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et tua un Bastonnois,—La garde se reploya près de l'église, où étoit logé M. Rigauville—espérant le trouver avec son détachement,—Quelle surprise pour eux de trouver M. de Rigauville hors de raison—yvre et tout son
ë monde épaillé dans les maisons — pendant une demi 1h lieue de chemin,—La garde fut obligée d'aller cogner à ü toutes les portes, pour réveiller le détachement,—Deux ñ hommes prirent M. de Rigauville par dessous les bras pour l'emmener—ils ne le purent jamais. Le détachement }
[s’lembarqua avec confusion dans les bateaux et traversa | dans une ile—il n’y eut que M. de Rigauville et un habif tant faits prisonniers par les Bastonnoïis,—Comme il y eut quelques coups de fusils tirés entre les Bastonnoiïs et les habitants de Verchères par méprise, et qu’il y eut 4 quelques hommes de tués de part et d'autre, les Baston-
| LR nois crurent que les habitants de Verchères leur avoient
joué le tour, ils se sauvèrent avec diligence à Longueuil— [l fut tué dans ce petit combat le S° Lespérance, âgé de soixante quinze ans—de la Longue-Pointe, — que M Rigauville avoit invité d'aller avec luy—Il étoit logé chez un nommé Quintal son amy,—on ne sçoit si c’est par les habitants de Verchères ou par les Bastonnois'. Cette affaire découragea les citoyens de Montréal et particulièrement les habitants des campagnes, qui commencèrent à s'en retourner chez eux—puisque le Général ne vouloit { point traverser du costé du sud, pour chasser environ quarante hommes qui étoient dans le fort de Longueuil.
Cependant un jour le Général partit, sur les quatre heures iprès-midy avec trois cents Canadiens dans les bateau .—pour s’aller promener devant Lougueuil—et donna ordre à trois cents autres Canadiens, qui étoient dans la cour des casernes—d’aller le rejoindra dans le
Nouvelle promenade en face de Longueuil.
|A cas que l'envie luy prit de descendre à Longueuil—Il ne [a | fit que se promener avec les trois cents hommes en 14 | bateaux au milieu de la rivière, et revint à Montréal, HN 1 Noles et pièces justificatives, LXXIV.
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tout le monde étoit aux abois de voir une telle conduite et l'on voyoit clairement que le public étoit amusé—et le Général disoit souvent, que les affaires étoient infiniment mieux qu’elles n’avoient été jusqu'alors.—Personne r’étoit dupe—et le Brigadier Prescot disoit toutes les fois qu’il mouilloit—{ce qui arrivoit souvent)—que ce temps nous valoit quatre mille hommes. Cependant les plus clair: voyants s’appercevoient que notre perte devenoit certaine.
Le mois d'octobre se passa sans avoir eu aucune nouvelle de St Jean,—Cependant il en sortit quelques personnes que les habitants de la paroisse ? St. Philippe firent prisonniers pour les Bastonnois ?,
Eofin le lundi trente octobre—le Général Guy Carleton annonça qu'il avoit envie d'aller débarquer à Longueuil Dans le moment il se trouva environ huit cents hommes canadiens, cent trente hommes de troupes et quatre-vingts sauvages qui [s'Jembarquèrent dans quarante bateaux, berges et chaloupes.,--cette petite armée s’assembla dans la cour des casernes à Montréal, à qui on distribua de la poudre et des balles, —Le Général assembla quelques officiers dans une chambre, et leur donna l’ordre de la marche qu’il falloit tenir. En suite de quoy cette petite armée partit, les bateaux traversèrent tout droit à Longueuil, — Ils arrivèrent près de terre à trois quarts de lieue au-dessus du fort, ils n’y trouvèrent qu'une garde de dix hommes,—qui fut au moment de se sauver, mais comme l’on fit signe aux bateaux les plus près de terre de se retirer au large, la garde des Bastonnoiïs tira sur eux,— Ensuite les bateaux se promentrent devant Longueuil comme les jours précédents—hors de portée de fusil— Pendant ce temps les Bastonnois qui étoient dans le fort de Longueuil * vinrent rejoindre la garde au nombre de
1 de. (Ms. N° 1.)
? Entre autres le Capitaine Robinson, MM. de Richerville, Rainville. Voir le journal du Chevalier de Lorimier, Mes services, 1775, IX. à Notes et pièces juslificalives, LXXV.
Conimunicentions avre Ni, Jean inter: an ues.
Dernière tentative du gouverneur du côté de Longueuil.
cent quatre hommes—et trente qui étoient restés dans le fort,—Enfin, fatigué de se promener—le Général des cendit dans l’île S' Hélène—et quelques Canadiens avec les sauvages mirent pied à terre sur des battures et commencèrent à fusiller sur les Bastonnois qui ripostèrent— tout le reste fut spectateur, M. Montigny !, l’ainé, qui conduisoit un des bateaux sur lequel il y avoit un canon —demanda au Général ce qu'il falloit faire ; il luy répondit qu'il falloit aller souper en ville,—Sur les cinq heures du soir les Bastonnois amenèrent une pièce de canon—qu'ils avoient reçue le matin du fort Chambly, qui commença à tirer sur notre petite armée,—Alors le Général revint en ville avec tout son monde,—bLes sauvages et quelques Canadiens qui étoient avec eux sur les battures se distinguèrent dans ce petit combat.,—Il y eut trois sauvages de tués et deux fait prisonniers—le sieur Jean-Baptiste Lemoine et un nommé Lacoste—perruquier —furent aussy faits prisonniers ?.
be Siége, du Les Bastonnois—qui avoient trouvé tant de secours pressé avan vis dans le fort Chambly—se ranimèrent et commencèrent à tirer de nouveau sur les retranchements de S* Jean. Le 1 novembre—ils envoyèrent huit cents quarante boulets et cent vingt bombes—avec la poudre qu’ils avoient trouvée dans le fort Chambly,—Après un feu si violent les assiégés commencèrent à perdre courage,—Les Bastonnois envoyèrent un parlementaire pour leur annoncer qu'ils ne devoient plus attendre de secours,—que le | ls Général Guy Carleton ayant voulu faire une descente à Longueuil—il avoit été défait avec son armée et que pour preuve ils leur envoyoient le nommé Lacoste, qui avoit été fait prisonnier dans le combat—Alors les sieurs de Belestre et de Longueuil—qui étoient dans les retranchements avec environ cent cinquante volontaires cana- . diens—dirent qu’ils connoissoient Lacoste, mais qu'il étoit
t Notes el pièces justificalives, LXXVI.
? Notes el pièces justificatives, LXX VIT; Cf. Mes services, 1775, X.
sujet r'épol Cam étoit Jeanà Mor du R retran envir( Le ( ciers y Génér:
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[L'aute Suivante, Jean, M Sa Copie a gréable, ] pecter l'o pièces jus sur ce jou troyons, tc page, un :
publié par
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sujet à avoir l'esprit timbré,—Alors les Bastonnois leur répondirent, qu'ils pouvoient envoyer quelques-uns à leur camp, qu'ils y verroient le $' Jean-Baptiste Lemoine, qui étoit prisonnier,—I[ls envoyèrent un officier !, à qui le S° Jean-Baptiste Lemoine raconta la manœuvre qui se passoit à Montréal ;—En conséquence, le lendemain, les troupes du Roy—ainsy que les Canadiens qui étoient dans les retranchements de St Jean—capitulèrent et se rendirent à environ dix-huit cents Bastonnoïis.
Le Capitaine William ?—de l'artillerie —avec quatre officiers vinrent à Montréal en apprendre la nouvelle au Général, et pour chercher le bagage des troupes qui étoient à St Jean,—ce qui mit la ville de Montréal dans la consternation — à l'exception de ceux qui avoient des intelligences avec les Bastonnois—qui se réjouissoient ouvertement—et si le Général eut voulu donner du secours aux retranchements de St Jean, nous aurions évité bien des malheurs que nous avons essuyés.
[L'auteur, sans autre transition que le titre placé en haut de la page suivante, intercale ici une relation plus détaillée de la prise du fort St. Jean. M.le Commandeur Viger avait rejeté cette relation à la fin de sa copie annotée, parce qu’elle vient interrompre, d'une manière désagréable, l’ensemble du récit. Pour nous, nous avons cru devoir respecter l'ordre des deux manuscrits. Nous. renvoyons aux Moles et pièces juslificatives, LXX VITT, les remarques que noué avons à faire sur ce journal particulier et les éclaircissements qu’il demande. Nous croyons, toutefois, faire plaisir aux lecteurs en plaçant au bas de chaque page, un autre Journal tenu par un officier des assiégeants : il a été publié par le Remembrancer, part 1, 1776, page 126.]
{ Le Cape Stewart, du 26e. Voir Journal of the Siege, elc.
? Ed. Williams, capitaine lieutenant, de la compagnie du capitaine Philips. (American Archives, Ath series, vol. IT, col. 1427).
che diet SIÉGE FAIT PAR LES BASTONNOIS DES RETRANCHEMENTS sold A SAINT JEAN, EN 177. tille cess.
Comme les Bastonnois arrivèrent à St. Jean au nombre lesq d'environ mille hommes—dans deux barques et des ber- | Le ges—le Major Preston-- qui commandoit ce poste envoya fure: f 18 septembre, le dix-huit de septembre, environ trente hommes de Jean | troupes—canadiens—pour chercher les bêtes à cornes qui Le | étoient dans le bois près de St. Jean-—-Un instant après il riviè ! M fut averti par un Canadien qu'il y avoit deux ou trois tn Qi cents Bastonnoiïs au de là d’un pont à une demy lieue de ME M St. Jean qui se retranchoient—lesquels avoient pris quatre Eut tr | Al | charettes chargées de provisions pour St. Jean et les bêtes un qt Lg ! à cornes qu'il envoyoit chercher—et que le pont étoit déjà el qui | démanché, conséquemment la communication de St. Jean lerie,- Ï à la Prairie de la Magdelaine coupée par l’ennemi,—A huit— | l'instant le Major Preston fit sortir des retranchements el sep! j cent soldats sous le commandement du capitaine Stron ! nois q avec cent volontaires canadiens et une pièce de canon, cheme | pour donner la chasse à l’ennemi,—Ce détachement se St. Je |} ; rendit à l'endroit où étoient les Bastonnois,—Le feu fut canon vif de part et d'autre, et dura environ une demy heure, Le 2 pi | —L'ennemi quitta le champ de bataille et fut poursuivi qui se Ji | pendant quelque temps. Les Srs Moïse Hazen et Toker nous | Li 1l | et le domestique du S' Hazen—qui étoient avec les Bas il tonnois—furent faits prisonniers et amenés aux retran- Sept. | Sepl.
nel JOURNAL OF THE SIEGE OF ST. JOHN'S, cape D (| Sept. 17, 1775. The army at Ticonderoga having received orders to Mons HE rade | ‘ {l ’ \ S é 8 Le] disguise ni { | proceed to Canada, and lay siege to St. John's, embarked. Proves jet | 1 Sept. 18. The enemy threw bombs, but did no damage. We Sept. | fe) ji returned the salute ; struck a batteau and an armed schooner. Received cattle à A: : intelligence that Major Brown had had an engagement with the enemy, Another lo) and had taken eight waggons laden with provisions for St. John's. provisio | ï aight.
| Jar 1 Strong. (J. V.) Sept.
chements. Le Sr Beaubien Desauniers—volontaire canadien—fut tué et un soldat du 26e régiment et un autre soldat dangéreusement blessé—Pendant cette action l’artillerie des retranchements ainsy que de la barque ne cessa point de jouer sur l'ennemi pendant trois heures— lesquels répondirent de la leur avec la même chaleur.
Le 19—Jle Sr Monin—avec deux volontaires canadiens furent envoyés à la découverte au sud de la Rivière St. Jean, où ils ne rencontrèrent rien.
Le 20 dans la nuit—il passa à la dérive, au sud de la rivière, deux bateaux des Bastonnois--Il fut tiré dessus un coup de canon et quelques décharges de mousqueterie—On envoya quelques hommes pour les arrêter, —Il fut trouvé dedans cinq quarts de lard, un quart de farine, un quart de biscuits et un Bastonnois qui étoit endormi et qui ne se réveilla qu'au bruit du feu de la mousqueterie,—Cet homme rapporta que dans l'affaire du dixhuit—arrivée au pont—il leur avoit été tué sept hommes et sept autres blessés— qu'ils étoient sept cents Baston-
nois qui formoient le camp, lesquels faisoient des retranchements et des batteries pour battre les deux forts de St. Jean—qu'ils avoient trois mortiers et seize pièces de canon.
Le 22? de septembre—il déserta à midy un soldatennemi qui se rendit à nos retranchements le fusil sur le dos, qui nous confirma que les rebelles établissoient une batterie
Sept. 19. Both sides quiet.
Sepl. 20. À batteau sent out by the enemy as a spy, driven back by Capt. Douglass. Three horned and forty sheep taken by our troops at Chamblee. A sergeant of the enemy going through the country in disguise, taken by three Women, and brought to the camp in a cart. Proves to be a spy. Smart fire at night.
Sept. 21. A party of the enemy repulsed in attempting to take some cattle and hogs near Major Brown's camp. Four prisoners made. Another party of the enemy repulsed, and fixteen waggons laden with provisions, rum, brandy, &c. for the garrison, taken Smart firing ali night. Finished our lines of circumvallation.
Sept. 2? and 23. Continual firing.
19 septembre
20 septembre.
22 septembre
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