux qui sont revenus du camp lui a répondu, que les gens de Québec tiroient comme des diables, et qu'il étoit impossible de prendre la ville, à moins que ce ne fut par famine ; ce qui ne tarderoit pas, parce que ils manque de vivres et que la maladie est très-grande dans Québec, suivant le rapport d'un de leurs gens qui en est déserté depuis peu.

Il n'est pas possible d'exprimer combien la canaille triomphe de la passée de ces gens-là : il sembleroit que chaque brigade leur apporte une fortune. Cependant ils devroient voir qu'ils ne sont guères porté à leurs intérêts, car ils ont mis le feu aujourd'huy dans les cheminées du corps-de-garde et des cazernes, et ne se sont point mis en peine de l'éteindre ; au contraire, ils sortoient chacun

Le 4,

PAR LES AMÉHICAI^n'S. 200

avec loin- paquet, sans s'embarrasser du reste. Si ce in6. n'eût été les Mess" Tonnancour, M' de St. Ours et quelqu'autres canadiens, c'en étoit fait des cazernes.

Il est arrivé 240 hommes; ie ne scais de quelles ua- l'esmai.

' •' - -■ Troupes qui se

tiens iJs sont, car il y a des nèûTes, des sauvaj^es, des frei-^f"» à'rn.is-

panis, des mulâtres, je crois qu ils ont ecure renier,

tant qu'ils sont noirs et saleaux.

Il est arrivé 300 h. qui reviennent du camp et qui s'en i-ec. retournent. L'un d'eux m'a dit qu'il y avait un bâtiment français de 70 canons, à 40 lieues do Québec, mais je pense que cela est faux.

Sur les 3 h. après-midy est arrivé du camp M. ColL (lui Le 7.

. '' ■" ' -^ t'aliineiiTs a!i-

annonce l'arrivée d'un vaisseau de guerre de 74 pièces giaisàQuéhRc. de canon et 4 transports à Québec. Celte nouvelle allarme beaucoup les cœurs Bostonnois, mais nous en sommes aussi réjouis qu'ils en sont aflligés.

Ce même jour, 104 Bostonnois sont descendu dans 5 bateaux.

Le Gapit"^ V/aits et M. PaliUcr étant au bord de l'eau lorsqu'ils ont arrivé, leur ont demandé s'ils étoient à Boston quand le Gén' Howe en est party? Ils ont dit qu'oui. Eh bien, ont-ils dit, il a fait plus de diligence que vous, car il est à Québec et vous n'êtes encore qu"icy. Ces pauvres malheureux ont changés de couleurs à celte nouvelle.

A 8 h., il est arrivé 8 bateaux et IGO hommes qui descendent : L'un deux m'aborda et me demanda si j'avois ouï parler do la nouvelle qui étoit répandue, des vaisseaux arrivés à Québec ; je lui dis qu'oui, et qu'il y eu avoil 16 autres qui dévoient être arrivés actuellement. Il

me donna un goddam^et dit, *' Nous voilà bien f ! Il

^' vaudroit beaucoup mieux abbandonncr cela. Cependant, " me dit-il, nous sommes assez de monde pour eux." — "Gela est vrais, lui dis-je. mais vous ne faites pas d'atten- " lion que le Gén' Garleton peut faire marcher les Cana- "dieus d'en bas." — "•Oh, bi/ God, me dit-il, cela est vrai, " nous allons nous trouver mis comme d;ms une (';il!('."

me. A 10 h., 3 courriers se sont succédés, qui rapporteuL

Les troupes an- . „ , t -r» r • •'</-»' i 1 1

glaises arrivées quc situt quc la troupe du Roy a ele arrive u Québec, elle

à Québec font „ . . , . i t~> . • i ■ •

unelortie. a fait uuo sortie sur les Boslonnois, les a massacre, pris toutes leurs vivres et leurs canons ; et que 2 frégates sont en route pour monter avec 2 transports.

Le s mai, Uu coui'ier du camp apporte les ordres à ceux qui sont

arrivés hier de remonter, et que le reste d'en bas est en chemin pour remonter : Sans doute que le Géué' Woostor a pris le devant, car il est arrivé icy, hier au soii'.

Te Deum aux A la réceptiou du succès des royalistes, les Dames Urursuinies, sullucs out chautés cc matin un Te Deum., pendant la

messe.

Les Bostonnois ont reçu ordre de rester en cette ville jusqu'à nouvelle ordre.

Les Boston- -^ 2h. après-midy, le colonel Campbell^ est arrivé, qui rapiiois retraitent, porte que presquo toute l'armée des Bostonnois étoil fait prisonnière, et que le reste montoit.

1.-9. Les Bostonnois arrivés d'en haut avant-hier se sont en-

retourné aujourd'huy ; ils disent qu'ils vontse retranchei* à Sorel.

Plus de 900 Yaiikais sont passé aujourd'hui qui s'en vont, ils confessent qu'ils ont eii une diable de peur.

Loio. Douze bateaux chargés de Yankais sont passé. Il faut

espérer que nous en ven-on? l»ientût la fin, car ils décampent grand train.

^^^^ Quatre Sauvages du Sault St. Louis sont arrivés en

cette ville, qui disent avoir des lettres du Gén' Washington qu'ils portent au Gén' Thomas, qui est encore à Deschambault, pour lui faire apprendre qu'il y a un renforcement prodigieux de Bostonnois à la Pointe, et de se retrancher à Sorel, en attendant qu'ils arrivent.

Des Anglois m'ont dit, ce matin, que la dernière brigade des Bostonnois qui monte, devait mettre le feu aux cazernes, au corps-dc-garde et à la poudrière : ces nouvelles nous attristent beaucoup.

Lei2. ^L Bonficld venant de Québec nous apprend qu'il y a

15,000 h. de troupe pour cette province et 50,000 pour les

PAU LES AMÉRICAINS. 'Ml

Colonies du l'Amérique; ainsi, il faut espérer que les mn. Yankais seront réduits.

Nous avons eu une alerte' en voyant li bateaux (|ui descendoient, pensant que c'étoit les Bostonnois qui rcvenoient; mais notre peine a été changée bien vite, en apprenant que ces batteanx alloient chercher le reste des Bostonnois qui étoient en bas. Les cœurs Bostonnois étoient bien contents et crioient, en frappant des mains : ha ! ha ! nous sravions bien que les Bostonnois revicndroient et qu'ils n'étoient montés que par feinte.

Sur les 2 h. après-midv, le fermier de M. deTonnanconr UvsAmdiiiaiis vint l'avertir que les Bostonnois avoient ete pille chez iniier. Kiifisie

, . -r ^ -, 1 ^ 1 1 -» f- , ,„ (le ]\1. de Tuu-

lui. Je fus chez le Commandant avec les Mess'' de ion- uancour. nancour, pour lui en porter des plaintes. Le Command' dit, qu'il ne connoissoit point ceux qui avoient pillé et qu'il ne pouvoit envoyer de monde ; parce que, dit-il, ses gens étoient fatigués. Messrs. de Tonnancoiir lui dirent : Hé bien, M"", nous allons prendre du monde et courir après ; nous leur ferons bien rendre ce qu'ils ont pris. Le Conid' repris la parole et dit : ces gens-là pourront faire feu sur vous. — lié bien, dirent les Mess' de Tonnancour, nous sommes hommes comme eux, et s'ils font feux sur nous, nous sommes en état de leur rendre. Alors le Conid^ voyant leur résolution leur dit qu'il alloit écrire une lettre et envoyer son lieutenant avec eux, pour courir après et leur faire rendre ce qu'ils avoient pris ; les priant de ne point prendre de monde avec eux ; parce que cela causeroit un grand tumulte. Ils sont partis pour les rejoindre avec M. Normanville, cluv. qui ils ont pareillement pillé...

^Mes""' de Tonnancour ut Norinanvillu sont de retour; !,>• i;i mai. ils ont ratrapé les voleurs et leur ont fait rendre un miroir, 2 chcvcaux, des napes et des servicllus ouvrées, un lit en tombeau et d'autres articles. IjCs malheureux su préparaient à aller piller cbés M. (îngy à Machiche, mais comme ils ont été pris dans (•(>! lu paroisse, l'on pense qu'ils auront passé tout droit.

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1776. Hier, 2 Boslonnois vinrenl; me demander à loger.

Comme toutes les maisons éloient pleines je les reçu et les questionnai sur leur déroute. Ils mo dirent qu'ils ne sçavoient pas ce qui les avoit chassé ; qu'ils n'ont presque point vu de monde, et qu'il y avait quelque chose de surnaturelle qui les avait frappé de crainte ; que la peure s'étoit em.paré d'eux d'une façon singulière.

Je leur demandai si ils contoient se retrancher à Sorel. Ils me firent réponse que pour eux ils alloient se retrancher chez eux: que c'étoit pour la S'i^e fois qu'ils avoient été repoussé de Québec : la l'e, lorsqu'ils sont arrivé par S' Igan, — la 2"*% dans Faction de M'' de Montgomery, et. puis cette chasse icy. Ils me paroissentbien contents du service du Congrès, car ils le damnent à tous les diables.

M. Gugy p.i d M. Gugy étant à la ville a reçu avis que des habitans caiiis'.*'' '^'"'^"" de Machiche ont excité des Boslonnois et les ont persuadés d'aller piller chés luy ; ce qu'ils ont fait ce malin à iO heures.

M' Jacques Bonfield venant de Moniréal, rapporte que les Boslonnois ont 8 régiments en marche et 4 généraux pour descendre à Québec : ces nouvelles font sauter les cœurs Boslonnois de joie.

Une personne de crédit nous assure qu'un sauvage est passé de jeudi dernier pour porter la nouvelle au Généi Carleton, que le Rég' du Roy, les Sauvages et 700 Canadiens sont à la Galctle^ et qu'ils attendeni ses ordres pour descendre.

Excè^.i.'sCn- I^es habitants de Machiche, à ce qu'on dit, se proposent iiadiens congre- t f^jj,^ prendre M. de Tonnancour et Leproust fils. L'on doit juger de notre situation de voir tant de malheureux qui courent à la perte de cette misérable province. Nous sommes entre la mort et la vie depuis que les gueux de Canadiens montent; ils sont commodes enragés et ne cherchent que le pillage et le meurtre. Fasse le ciel que nous puissions être bientôt délivré de leurs mains.

M. Gugy qui éloit en celte ville depuis quelques jours pour se soustraire à i^lusieurs coquins qui le vouloient

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