‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 24 sur 86 · NS < #4 Ÿ · texte numérisé non relu

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24 septembre.

à une grosse pointe, pour tirer sur nous—qu'il n’y avoit en tout de Bastonnois que trois cents hommes à leur camp—cinq cents qui bloquoient nos retranchements, et deux cents répandus dans les campagnes, ce qui formoit mille hommes,—Il rapporta aussy qu’ils mandqoient de vivres, et qu’il étoit le premier déserteur, mais que sous peu il y en auroit beaucoup d’autres,—Sitôt son arrivée—notre fort pendant plus d’une heure a fait feu du canon et de la bombe.

A quatre heures après-midy tous les volontaires avec Messieurs Makaye et Monnin furent détachés pour aller jeter à bas trois maisons près du premier fort—pour empêcher l'ennemi de s'y embusquer—Pendant cet ouvrage une partie des volontaires étoit en faction dans le bois tandis que l’autre travailloit à les jeter bas,—-On envoya aussy soixante soldats à la maison de Moïse Hazen, au sud de la rivière pour prendre ses moutons pour la subsistance des deux forts—Le domestique du S' Hazen—qui avoit été fait prisonnier le dix-huit avec son maître—fut envoyé avec ce détachement pour montrer l'endroit où étoient les moutons—mais il déserta pour se réfugier au camp des Bastonnoiïs et le ! détachement fut obligé de s'en revenir sans moutons, personne n'ayant voulu leur enseigner où ils étoient,—ils amenèrent au fort le fermier du Sr Hazen—sa femme et leur fils.

Les deux forts tiroient continuellement sur le camp des ennemis.

Le vingt-trois, il arriva un second déserteur Bastonnois —qui dit que la maladie de dyssenterie régnoit parmi eux, que leur nombre diminuoit, qu’ils ne voyoient plus de Canadiens parmi eux ny Sauvages, que cependant il leur en venoit quelques-uns de temps à autre par curiosité—qui s’en retournoient tout de suite—et qu'aucun d'eux ne vouloit prendre les armes en leur faveur, que le dessein de M. Montgomery—qui ommandoit les Bas-

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Sept. 24

1 Cf. Me

tonnois—étoit d'attaquer nos retranchements qu’il croyoit simples—et non deux forts tels qu’ils étoient—que plusieurs Bastonnois du camp se proposoient de déserter et que M. Montgomery leur avoit appris que le Major Preston faisoit pendre tous les déserteurs qui paroissoient. Ce jour là, il fut tiré beaucoup de bombes et-du canon sur l’ennemi.—Il fut donné ordre à M. Makaye et à plu: sieurs volontaires et quinze soldats pour poster des gardes à l’entrée du bois, atin de faciliter le transport des débris | de plusieurs maisons qui avoient été démolies—en bateau | —pour former une ligne de communication d’un fort à | l’autre—Pendant cette manœuvre —on apperçut deux femmes en canot qui avoient peine à aborder au fort, il fut envoyé cinq hommes en bateau au-devant d’elles,—

: C'étoient deux femmes qui demeuroient chez M. Hazen,

où les Bastonnois s’étoient rendus et qui s’emparèrent

des animaux,—M. Hazen fut envoyé à Montréal et con-

duit par le Chevalier de Lorimier :—sur sa parole d’hon-

ueur et le cautionnement de tous ses biens pour se justi-

fier auprès du Général Guy Carleton de s'être trouvé

avec les Bastonnois dans l'affaire du dix-huit.

Les Bastonnois firent quelques fusillades sur le bateau d’observation—lequel leur riposta avec son canon de douze—L’ennemi pointa deux pièces de canon sur la barque, —du premier coup il emporta un hauban et enleva un éclat du mât—du second coup son entrave fut brisée, et d’un troisième la barque fut percée à son vibord à quatre pieds en avant. Ce bâtiment se retira aussitôt à terre ; l'ennemi, témoin de sa confusion, se mit à crier cinq ou six fois hourra !

Le vingt-six, il arriva un déserteu: bastonnoïis qui nous 26 septemure. assura qu'il ne restoit plus au camp que six cents hommes —Y compris deux compagnies de soixante-et-dix hommes

Sept. 24, 25, 26, 27. The same. Had only two men killed.

1 Cf, Mes services, VI, 1775.

21 septembre.

28 septembre.

chacune, arrivées depuis deux jours de la Nouvelle. York, qu’ils n’avoient plus que quelques bombes qui ne s'adonnoient point aux mortiers—qu'ils n’avoient que deux canons de montés, et qu’il y avoit de l’eau jusqu'aux genoux dans leur camp, qu'ils avoient beaucoup de misère n'ayant point de couvertes pour se couvrir, que M. Montgomery avoit reçu une lettre du Congrès par laquelle on luy mandoit de se dépècher, s'il voyoit jour à faire quelque chose, sinon d’abandenner son entreprise, —que les Bastonnoiïs étoient fort incommodés par les bombes qui leur étoient envoyées—que la veille l'alarme étoit si grande en leur camp que chacüu œuitta son poste pour se retirer dans le bois, qu'il ne resta personne à la garde de leur artillerie pendant la nuit—pourquoy le capitaine de l'artillerie fut mis à la garde du camp—prisonnier.

Le vingt-sept—il fut envoyé de notre fort sur l'ennemi plusieurs bombes et boulets—on nous répondit avec vivacité—nous eûmes un soldat du 26e régiment blessé.

Le vingt-huit—il arriva deux déserteurs Bastonnois, qui rapportèrent que M. Montgomery restoit à la Grosse- Pointe—que la batterie qui faisoit journellement feu sur nous n’étoit que de deux pièces de canon et de deux mor. tiers; qu’il n’y avoit que deux canons sur chacune de leurs barques et sur chacune de leur batteries flottantes —que ce mème jour M. Montgomery avoit fait partir dixsept bateaux pour aller chercher des vivres à la Grande- Pointe et un gros mortier à Carillon.—Il annonça qu’Allein avoit été fait prisonnier à la Longue-Pointe, près Montréal, par les bourgeois de la ville, avec une partie de son détachement et mis dans une frégate prisonnier.

Le vingt-huit—à dix heures--il arriva six sauvages à notre fort, sans armes, un peu yvres—ils nous confir-

Sept. 28. Received an account that Colonel Allen had engaged a body of the enemy near Montreal, was defeated, and made prisoner. Firing slackens.

Sept. 29. Firing increased.

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Sept. :

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Oct. 4.

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Oct. 5,

Oct. 7.

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| mèrent la prise d’Allein avec une partie de son détachement.

» Le premier d'octobre, l'ennemi envoya beaucoup de 1 octobre x boulets et bombes dans les deux forts—Il nous vint deux k sauvages, qui s’en retournèrent peu de temps après. (. Le deux d’octobre—on commença à retrancher la ration 2 octobre. e de moitié, et dans la nuit, on entendit le bruit de plue sieurs bateaux ennemis, et nonobstant nos veilles il en Le passa deux devant les forts—sans qu’on s’en apperçût. 8 Le quatre—il parut plusieurs Bastonnoïs du côté du 4 setobre. si sud, près la maison de Moïse Hazen,—L'on tira plusieurs at coups de canon, auxquels l'ennemi répondit du sien. Sur de les cinq heures, M. Monnin—officier de distinction—sorne tit du fort pour aller chercher huit vaches qui parurent le iong du bois, il en amena six à la faveur des coups de “ii fusils de l'ennemi qu'il évita en caracolant,—le Sieur vai Moquin—volontaire fut chercher les deux autres—ce qui donna un peu de rafraîchissement.

is Le cinq, il partit du camp ennemi deux vaches qui vin- 5 octobre. mn rent en droiture se joindre aux premières qui avoient été | ke prises, —Ce même jour, il sortit du fort dans la nuit, avec fa le consentement du Major Preston, un nommé Chénier j'a et deux Leduc pour venir apporter des nouvelles au Hs Général Guy Carleton.

s ix- Sept. 30. No firing on either side.

e- Ocl. 1,2, 3. Very little firing.

A]- Oct. 4. À party of French, who had greatly assisted us, entreuched RS themselves on the east side of the lake ; the enemy perceiving this , du y entrenchment, sent an armed sloop with troops to drive them away; tie but the French attacked the sloop with such vigour, they killed twenty ar of the men on board, and in a shattered condition obliged her to return +de to St. John's. ° p à Oct. 5, 6, Firing as usual, | fr- Oct. 7. The same.—Nothing material till the 28th, when the main body of the army decamped from the South, and marched to the North side of the fort under the command of General Wooster. We were “à joined in the evening by General Montgomery, and the same night we Le. began to throw up a breast work (on an eminence which entirely com-

manded the enemy's works) in order to erect a battery of cannon and

mortars. This battery they kept continually pelting at with grape shot and shells, but without doing us the least injury.

6 octobre.

9 octobre.

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