‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 30 sur 86 · G. WASHINGTON · texte numérisé non relu

G. WASHINGTON

Cette lettre ne produisit point l'effet que les Bastonnoiïis Lettre sans eten attendoient, car les habitants du Canada restèrent ft, Onnatranquilles, au contraire, il leur déplaisoit fort de voir rent, Éforts des les Bastonnoïs dans leur province—ce qui les faisoit murmurer,—Cependant il s’en trouvoit quelques-uns dans le nombre qui paraissoient affectionnés aux Bastonnois, surtout ceux qui avoient de mauvaises affaires et qui étoient menacés par leurs créanciers —qui espéroient que le changement de gouvernement raccommoderoit leurs affaires.

Cependant les Bastonnois—qui connoissoient les mauvaises dispositions des habitants à leur égard, cherchoient les moyens par leurs discussions de les entretenir dans la neutralité, de crainte que les Ganadiens vinssent à prendre les‘armes contre eux—et même le 22 du mois le dé- 22 décembre. cembre le Sr David Wooster—qui commandoit les Baston-

nois à Montréal —envoya chercher les chefs des Sauvages

iroquois du Sault St Louis pour les prier de tenir la neu-

(À tralité qu’ils leur avoient promise et même payée, et leur

| 14 dit —que s’il arrivoit que les Bastonnois voulussent s’en

41 retourner—de ne point leur barrer le chemin,—Les Sau-

14 vages luy promirent tout ce qu'il voulut, car alors les

Bastonnois désespéroient de pouvoir prendre la ville de

| Québec et ils pensoient qu’ils seroient obligés de retourner chez eux.

| nager étles Quelque temps après que Thomas Walker fût de retour

l’Assomption, à Montréal—ayant été mis en liberté par la prise des onze

navires-—-quelques habitants de l’Assomption envoyèrent

des députés pour le complimenter sur sa délivrance, et

linviter à les aller voir. Walker leur promit et leur fixa

le jour.—Aussitôt les habitants firent couper un may et

le planter à l'endroit où Walker devoit arriver dans leur

paroisse—et mirent au pied une quantité de bois pour

faire un feu de joie, —Le jour et l'heure fixés que Thomas

Walker devoit arriver—ils mirent le feu au bûcher et

D! commencèrent à boire, —Etant yvres ils virent un ruban

1 los qu’ilsavoient mis au bout ! du may qui n’avoit point brûlé,

nie ils crièrent miracle, coupèrent le may et portèrent le ruban

ni 1 dans l’église de l’Assomption—au grand scandale de toute

êl |! la paroisse, —Mais Walker n’y fut pas ce jour-là, il n’y

Nrant | fut que quelques jours après—avec quelques Bastonnois

h ai pour engager les partisans de Walker à prendre les armes

| : LE pour aller à Québec secourir les Bastonnois qui ne fai-

ANS soient aucun progrès, mais aucun des habiants ne vou-

lut marcher—au contraire ils restèrent chez eux tran-

ui || quillement.

| | | Canadiens Les Bastonnois persécutèrent plusieurs citoyens de

il qu perséeutée. Montréal—et envoyèrent plusieurs personnes affection-

| | nées au service du Roy prisonniers dans les colonies.

4 NL Walker retourna à l’Assomption avec Jacques Price pour

n désarmer les habitants parce qu’ils ne vouloient point

h. LÉ 1 Au haut. (Ms. Ne 1.)

guine:

Disier Dupré pour d choier envoyée nois nq avez zë Whigs partis même d il y avo souven eux, —[l Le sd cherche Gray pc gleterr furent cette dé

l Dixie

prendre les armes pour les Bastonnois, mais ils n’ôtèrent les fusils qu'à trois ou quatre personnes, les autres les ayant cachés.

Les habitants de la Pointe-Claire, Ste Geneviève, du Sault-au-Récollet et de quelques autres paroisses portèrent des plaintes au Sieur Wooster—qui commandoit les Bastonnois à Montréal—contre leurs capitaines de milice qui furent casés avec injustice—parce que les capitaines vouloient lestenir dans les bornes de la subordination.

Après que les Bastonnoïis qui avoient voulu entrer à Québec par la basse-ville eurent manqué leur coup le 31e Décembre 1775, et que la nouvelle en fût parvenue à Montréal—le Sieur Wooster envoya à l’instant le major de la place de Montréal avec vingt cinq on trente soldats bastonnoïis pour désarmer MM. Pierre Panet, Simon Sanguinet, Edward William Gray, Christophe Sanguinet, St Disier Joseph Sanguinet, Laurent Ermatinger, St George Dupré et deux autres personnes qui étoient reconnues pour de bons royalistes, à qui les Bastonnoïs ne cherchoient que les moyens de les trouver en faute pour les envoyer prisonniers dans leurs colonies. Les Bastonnois nommoient les royalistes Torys—comme soutenant avez zèle le parti du Roy, et les Bastonnois s’appeloient Whigs comme défendant avec zèle la liberté, —les deux partis étoient entièrement opposés l’un à l’autre— et même dans les familles où les sentiments étoient partagés, il yavoit une animosité extraordinaire qui leur causoit souvent de grandes disputes—au point de se battre entre eux,—L'on voyoit les pères et les enfants en divorce.

Le seize de janvier 1776—le Sieur Wooster envoya chercher MM. Hertel de Rouville et Edward William Gray pour les envoyer prisonniers dans la Nouvelle-Angleterre. Les citoyens de Montréal s'assemblèrent et furent chez le Sieur Wooster pour luy représenter que cette démarche éioit contre le traité fait avec Mr Mont-

1 Dixier (Ms. Me 1). 11 signait St. Disier.

Janvier 1776.

ooster fait désarmer quelques citoyens.

16 janvier,

Démarches des citoyens de Montréal contre

les prétentions de {Vooster.

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